Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Allons, cher Antoine (le « cher », aussi étonnant que cela puisse paraître, est absolument sincère), allons. Vous parlez d’insulte ? Prenez du recul. Je n’ai fais que vous renvoyer le nom d’oiseau que vous m’avez de prime abord adressé. Et à vrai dire, même si j’ai pu paraître, dans le ton de mes propos, en prendre ombrage, je vous assure qu’il n’en est rien. Tout ceci n’est qu’un jeu. Rien qu’un jeu ! Réfléchissez : que sont nos opinions ? Que valent-elles ? Que changeront-elles ?
Allez, donnez-moi la main et montez avec moi sur la table. De la haut, vous verrez, la vue est différente.
Avouez qu’un imbécile donnant la main à un crétin, observant le spectacle grandiose de notre mirifique civilisation perchés sur un bureau d’écolier vaut le déplacement, non ? Surtout s’ils s’invectivent
Alors, argumentons, voulez-vous ? Nous ne sommes pas des sauvages, pas vrai ? Vous dites "Le déficit constant des
finances publiques n’est pas né à l’ère Sarkosy mais depuis le début des
années 80, époque de l’arrivée de la gauche au pouvoir.«
Pas d’accord. Le déficit à débuté en janvier 1973, lorsque VGD a signé la »loi Pompidou« , aussi appelé »loi Rothschild« . (rappelons, que Pompidou a travaillé pour le groupe Rothschild - si vous doutez, documentez-vous). Cette loi interdit depuis lors à l’État Français d’emprunter auprès de sa propre Banque Centrale (la Banque de France).
C’est depuis ce moment que la dette à commencé à grimper en flèche. Je vous accorde volontiers que F. Mitterrand n’a rien fait pour abroger cette loi, cependant, je crains qu’une telle abrogation aurait été inutile. Parce qu’ensuite, sont venu les différents traités de l’UE (par ex. art. 104 du t. de Maastricht et art. 123 du t. de Lisbonne).
Vous pouvez peut-être admettre qu’un état qui perd le contrôle de sa monnaie se trouve sévèrement handicapé, oui ?
Vous persistez ensuite à dire que »nous avons les politiques que nous méritons« . Bon, je comprend. J’ai déjà entendu ça, je crois même l’avoir non seulement déjà dit, mais pensé. Puis, je me suis aperçu que pareil pensée était conditionnée. Et non seulement fausse, mais assez ridicule.
C’est la conception même de »démocratie« qui nous a été inculquée qui entraîne ce conditionnement. On nous a conditionné à penser que la démocratie, c’était le suffrage universel. Point barre.
Alors, certes, le suffrage universel est une excellente chose et représente un réel progrès. Mais il n’est pas le garant de la démocratie. Bien au contraire. Il peut être un outil dans une démocratie, mais en y réfléchissant, pas forcément l’outil le meilleur, et pas l’essentiel.
Permettez-moi d’argumenter cette pensée révolutionnaire (que je dois à Mr Étienne Chouard). »démocratie« signifie »le pouvoir du peuple« , n’est-ce pas ? Bien. Or, lorsque nous utilisons le système de votation pour élire un membre de l’assemblée, du sénat ou d’une chambre, ou encore le Président, nous votons de préférence pour le meilleur candidat, n’est-ce pas ? Dans le pire des cas, pour le moins mauvais (cf. 1995, Chirac vs Le Pen). Or, »le pouvoir du meilleur", cela se traduit par ... aristocratie !
Bon sang, mais que signifie alors tout ce que l’on nous raconte en Histoire concernant 1789 ? Nos ancêtres ne sont-ils pas soulevé pour supprimer l’aristocratie ? ... Et bien non. Ce n’est qu’un mythe. En fait, la bourgeoisie a organisé cette révolte afin de prendre la place de la monarchie, et instaurer, non une démocratie, mais une aristocratie déguisée en démocratie, afin d’obtenir l’adhésion du peuple.
Je sais, c’est très difficile à entendre, plus encore à accepter, comme idée. C’est toujours comme ça, la pilule rouge. Un goût salement amer en bouche.
Cela dit, cher Antoine, crois ce que tu veux et dis ce que tu veux. On est en République, pas vrai ?
F. Taddéï dit qu’il y a environ 1,5 milliards d’argent dans les banques, pour 270 milliards sur les comptes courants (donc, il existerait environ
0.5 % d’espèces ?! ...). Parle-t-il réellement d’argent « en banque »
ou veut-il parler d’espèces « en circulation » (dont une partie serait
en banque, et l’autre en circulation) ? Si quelqu’un peut déjà trancher ça ?
