Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Parler de la souveraineté est un vrai sujet, en cela nous sommes d’accord. Je vous invite à ne pas faire de généralisation. Nous sommes nombreux à réétudier cette période et remettre en cause la version officielle de ce mythe (tout comme certains ont su remettre en cause le mythe du 11 septembre). Je découvre des choses vraiment passionnantes, mais surtout déterminantes quand à ce que sont devenus nos gouvernements prétendument démocratiques (ce pense que ce n’est pas Thierry Meyssan qui contredirait l’idée que nous ne sommes pas en démocratie).
Dans la foulée, je questionne aussi la notion de souveraineté. Quelle souveraineté ? Celle des États ? Ou celle des peuples qui les constituent ? Si nous étions en démocratie, la souveraineté serait entre les mains du peuple, un peuple de citoyens (et non un peuple de vulgaires électeurs) qui voterait lui-même ses lois et resterait détenteur de ce pouvoir déterminant.
Le vrai suffrage universel ne consiste évidemment pas dans le fait de désigner des maîtres politiques qui décident de tout à notre place sans le moindre contrôle : c’est de voter nous-mêmes les lois. Et là, nous pouvons parler de souveraineté de la nation, car une nation démocratique se caractérise par un peuple votant ses lois.
Maintenant, je suis d’accord que certains intellectuels et militants mettent en cause la révolution de 1789 en ayant une autre approche (notamment des personnes proches du FN), et que ceux-ci ont une autre interprétation de la souveraineté. Mais s’il vous plait, ne faites pas de généralisation car cela risque juste de créer des clivages stériles.
Je suis d’accord, il est toujours préférable de pouvoir débattre (de tout) sans s’empailler. Je suis favorable au Réseau Voltaire (que je consulte régulièrement). Je me doute bien que le nom choisit fait référence à la figure proprement mythique de grand défenseur de la liberté d’expression traditionnellement accolée à Voltaire. Il se trouve que la réalité est hélas bien loin du mythe. Peut-être qu’un jour, le Réseau Voltaire saura « virer sa cuti » et adoptera un autre nom. par exemple « Réseau Rousseau ». Un bien meilleur défenseur de la pensée des lumières, de la liberté d’expression, du libre-arbitre (avant la lettre) et du peuple.
Voltaire disait aussi qu’il voulait de la religion pour le petit peuple, afin de le maintenir docile par la morale, mais il ne voulait pas de la religion pour les bourgeois et les nantis. Intéressante conception des « Lumière »...
Il faudra bien un jour revoir le mythe de la Révolution, car il souffre de graves lacunes. On voit bien qui furent les vainqueur de cette période : pas le peuple ni la démocratie, mais les voleurs de ressources et de pouvoir (qui sont aussi des voleurs de mots).
Voltaire a très bien résumé sa pensée en un phrase qui exprime tout : « Un pays bien gouverné est un pays dans lequel le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourrit par lui et le gouverne. ».
Autant dire que Voltaire fut le nervi des oligarques. En faire LA figure de la « Révolution démocratique » de 1789 relève d’une falsification de l’Histoire qui est le propre de tous les totalitarismes.