Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Mais la plupart des mots (du moins les plus importants, comme politique, démocratie, élection, suffrage universel, anarchie, oligarchie, monarchie, etc.) ont des effets pervers, précisément parce qu’ils ont été dévoyés par une forme de perversion linguistique intentionnellement mise en œuvre par les voleurs de pouvoir et de ressources dans le cadre de l’ingénierie du consentement.
J’ai un exemple récent de débat avec une personne qui perçoit dans le mot « ressource » une connotation péjorative, à cause du fait que ce terme sert aussi pour désigner des « ressources humaines » et est utilisé par le monde de l’entreprise dans un sens qui dépersonnalise et déshumanise les individus en en faisant la propriété de leur employeur. Elle y perçoit donc une notion de « propriété », alors que l’étymologie du mot n’en relève aucune (1).
On se trouve donc confronté au problème que nous assignons (nous, les êtres humains) une signification aux mots en fonction de nos engrammes émotionnels (engrammes = les émotions et les sentiments qui sont liés à un mot par une expérience, soit positive soit négative ; le mot est composé de endos « intérieur » et programme, qui vient de graphein « écrire »), et non en fonction de leur sens « académique ».
Ce qui naturellement sème de la confusion (j’ai écris un article à ce sujet, intitulé « Le syndrome de Babel »). Cela sème d’autant plus de confusion qu’un sens contraire au véritable sens a été mis dans l’esprit des gens par un usage répété dans le mauvais sens par des institutions et des personnalités qui font figure d’autorités (depuis papa et maman jusqu’aux chefs d’états, en passant par les profs et les intellectuels eux-mêmes).
Conscient de cela, une forme (comme une autre) d’action d’éducation populaire (action civique, donc) est de rendre aux mots leur sens
véritable. Ma démarche est
la suivante : le langage verbal (et écrit) est le plus mauvais mode de
communication, primo parce que chacun de nous a SA définition et SA
perception des mots (parfois similaire, souvent différente) et secundo
parce que nous recevons la plupart de ces mots, non pas avec nos
connaissances et notre discernement, mais avec nos émotions.
Nous
donnons aux mots un sens qui se rattache à l’engramme émotionnel qui
se rapporte à nos conditionnements socioculturels et à nos expériences
personnelles. Chacun reçoit et perçois donc les mots de façon différente. Alors
comment parvenir à communiquer dans ces conditions, et surtout parvenir à
s’entendre, si nous ne parvenons pas à décider d’un sens commun ? C’est
impossible.
Ma démarche, qui est de nous baser sur les définitions que nous
donnent les dictionnaires (lexical et étymologique) permet de nous
accorder sur le sens des mots et justement de rompre avec les
interprétations individuelles et émotionnelles.
Rendre au mot « ressource » son sens réel me parait tout aussi
important que rendre aux mots « démocratie », « élection », « anarchie
», etc. leur vrai sens.
A contrario, si nous nous contentons de rejeter purement et
simplement les mots dont le sens se
trouve perverti par les voleurs de mots, alors nous perdons les mots. Nous acceptons tacitement, se faisant, le sens tordu, la perversion de sens que lui ont imposé les voleurs de mots.
Je défends les mots - NOS mots - en leur rendant leur
véritable sens chaque fois que cela est nécessaire. C’est un mode de
défense concret que de nous réapproprier les mots, parce que même si le
langage est notre plus mauvais mode de communication, il est
pratiquement l’un des seul que nous utilisions, et même, en ce lieu
virtuel qu’est l’internet, LE seul.
En cela, je me bat contre l’ANGSOC et sa politique de la novlangue.
Cordialement, Morpheus
(1) Le mot « ressource » n’implique pas, dans son essence, l’idée de « propriété ».
RESSOURCE :
Le mot apparait au XIIe s. Participe passé féminin, substantif de ressourdre« rejaillir » (du latin resurgere).
C’est un dérivé du mot SOURCE (XIIe s.), famille du latin surgere « se mettre debout, s’élever » d’où resurgere « se relever ».
Source est lui-même dérivé du mot ROI, famille d’une racine indo-européenne *reg- « diriger en droite ligne ».
Voilà pour la filiation du mot. On voit que son sens principal provient du latin resurgere « rejaillir, se relever », qui indique une notion cyclique de renouvellement : la ressource est un bien qui se renouvelle naturellement de façon cyclique (cycle qui peut être plus ou moins long).
Il faut remonter à la racine indo-européenne de la racine source
pour trouver une base qui peut être discutable : le mot ROI « diriger
en droite ligne ». Mais une bonne centaine de mots sont issus de cette
racine.
Le Robert en donne la définition suivante :
A.
« ce qui peut améliorer une situation fâcheuse »
B. 1. « moyens matériels d’existence »
2. « moyen (en hommes, en matériel, en réserves d’énergie...) dont dispose ou peut disposer une collectivité »
3. « moyen intellectuels et possibilité d’action qui en découlent.
Deux choses peuvent expliquer que JL ne puisse exprimer ses « motivations personnelles » :
1) ces motivations ne sont pas honorable et il y a lieu de ne pas les révéler (mais Hervé Hum a mit le doigt dessus dans sa dernière intervention sur l’article cité).
2) JL est réellement incapable d’exprimer ses motivations personnelles parce qu’elles ressortent de réactions émotionnelles qu’il est incapable de comprendre et de gérer, et qu’il projette donc sur les autres.
Ces deux explications sont bien évidemment cumulables et peuvent se compléter.
Une personne normalement intelligente et moralement équilibrée serait en mesure d’exprimer les motivations émotionnelles qui expliquent son raisonnement et sa perception des choses, mais cela est visiblement impossible à JL. Cette impossibilité trouve généralement sa cause dans une pathologie psychique. Et aucune pathologie psychique n’est guérissable tant que la personne qui en souffre est dans le déni de sa maladie.
Hervé Hum a mit le doigt dessus ; ce que vous voulez, C’est un moyen de contrôle sur votre entourage, Et que cette volonté soit ainsi dévoilée, Voilà bien ce qui vous met en rage.
Vous voulez que l’on vous laisse en paix ? Cessez donc vous-même de cherchez noise.