Cantona, lui, parle de 3 millions de personnes qui irait
chercher leur argent à la banque. Le collectif bankrun2010 propose, lui, de
retirer son argent des comptes d’épargne et comptes courant.
Si effectivement 3
millions de Français (soit environ 5 % de la population Française) allaient
(notez le conditionnel) retirer leur argent, ils pourraient en moyenne retirer chacun 500 euros. Cinq cent euros par
personne, pour vider un compte courant et/ou un compte d’épargne (c’est pas
beaucoup, hein, 500 euros), et vlan ! Plus un copeck en banque ?
Donc, Cantona a raison. Par « sécurité », il monte
même le chiffre à 10 millions. Mais même avec 3 millions, on y arrive. Il y a
environ 4,6
millions de sans emplois en France. Si chacun d’eux allait retirer en même
temps 325 euros, les banques sont vidées ...
Un peu qu’ils ont peur sur leur Mont Olympe, les dieux
F. Taddéï dit qu’il y a environ 1,5 milliards d’argent dans les banques, pour 270 milliards sur les comptes courants (donc, il existerait environ
0.5 % d’espèces ?! ...). Parle-t-il réellement d’argent « en banque »
ou veut-il parler d’espèces « en circulation » (dont une partie serait
en banque, et l’autre en circulation) ? Si quelqu’un peut déjà trancher ça ?
Cantona, lui, parle de 3 millions de personnes qui irait
chercher leur argent à la banque. Le collectif bankrun2010 propose, lui, de
retirer son argent des comptes d’épargne et comptes courant.
Si effectivement 3
millions de Français (soit environ 5 % de la population Française) allaient
(notez le conditionnel) retirer leur argent, ils pourraient en moyenne retirer chacun 500 euros. Cinq cent euros par
personne, pour vider un compte courant et/ou un compte d’épargne (c’est pas
beaucoup, hein, 500 euros), et vlan ! Plus un copeck en banque ?
Donc, Cantona a raison. Par « sécurité », il monte
même le chiffre à 10 millions. Mais même avec 3 millions, on y arrive. Il y a
environ 4,6
millions de sans emplois en France. Si chacun d’eux allait retirer en même
temps 325 euros, les banques sont vidées ...
Un peu qu’ils ont peur sur leur Mont Olympe, les dieux
Cela vous titille, n’est-ce pas, ce trait de grossièreté ? Vous pouvez y voir la marque de ma plus profonde indignation devant cette attitude arrogante de Monsieur de Closet, mais surtout ma colère face au dictat de cette aristocratie politique qui nous mène en bateau.
Vous dites que les citoyens ont une part de responsabilité dans les choix politiques, simplement parce qu’ils ont voté, et vous en déduisez que je suis un « imbécile » (sic) de penser le contraire ?
Je vous retourne la politesse, cher Antoine.
Primo, parce que si vous considérez que tous les Français ayant voté Sarkosy en 2007 sont responsables (merci pour eux, je suis certain que pas mal d’entre eux seraient heureux de vous dire ce qu’ils en pensent), vous oubliez tous ceux qui n’ont pas voté pour lui, sans parler de ceux qui n’ont pas voté. Sont-ils responsables, eux aussi ?
Deuxièmement, vous êtes un imbécile si vous croyez que le simple vote - même par suffrage universel - à encore le moindre poids dans les décisions des gouvernements. Cela montre que non seulement vous ne comprenez rien aux institutions de la Vème, mais en outre, moins encore à celle de l’U.E., à laquelle sont maintenant inféodés les 27 pays qui la constitue, et tout particulièrement les 16 de la zone euro.
Ni les institutions de la Vème, ni celles de l’U.E. ne sont véritablement démocratiques. Loin, très loin de là.
Si cela ne suffisait pas, il suffit de voir ce que fait le gouvernement de l’avis du peuple. En France, 55 % se prononcent CONTRE le TCE en 2005, et ce après une campagne de matraquage propagandiste pour le OUI sans précédent. Que fait ce gouvernement « démocratique » ? Il passe en force en passant par les parlementaires. L’avis du peuple ? Rien à foutre ! Bel exemple de démocratie. Pareil en Hollande. Pareil en Irlande (subtilité, là ils font revoter).
Allez Antoine, reprenez votre pilule bleue et allez donc voir ailleurs si j’y suis.