Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Pour faire bref, la révolution de 1789 est une révolution bourgeoise, ou le peuple est utilisé et manipulé par les « riches sans pouvoir » : les banquiers, les affairistes, les marchands d’armes et d’équipement aux armées, comme cette crapule de Voltaire (désolé pour votre réseau, vous avez choisis un vendu comme porte bannière, c’est moche, surtout vu les principes que généralement vous défendez, et j’en suis bien désolé).
1789 est un putch organisé par la richesse mobilière contre le pouvoir monarchiste (la richesse foncière). Ils ont délibérément provoqué la crise sur les matière premières (notamment le blé et les céréales, donc le pain), afin de pousser le peuple à la colère dans le but de renverser la monarchie. Les physiocrates (les premiers capitalistes) sont les figures intellectuelles de ce putch. les banquiers et les marchands d’armes ont donné des armes au peuple pour qu’ils attaquent la monarchie, puis lorsque l’affaire fut menée, ils ont racheté les armes 40 sous, parce qu’il ne fallait surtout pas que le peuple reste armé et qu’il lui vienne l’idée de renverser aussi la bourgeoisie.
1789 n’a pas débouché sur les réformes démocratiques, mais sur des lois utiles à la bourgeoisie. Ce n’est qu’en 1792 qu’eut lieu la vrai Révolution et les vrais réformes. Mais dire cela et remettre les choses en place ne signifie pas non plus que l’on défende pour autant la monarchie. je ne défend pas la monarchie et je n’y suis pas favorable. Mais les fables des manuels d’histoire, par contre, c’est bon pour ceux et celles qui y trouvent leur intérêt. Un citoyen ne peut se contenter de ça, il se doit de chercher la vérité.
Il ne s’agit donc pas d’attaquer les « valeurs » de la Révolution, bien au contraire, mais de rendre à l’Histoire les vérités trop longtemps occultées et manipulées par les vainqueurs de l’ombre. Les vérités qu’on aime le moins à entendre sont celles qu’on a le plus d’intérêt à savoir.
Placer la liberté en premier lieu n’est pas innocent. La placer AVANT l’égalité l’est encore moins. N’oublions pas que la >liberté< est un terme dévoyé par les libéraux, qui placent au dessus de tout le droit de propriété lucrative (à na pas confondre avec une notion éminemment plus républicaine et démocratique qu’est la « propriété d’usage », qui n’existe pas en droit, mais devrait y figurer).
Cela arrange bien l’idéologie libérale de mettre en premier lieu la liberté, et seulement en second lieu l’égalité. Or, apparemment, nous sommes d’accord sur le fait que sans égalité économique (c’est-à-dire très faibles différences de revenus), point d’égalité tout court. La liberté économique libérale (liberté d’exploiter par la propriété privée le vol des ressources, les outils de production, les travailleurs) est ce qui prime actuellement, et l’égalité « devant la loi » n’est qu’un slogan vide de sens (Anacharsis disait « Les lois sont comme une toile d’araignée : les pauvre et les faibles se fond prendre et meurent, mais les riche et les puissants la déchire et passent »).
Raison pour laquelle je choisis cet ordre > égalité > liberté > fraternité.
Concernant la psychanalyse lacanienne (mais aussi freudienne) - et en particulier leur approche de l’autisme - je suis en tout point d’accord avec vous. Le traitement de l’autisme en France est à ce point défectueux que les parents d’enfants autistes sont contrains de venir en Belgique pour y trouver des centres adaptés. En France, les lobbys des adeptes de Freud et Lacan sont hélas encore fort puissants (Loup Rebel ne va sans doute pas apprécier, mais c’est ainsi : je fais partie des détracteurs de Freud et de Lacan - mais ce n’est bien sûr pas personnel).
« C’est la raison pour laquelle l’étymologie me passionne, car c’est
une matière adéquate et très instructive pour remonter dans le temps à
travers l’outil du langage. Armé du logos, l’Homme peut se mettre à
interpréter le « réel ».
Je mets « réel » entre guillemets, précisément parce que son
étymologie particulièrement renversante illustre de façon frappante que
nous maîtrisons mal le logos et atteste de notre difficulté à faire
preuve de discernement, et par conséquent notre handicap à exercer une
intelligence véritable dans nos réflexions ! Nous utilisons couramment
des mots dont nous pensons connaître le sens (ce qui n’est pas toujours
vrai), mais dont nous ignorons presque toujours l’origine, l’histoire et
la vraie signification. Cette méconnaissance est symptomatique d’une
perte de qualité dans notre enseignement, mais aussi d’une perte de sens
et de l’intelligence collective, justement parce que le langage est
notre maître-outil pour appréhender les concepts et les phénomènes.
