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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 9 mai 2013 21:30

    Voici une expérience d’EMC que j’ai vécue en 2007.

    Cela c’est passé lors d’un stage de meditation Vipassana. Il s’agit de stages de 10 jours, consacrés à l’apprentissage d’une technique de meditation enseignée par le Bouddha Gautama (Vipasanna signifiant : « observer la réalité telle qu’est est »). L’une des règles essentielles est celle du « noble silence » : on ne doit pas communiquer avec quiconque, ni oralement, ni par geste, ni par écrit, sauf pour des problème d’intendance et seulement en se limitant au strict nécessaire. Bref, on se retrouve très vite face à soi-même ... et face à son mental ! C’est à la fois très difficile (pénible, même à certains moments) et très instructif : en gros, on comprend très vite qui commande ici, autrement dis : le mental, qui ne répond pas toujours (rarement en fait) à nos demandes.

    Bref, le matin du neuvième jour, je m’éveille au gong de 4h00 pour faire la première meditation. Celle-ci peut être faite dans sa chambre plutôt qu’en salle de méditation, et c’est ce que je choisis. Voilà qu’à un moment, je me retrouve à flotter au milieu de la chambre. Je me perçois (depuis le lit ou je médite) en train de flotter à environ 2/3 de la hauteur de la pièce, et en même temps, je me perçois en train de flotter dans la pièce. J’ai pendant quelques secondes une sensation d’ubiquité, à la fois dans mon corps (mais sans sensation physique, juste un point de vue, alors que j’ai les yeux fermé) et au milieu de la pièce, en train de flotter. Mon mental a du se déconnecter, car je ne ressens aucun étonnement, aucune crainte, aucun questionnement sur l’étrangeté de la situation. Au contraire, tout me semble parfaitement normal et seul la joie de la sensation de l’instant présent m’anime. Je m’amuse un peu à tournoyer sur moi-même, comme un enfant qui découvre une nouvelle sensation.

    De fait, je ressens également ce que notre instructeur nous a décrit comme « une sensation de flu libre » à travers mon « corps » (astral ?) [j’emploie une terminologie ésotérique, car c’est à mon avis la plus appropriée, et puis il faut bien mettre un mot sur les phénomènes...] : à savoir, l’impression que mon corps est constitué de milliards de «  grains » (de particules ?) liées entre eux par une énergie très agréable qui fait comme une vague continue, de la fontanelle aux orteilles et des orteilles à la fontanelle (la description est de moi, selon l’expérience que j’en ai eue, car à aucun moment nous n’avons eut de description du phénomène autre que « flu libre »).

    A un certain moment, voilà que j’ai une crainte qui se développe, c’est de voir arriver mes co-chambriste de leur méditation à la salle, ce qui (dans ma crainte) aurait pour conséquence de me « réveiller » (mais est-ce que je dormais ? c’est possible, je n’en sait rien) et donc de mettre fin à l’expérience. Aussitôt une pensée jaillit dans mon esprit : « Sort ! Monte ! », et aussitôt je m’élève de ma propre volonté et traverse le toit mansardé de la chambre ...

    ... Instantanément, je me retrouve dans une sorte de « puit » de forme parfaitement carrée, aux parois lisses et d’apparence gris métallique (on se croirait dans « X-files » !). Au dessous, c’est sombre, mais sans intérêt ; au dessus, le puits semble s’élever à perte de vue. Je ressens tjs la sensation de flu libre.

    La même pensée qui m’est venue un instant plus tôt se remet à «  parler ». C’est curieux, car j’ai l’impression paradoxale que cette «  voix » n’est ni étrangère, ni mienne, mais les deux à la fois. Elle me dis à nouveau « Monte ! Monte ! ». Je m’exécute, toujours dans le même état d’esprit : tout est normal, tout est parfait, bref, le «  laché-prise absolu » (c’est vraiment très agréable comme état d’esprit  !). Je monte alors instantanément, de plus en plus vite (la voix insiste  : « Monte ! Plus vite ! Accélère ! ») et le « puit » (ou le tunnel) défile et défile sous moi (mais je regarde vers au dessus) ; il semble comme s’incurver (comme une parabole) et à un moment il me semble perçevoir un orifice, comme une « trappe » de forme carrée, d’où émane une intense lumière.

    Je jaillis littéralement par l’orifice (le bout du tunnel) et me retrouve dans un océan de lumière blanche, tandis que mon corps s’arque instantanément sous l’effet d’une énergie qui décuple véritablement la sensation de flu libre. C’est comme plonger dans un océan d’énergie pure très puissante, d’une intensité indescriptible. Mon « corps », donc, se tend comme une corde à piano et mes bras se dressent au dessus de ma tête, droit et en « V » (comme un prêtre tendant les bras vers le ciel), et semble s’orienter vers ce qui semble être la source de cette lumière / énergie. Lorsque j’observe mon « corps », il semble alors fait de cristal de quartz. C’est très bizarre. Je reste ainsi, je ne sais pas combien de « temps » (mais ces notions sont sans importance là ou je suis)...

