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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 14 mai 2013 22:34

    Sans présumer de ce qu’a exactement voulu dire Philippe VERGNES dans ce passage - car il évoque la psychopathie qui est plus générale que les cas de perversion narcissique qui forment une particularité spécifique de la psychopathie (Philippe en parle comme de « psychopathes successfull », d’autres auteurs parlent de « psychotiques sans symptômes ») - mais dans le cas du pervers narcissique en tout cas, la psychopathie permet de décharger sur les autres les contradictions, les conflits et les tensions internes, génératrice de douleur psychique et morale ingérables pour eux car ils n’ont aucun repère ni aucune structure sociale, morale ou éthique propre (leur MOI est littéralement « désintégré » et ils sont dans l’incapacité de se construire, d’où le lien avec une situation pathogène du passé, généralement l’enfance), qu’ils refusent d’assumer et ainsi trouver une forme d’équilibre leur permettant de s’adapter à la société.

    Ils transfèrent leurs douleurs sur les autres en s’en déchargeant, ce qui leur donne l’impression d’être équilibré, mais ce faisant, ils entrent dans un profond déni de leurs propres ressentis. Cela bloque tous les relais neuronaux qui favorisent le développement de l’empathie et des sentiments. De la même façon, cela les empêche d’être à l’écoute de leurs émotions (puisqu’ils les bloquent et les rejettent sur les autres), donc à l’écoute de leurs besoins, ce qui empêche toute connexion avec le SOI.

    Sans MOI et sans contact avec le SOI, que reste-t-il pour exister  ? ... smiley

    Pas de sentiments = pas de conflits intérieurs = pas de douleur.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 14 mai 2013 14:25

    @ Philippe VERGNES

    « Vous vous faites donc bien le complice de l’idéologie néolibérale que vous combattez. »

    Qu’il prétend combattre, j’aurais dis.

    Mais ce n’est qu’une posture sociale qui correspond au masque de sociabilité utile à sa stratégie. Il ne peut pas être sincère dans un tel combat, étant donné son asociabilité pathologique.

    Sauf dans un cas de figure spécifique : celui où il il combat le libéralisme dans le but d’instaurer une forme de gouvernement autocratique, totalitaire, comme le communisme stalinien, par exemple - ou, précisément, comme le régime de l’ANGSOC. Un régime qui lui donnerait tout loisir de s’instaurer en inquisiteur de la pensée (Milice Politique) avec le soutient objectif de l’appareil d’état.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 14 mai 2013 13:23

    Être traité de pervers par un pervers, c’est comme recevoir une médaille de vertu.

    Inutile de dire que je prends smiley



  • Morpheus Morpheus 14 mai 2013 12:40

    L’avantage, quand on dit la vérité, c’est que l’on n’est pas obligé de se souvenir de nos mensonges.
     smiley

    L’interprétation que vous faites de ces deux phrases n’indique pas votre réaction, mais est le fruit de votre réflexion, donc d’un niveau de prise de conscience de la réaction (la « réaction » étant considérée comme une réponse acquise, un réflexe subconscient).

    Comme vous avez déjà réfléchis à la question et que vous avez trouvé un sens positif (vous permettant de vous remettre en question pour évoluer), vous pouvez effectivement trouver que l’énoncé est « positif », mais ce n’est pas une réponse « réflexe ».

    Pour l’énoncé de l’amour, c’est presque pareil, à la différence près que le mot « amour » est lui-même extrêmement ambigu et particulièrement indéfini (chacun peut y mettre ce qu’il veut). Mais dans tous les cas, l’amour (que l’on se donne à soi-même ou que l’on reçoit d’une personne sincère) constitue naturellement un baume aux maux de la vie. Par contre, lorsque l’on est dans une société ou la violence l’emporte sur l’amour, pour survivre il arrive que l’on développe, par manque d’amour, une carapace où l’on se dit qu’on n’a pas besoin d’amour (il y en a si peu qu’il vaut mieux ne pas trop compter dessus pour vivre, car cela nous rendrait vulnérable).

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 14 mai 2013 12:20

    Bonjour Hervé smiley

    Le monsieur, il a voulu dire, dans ce paragraphe, que le manipulateur qui a écrit la phrase tarabiscotée qui est donnée en exemple peut tout aussi bien prétendre, après coup, avoir voulu dire que les chrétiens n’ont pas de vertu ni de morale, ou exactement le contraire, que les chrétiens ont bien une vertu et une morale.

    Pourquoi ? Parce que l’énoncé (la phrase tarabiscotée) n’a AUCUN sens, même si la phrase donne l’ IMPRESSION d’avoir du sens (par son côté sophistiqué - c’est le qualificatif parfait pour le dire).

    Comme la phrase ne veut rien dire (plus exactement, elle dit noir ET blanc en même temps = énoncé paradoxal), le manipulateur vise :

    1) faire croire qu’il est très intelligent et érudit
    2) par la même occasion, intimider les lecteurs qui ne comprennent pas (quand on ne comprend pas et que l’on est intimidé, on a souvent tendance à croire sur parole ce que l’autre dit en supposant qu’il est plus malin)
    3) si quelqu’un interprète « mal » sa phrase, il peut le prendre de haut en le faisant passer pour un idiot, tout en se faisant croire à lui-même (et aux autres) qu’il est supérieurement intelligent (il ménage ainsi sa légende personnelle, indispensable pour se donner l’illusion d’exister, parce qu’un manipulateur pervers n’a pas d’identité propre, seulement des personnages qu’il joue = il ne peut pas être « lui-même »)
    4) si quelqu’un l’interprète dans l’autre sens, il peut réagir exactement comme en 3)

    Dans tous les cas de figure, le manipulateur peut donc, soit agresser les autres, soit se poser en supérieur (en intelligence), soit se poser en victime, et ce quelque soit l’interlocuteur, et quelque soit ce que dit l’interlocuteur.

    Personnellement, je trouve ce paragraphe tout-à-fait clair, donc je suppose effectivement que c’est l’heure tardive et la fatigue qui a fait que vous ne l’avez pas comprise.

     smiley

    Cordialement,
    Morpheus

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