Par conséquent, sans l’histoire des mots, sans la subtilité des concepts symboliques
qu’ils représentent, nous nous trouvons dans la situation allégorique
illustrée par le récit biblique de la Tour de Babel, avec cette
subtilité que, bien qu’utilisant (apparemment) la même langue, les mêmes
termes, les mêmes mots, nous ne leur attribuons pas toujours la même
signification ou la même portée, et nous ignorons trop souvent leur
signification première. Sans cette histoire des mots, sans connaître les
raisons contextuelles de leur origine et de leur évolution au fil du
temps, des époques, des cultures et des lieux, nous sommes dans
l’incapacité, lorsque nous cherchons à comprendre un phénomène, de
remonter à la cause des causes, de remonter à la racine. Nous nous
trouvons alors condamnés à n’analyser que le feuillage de l’arbre
phénoménal. N’embrassant que la surface des choses, nous ne percevons
que leur apparence, et notre compréhension se trouve tronquée par
l’illusion des formes.
Illustrons cela en commençant par le mot « réel » mentionné précédemment, qui viens du mot rien (en latin res, rei,
« chose »), substantif féminin, qui a pris un sens pronominal et
semi-négatif à cause de son association fréquente avec la négation ne. Or, que nous dit un dictionnaire sur la définition du mot « réel » ? « Qui existe en fait, qui est tangible, le contraire d’imaginaire, d’irréel. »
La racine étymologique du mot nous invite à considérer que le réel est comme rien (ou tout du moins, qu’il se définit par rapport
à rien), tandis que sa définition actualisée nous dit que le réel est
chose tangible, factuelle. Pareille contradiction, portant sur un sujet
aussi fondamental que la définition du réel, ne peut manquer de frapper
notre esprit, particulièrement lorsque nous avons connaissance du
concept de Novlangue avancé par Georges Orwell dans son roman dystopique « 1984 ». Incidemment, cette observation pourrait nous indiquer que le langage n’est pas le meilleur outil dont nous disposons pour exprimer notre intelligence. Une idée qui met à mal les lettrés que nous sommes ! »
[ Rien à voir avec le célèbre roman de J.R.R. Tolkien « Le Seigneur des anneaux ». ]
Je n’en suis pas si sûr ! Au contraire, il y a une symbolique très forte dans le seigneur des anneaux qui illustre, sous forme de récit mythologique, ce que vous décrivez dans cet article.
« Trois anneaux pour les rois Elfes sous le ciel, Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre, Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas, Un pour le Seigneur Ténébreux sur son sombre trône, Dans le Pays de Mordor où s’étendent les Ombres. Un anneau pour les gouverner tous. Un anneau pour les trouver, Un anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier Au Pays de Mordor où s’étendent les Ombres. »
— J. R. R. Tolkien, La Communauté de l’anneau
Mais là, c’est l’heure du déjeuner, alors priorité à la boustifaille
Sans aller trop loin dans ce débat (ça pourrait nous mener très loin, et il y a des articles sur Agoravox qui traitent plus spécifiquement du sujet de la démocratie (et tous les sous-sujets que cela recouvre).
Donc, en effet, d’accord / pas d’accord aussi
Vous écrivez : « La démocratie repose sur les 3 principes suivants :
• Débat : échange libre entre personnes afin de prendre des décisions,
• Institution : pour permettre le débat et mettre en œuvre les décisions,
• Justice : afin que l’application des décisions se fasse avec le plus de justice possible. »
Je dirais plutôt - et dans cet ordre là :
1) Égalité : l’égalité politique (= isonomie) et économique (= isokratie) sont les deux piliers fondamentaux sans lesquelles toute idée de démocratie (« gouvernement par le grand nombre ») est vaine. > cela rejoins votre troisième point
2) Liberté : la liberté de pensée et la liberté de parole (= iségoria) sont les deux piliers de la liberté d’expression et de conscience, nécessaires à l’épanouissement individuel et à la participation à la vie collective. > cela rejoins votre premier point
3) Fraternité : ce qui nous unis est plus fort que ce qui nous divise, ce qui nous permet de résoudre nos différents pacifiquement plutôt que l’arme à la main, grâce aux quatre piliers mentionnés aux points 1 et 2. > cela peut rejoindre votre second point
J’insiste encore sur l’ordre d’importance dans lequel je cite ces trois MOTS et ce qu’ils recouvrent de sens ...Mais en dehors de l’ordre, nous ne sommes donc pas en désaccord sur le fond. Cependant, si je le présente dans cet ordre, c’est parce que je considère essentiel l’égalité (sans égalité politique ni économique, pas d’égalité, et sans égalité, pas de démocratie possible, parce que pas de liberté ni de fraternité possible : il n’y a que si l’on ne dépend pas d’autrui pour sa survie que l’on est libre, d’où l’égalité économique, et l’égalité politique sans laquelle il ne peut y avoir de justice équitable).