    ... Je m’éveille, allongé sur mon lit, dans la chambre du centre de méditation. Mon corps entier est encore traversé de la sensation de flu libre pendant quelques minutes, bien que la sensation est bien moins intense que « là-haut » (et là, je suis parfaitement conscient, mais très troublé par l’expérience, bien qu’encore quelque peu en «  laché-prise »).

    Voilà, c’est tout (si je puis dire). Je ne sais absolument ce que cela signifie. Je sais juste que c’était très, très intense comme expérience, très riche et pas vraiment comme un rêve (même très beau). La sensation de flu libre au réveil était très concrète, comme un signe que tout cela était bien réel. Du reste, réel ou pas, pour moi, ce fut une belle expérience.

    Cordialement,

    Morpheus

    PS : pour en savoir plus et lire d’autres témoignages d’EMC : http://www.noesis.ch/ecm



  • Morpheus Morpheus 9 mai 2013 21:08

    Pour appuyer le point 2 de l’article :

    Sur plusieurs points essentiels, Adam Smith est aux antipodes de ceux qui l’encensent aujourd’hui.[1]

    Selon Adam Smith : « Le travail d’un ouvrier de manufacture ajoute en général, à la valeur de la matière sur laquelle il travaille, la valeur de sa subsistance et du profit du maître »[2].

    Karl Marx et Adam Smith considèrent à des époques différentes que le patron ne produit pas de valeur. C’est l’ouvrier qui la produit. L’ouvrier crée donc de la valeur… sans qu’il n’en coûte au capitaliste : « Quoique le premier (l’ouvrier) reçoive des salaires que son maître lui avance, il ne lui coûte (au capitaliste), dans les faits, aucune dépense, la valeur de ces salaires se retrouvant en général avec un profit de plus dans l’augmentation de valeur du sujet auquel ce travail est appliqué »[3].

    [1] Et comme le dit le proverbe : « L’encens noircit l’idole pour laquelle il fume. »
    [2] Adam Smith, Livre I, p. 147.
    [3] Adam Smith, Livre I, p. 147.

    Évidemment, cela nous amène à une deuxième étape de l’analyse. Depuis toujours, le maître (l’entrepreneur) cherche à réduire le coût des produits qu’il vend et accroître son rendement, ce qui se traduit notamment 1) par la volonté de payer le moins cher possible la main d’œuvre du travailleur 2) par l’acquisition de machines qui coûte beaucoup moins que les travailleurs, sont plus performantes et offrent de meilleurs rendements (ce qui est incontestable, car comme le dit Jean-Marc Jancovici invité à s’exprimer en commission à l’Assemblée nationale « Dans un litre d’essence, vous avez de l’ordre de 10 kilowatt/heure d’énergie, ce qui veut dire que ça vous permet d’avoir de l’énergie mécanique pour 1000 à 10000 fois moins cher que le coût du travail en occident. »).

    Deux choses en conclusion à cette première étape de l’analyse :
    1) à l’évidence, l’entrepreneur (le maître, comme disait Marx ou Adam Smith) n’est PAS créateur de richesse (Bernard Friot fait également une implacable démonstration que l’investissement du capitaliste n’en est pas un et que ce dernier est en réalité un parasite).
    2) le travail humain est voué à être remplacé par le travail machine (automatisation) et donc les postes de travail vont aller en diminuant constamment >>> « plein emploi » = mythe. Le plein emploi, c’est fini, sauf bien sûr crise majeure, guerre, désindustrialisation, retour en arrière pour cause de manque d’énergie.
    3) considérant cela, l’avenir entrepreneurial ne peut être fondé sur la création d’emploi, mais bien la destruction d’emplois (puisque les machines sont infiniment plus rentables que les humains).
    4) si nous voulons maintenir notre niveau de vie, et même l’étendre à la planète tout entière (tout le monde), nous devons créer plus d’abondance et surtout, gérer beaucoup mieux la production et la distribution = abandon de la logique capitaliste MAIS AUSSI (c’est intimement lié) de la logique de l’économie basée sur la monnaie >>> il faut changer radicalement et adopter une économie basée sur les ressources.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 6 mai 2013 19:07

    Avoue, Ariane, que t’as pas trop envie de comprendre à cause de la photo de Jean-Luc et de la suscription d’attaque à son encontre (du fait que cette photo qui illustre un article qui traite du langage politique).

     smiley

    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 6 mai 2013 17:51

    Bonjour Kicyfroth,

    La première fois que j’ai entendu parler du Projet Venus, c’était en visionnant Zeitgeist : Addendum. Ma première réaction primaire a été négative (« Quoi, c’est ça leur solution ? La science pour régler les problèmes ? C’est des dingues ? »). Lorsque j’ai écris cette analyse critique du Projet Venus, en 2011, je venais de lire le document « Designing the Futur » en français. Je n’étais plus dans une réaction primaire, mais encore sceptique sur de nombreux points (en témoignent les questions que je posais).

