Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Total, BNP Paribas, Le Monde, Jacques Attali, Michel Rocard, ... N’en jetez plus, la coupe est pleine. La machine ultra libérale à tout récupérer (pour dévoyer, détourner, pervertir, faire crever dans l’oeuf) est en marche. C’est un gros piège à con cette plateforme.
Auto-entrepreneur, -euse : nom composé, terme de novlangue formé par les mots auto- signifiant « soi-même » et entrepreneur « personne qui se charge de l’exécution d’un travail ». Désigne un travailleur du secteur ouvrier ou de service ayant le statut d’indépendant afin de se vendre au jour le jour sur le marché du travail dans une logique d’hyper compétition. L’auto-entrepreneur est taillable et corvéable à merci. Il est très apprécié des grandes entreprises qui peuvent recourrir à ses services de façon ponctuelle. L’auto-entrepreneur ne bénéficie pas du statut d’ouvrier ou d’employé, ne bénéficie pas des régimes de retraite du statut de travailleur, est donc contraint, pour sa retraite, de souscrire des assurances-retraites privées (capitalisées) ce qui fait bien l’affaire des banques et des rentiers. Synonime : auto-exploité, pigeon.
Voici quelques passages du livre de Bernard Manin « Principe du gouvernement représentatif » au sujet de la compétence en politique.
1. Incompétence des tirés au sort = ultima ratio ? « Concernant le tirage au sort, il n’est pas évident que le danger de gouvernements incapables soit l’ultima ratio. On ne peut pas déclarer ce mode de sélection défectueux et voué, par principe, à la disparition avant d’avoir analysé avec quelque soin la façon dont il était mis en œuvre à Athènes et les justifications qu’en donnaient les démocrates. »
2. Les tirés au sort ont-ils tous les pouvoirs ? « Les magistrats en général, qu’ils fussent élus ou tirés au sort, n’exerçaient pas un pouvoir politique majeur ; ils étaient avant tout des administrateurs et des exécutants. Ils instruisaient les dossiers, convoquaient et présidaient les instances qui décidaient, puis mettaient leurs décisions à exécution. Mais ils ne détenaient pas ce qui est considéré comme le pouvoir suprême : ils n’opéraient pas les choix politiques décisifs. Ce pouvoir était dévolu à l’Assemblée et aux tribunaux. Le contraste avec les représentants modernes est, à cet égard, flagrant. »
3. Le tirage au sort, une mesure à caractère « religieux » ? « Selon Hansen, « il n’y a pas une seule source attestant clairement que le tirage au sort des magistrats ait eu une dimension ou une origine religieuse ». En revanche, dans d’innombrables sources, le tirage au sort est présenté comme caractéristique de la démocratie. Mieux encore, le sort est décrit comme le mode de sélection démocratique par excellence alors que l’élection apparaît plutôt comme oligarchique ou aristocratique. »
4. Le tirage au sort est intimement lié à la ROTATION DES CHARGES. « Pour comprendre le lien que les Athéniens établissaient entre le tirage au sort et la démocratie, il faut tout d’abord faire intervenir un principe capital de la culture démocratique grecque : le principe de la rotation des charges. (...) Le principe cardinale de la démocratie n’était pas que le peuple devait être à la fois gouverné et gouvernant, mais que tout citoyen pouvait occuper tour à tour l’une et l’autre position. (...) L’alternance du commandement et de l’obéissance formait même, selon Aristote, la vertu ou l’excellence du citoyen. »
5. L’incompétence politique citoyenne versus la compétence politique professionnelle ? « Les Athéniens reconnaissaient la nécessité de compétences professionnelles spécialisées dans certains cas, mais la présomption générale allait en sens inverse : on estimait que toute fonction politique pouvait être exercée par des non spécialistes, sauf s’il y avait des raisons manifestes de penser le contraire. On supposait en effet que si des professionnels intervenaient dans le gouvernement, ils y exerceraient de fait une influence dominante. Les Athéniens avaient sans doute l’intuition que dans une structure d’action collective, la détention, par certains acteurs, d’un savoir ou d’une compétence que les autres ne possèdent pas constitue par elle-même une source de pouvoir et qu’elle confère à ceux qui sont compétents un avantage sur ceux qui ne le sont pas, quelle que soit par ailleurs la définition formelle de leurs pouvoirs respectifs. (...) La sélection par le sort garantissait donc que les individus exerçant les fonctions de magistrat ne disposaient pas du pouvoir supplémentaire que confère une compétence particulière. »
Il y a d’autres passages très instructifs, mais je ne veut pas trop alourdir le sujet.
Il est vrai que je suis plus pragmatique que moraliste, et donc je favorise une stratégie qui vise à harmoniser les rapports humains. Je ne considère pas que la bienveillance ou la malveillance sont des données innées, mais des réactions d’adaptation à un environnement socioculturel.
Dans un contexte malveillant, les humains auront tendance à développer des attitudes malveillantes (ils s’adaptent), et dans un environnement bienveillant, ils développeront des attitudes bienveillantes. J’observe à travers l’histoire humaine que ni les lois, ni les interdits, ni les morales (car il n’y a jamais eut UNE morale, elle change au gré des âges et de l’évolution des mœurs) n’ont été des mesures pertinentes pour réellement harmoniser les rapports humains (ça ne fonctionne pas, notamment parce qu’il suffit d’émettre un interdit quelconque pour aussitôt susciter une envie de transgression).
Je cherche donc les moyens permettant d’aboutir à un contexte socioculturel qui favorise la bienveillance plutôt que la malveillance, et cela en tenant compte du facteur « adaptation » (principe darwinien) de l’être humain. Et ce principe issu de la théorie des jeux me semble opportun et pertinent, puisqu’il semble fonctionner.
Que cela soit moral ou non m’importe peu au final, pourvu que cela fonctionne, mais il me semble pourtant, en lisant la définition du mot « moral, ale, aux » dans le dictionnaire (Qui concerne les mœurs, les règles de conduite admises et pratiquées dans une société ; Théorie de l’action humaine ayant pour but le bien commun ; Ensemble de règles de conduite considérées comme bonnes), que le principe du « donnant-donnant » peu être un principe d’ordre moral au même titre que d’autres.