    A la suite de la diffusion de cet article, j’ai rejoins le Mouvement Zeitgeist et un peu plus tard, la coordination (avec notamment Jonacre et Darshounet). A cette époque, le Mouvement Zeitgeist était encore (censé être) le bras activiste du Projet Venus. J’ai donc pu approfondir mon analyse et obtenir certaines réponses à quelques-unes de mes questions. Puis j’ai assisté en direct à la séparation entre le TMZ et le TVP.

    J’ai ensuite quitté le TMZ et décidé de rejoindre le TVP, bien que je ne sois pas totalement convaincu (je reste un esprit critique). L’une des raisons de mon choix, c’est le grand nombre de contradictions et d’incohérences que j’ai décelé au sein du TMZ à l’époque où j’y étais. Beaucoup de membres ou de sympathisants ne connaissaient absolument rien au TVP, ce que j’ai trouvé assez ahurissant. Je trouvais important, pour un militant, de s’approprier le sujet et de chercher à en apprendre plus, à la fois pour comprendre et pour pouvoir en parler.

    Le TVP est un projet difficile à appréhender, parce qu’il renverse tellement de lieux communs, tellement de croyances, tellement de présupposés, que l’on se trouve inévitablement confronté à une résistance (en soi, je veux dire). Mais même si je conserve encore des réserves sur certains points (parce que je ne les comprend pas encore du fait de mon illettrisme scientifique), il m’apparait aujourd’hui que de tous les projets que j’ai étudié jusqu’ici (Revenu de Base, Salaire à Vie, Constitution Citoyenne tirée au sort, transhumanisme, etc.), le TVP est le projet le plus cohérent et le plus sérieux que je connaisse.

    Il mérite de dépasser nos propres résistances.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 6 mai 2013 17:26

    « Liberté - Égalité - Fraternité », est-ce de la novlangue ?

    Si, dans les faits, ces trois mots phare gravés aux frontons de toutes les mairies de France, ne sont pas scrupuleusement respecté et mis en pratique, alors oui, on peut parler de novlangue.

    Liberté : Lorsque partout, tout le temps, on ne cesse de vous répéter que vous êtes libre, vous pouvez être sûr d’une chose, c’est que vous ne l’êtes pas ; lorsque l’on est libre, on le sait, parce qu’on en fait l’expérience. Nous ne sommes pas libres.

    Égalité : Qui devrait apparaître en première position (car la liberté et la fraternité ne peuvent advenir sans l’égalité) est un vain mot si le peuple n’a ni égalité politique ni surtout égalité économique (les deux étant dépendant l’un de l’autre). Nous n’avons pas d’égalité.

    Fraternité : Pour pouvoir se sentir frères (et soeurs), il est nécessaire d’être à égalité avec les autres et de partager un minimum de valeurs communes : la diversité de la composition du (je devrais dire « des ») peuple de France fait qu’il est bien difficile de rassembler sur des valeurs communes, cela d’autant plus que tout est fait pour diviser. On croirait que la devise cachée (des peuples de France) est « Ce qui nous divise est plus fort que ce qui nous rassemble ». Nous n’avons pas (d’esprit) de fraternité.

    L’un des mécanismes dont vous dites qu’il est nécessaire de les pointer, est justement le langage et la manière dont celui-ci est utilisé pour manipuler les individus aussi bien que les foules. La novlangue est l’une des méthodes utilisée dans le cadre de l’ingénierie du consentement. Et l’ingénierie du consentement est la technique utilisée en >communication< pour orienter et mobiliser les masses et leur faire faire ce qu’on veut, les distraire (des véritables enjeux), les enfumer, les tromper, les étourdir, les frapper de stupeur, les embrouiller par des contradictions telles qu’elle entraîne ceux ui ont les mêmes intérêts à s’affronter entre eux.

    Un exemple : Dans son texte, l’auteur n’a nullement mentionné Jean-Luc Mélenchon. Par contre, en guise d’illustration, il a choisit d’employer une photo de lui. Pourquoi pas ? C’est une personnalité politique, un tribun, un orateur, qui participe du jeu politique (car l’opposition fait partie du jeu politique). Mais combien, dans les commentaires, se sont juste contenté de faire une analogie entre le titre et l’image, sans lire le contenu de l’article, et en déduire que celui-ci serait une fronde contre Mélenchon ? Et de déverser alors, en guise de commentaire, des réactions émotionnelles et infantiles, partisanes et en fait ... hors de propos.

    Parce que même (surtout) pour ceux et celles qui voient dans le FdG et Mélenchon une alternative au système politique, la reprise de leur propre pouvoir de discernement (donc le fait de se réapproprier les mots et leur sens) est un enjeu clef. Sur ce point, je suis sûr que la majorité seraient d’accord. Et c’est de cela que parle l’article.

    La finesse de l’auteur a justement été de choisir cette image - chargée émotionnellement et symboliquement - pour démontrer la pertinence de sa thèse.

    Chapeau.

    Morpheus

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