Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
D’ailleurs, pour démontrer que le mot « démocratie » a bien été pervertis, je citerai Coluche qui disait « la dictature, c’est FERME TA GUEULE, la démocratie c’est CAUSE TOUJOURS ».
Je cite aussi Jacques Brel, dans son rôle de Benjamin Ratry dans le film « Mon oncle Benjamin » où il dit « Places dix philosophes et onze imbéciles autour d’une table, les imbéciles auront raison : c’est ça la démocratie ».
Or, la (vraie) démocratie, ce n’est pas « cause toujours » : ça c’est l’oligarchie déguisée en démocratie
Mais comme Coluche ou Jacques Brel ignoraient tout cela, ils étaient persuadés que la démocratie est le gouvernement (prétendument) représentatif. C’est leur ignorance qui leur a fait dire cela, alors qu’ils étaient sincèrement démocrate (mais sans le savoir), car ils se préoccupaient de l’intérêt général, non des privilèges de classe.
Pour les mots que je citais en exemple, je peux vous exposer pour quelles raisons j’estime qu’ils ont été retourné (pervertis). Par exemple, depuis 200 ans, on nous explique que >démocratie = élection / élection = démocratie<. Or, par définition, l’élection est oligarchique (élire = désigner « le meilleur » > en grec = aristos, donc <élection = aristocratie = oligarchie> (l’aristocratie est oligarchique puisque l’oligarchie désigne un « gouvernement du petit nombre » et, de fait, l’aristocratie est un « petit nombre »). Or, la démocratie c’est « le gouvernement du grand nombre ». Donc, par cette tromperie politique, les mots démocratie et élection sont pervertis.
Cela fait 200 ans que l’on appelle « démocratie » son stricte contraire, car nos gouvernements ne sont pas - et n’ont jamais été - des démocraties, mais bien des gouvernements (prétendument) représentatifs, dans lesquels le suffrage universel est rendu dérisoire en cela qu’il réduit les citoyens en simples électeurs qui désignent leurs maîtres politiques (des élus qui décident de tous à notre place).
De la même façon, cela fait plus de 100 ans que l’on nous dit que l’anarchie, c’est le désordre, le chaos, la chienlit, alors que cela désigne uniquement une organisation sociale sans chef (les chefs n’existe que par et pour la guerre, ils sont inutiles pour la paix - la vrai), ainsi que (on le dit moins souvent) le contraire de la hiérarchie (voir l’étymologie des deux mots).
Or, si la démocratie c’est le gouvernement du grand nombre (des citoyens qui votent eux-mêmes leurs lois et qui sont égaux politiquement et économiquement), et étant donné que l’anarchie désigne une organisation sans pouvoir centralisé, sans chef(s), alors il en ressort que la démocratie sans l’anarchie devient vite une oligarchie, tandis que l’anarchie sans la démocratie devient vite une ochlocratie (le gouvernement de la foule, soit l’absence d’ordre et de cohésion sociale > pour le coup, ce que l’on désigne comme étant l’anarchie, mais qui est en fait l’anomie.
Nous vivons donc, depuis plus ou moins deux cent ans, dans des régimes oligarchiques prétendument représentatifs qui se travestissent en pseudo démocratie en détournant :
- le suffrage universel (qui donne normalement au peuple le droit de voter lui-même ses lois) - l’élection (en en faisant l’alpha et l’oméga de la démocratie alors que c’est un mode de désignation oligarchique) - la démocratie, en utilisant un oxymore comme « démocratie représentative » pour faire croire qu’il s’agit d’une « forme moderne de la démocratie », ce qui est une énorme tromperie. - l’anarchie en en faisant l’antithèse de l’ordre social, alors que c’est un mode d’organisation qui a été utilisé pendant des millénaires avant l’avènement des cités-états. - le citoyen, en faisant croire que son rôle est d’élire des chefs qui décident à sa place (un électeur est hétéronome, un citoyen est autonome ; un électeur est politiquement passif, un citoyen est politiquement actif). - etc.
On a là déjà un certain nombre de mots-clefs qui ont une incidence certaine sur nos modes d’organisation sociale et donc les croyances que cela implique (y compris dans nos modes de vies, nos relations interpersonnelles, nos constructions sociales), et ces mots ont tous été pervertis par les voleurs de pouvoir et de ressources (qui sont donc également des « voleurs de mots ») dans le but de rendre les peuples impuissants.
Le suprême stratagème étant de nous voler le mot « démocratie », nous empêchant dès lors de nommer la solution à notre problème d’impuissance politique : si nous disons « nous voulons la démocratie », on se rie de nous en nous répondant « mais vous avez la démocratie » ...
Je ne suis pas tout-à-fait d’accord avec vous concernant le mariage (ce qui ne fait pas de nous des ennemis, bien sûr).
Traditionnellement, le mariage engage un homme et une femme, en cela nous sommes d’accord (qui ne le serait pas ?). Donc, je peux comprendre votre raisonnement et votre opinion à ce sujet. Sans pour autant la suivre.
Personnellement, que les homos se marient s’il le souhaitent, j’en ai rien à faire, car cela ne change rien à mes droits et à ma vie (en Belgique, cela fait 10 ans qu’une loi semblable existe, et franchement, ça n’a rien changé à nos vies ni à notre tissus social, tant les mariages gay sont un épiphénomène).
Par contre, le fait de faire de ce projet de loi un tel « bazar », ce n’est évidemment pas innocent politiquement, car cela sert d’écran de fumée pour occulter au public toute une série d’autres projets de loi antisociales qui touchent TOUT LE MONDE (et non un projet de loi sociétal qui ne concerne qu’une minorité). Et hélas, pendant que beaucoup se mobilisent sur ce projet à haute teneur émotionnelle, personne ne s’occupe des VRAIS sujets (ceux qui concernent le grand nombre). Je suis donc convaincu que le gouvernement Hollande a délibérément mit ce projet en lumière en guise de tactique politique (assez classique). Et les français se sont fait enfumer.
Pour le sens du mot MARIAGE, stricto sensu : 1. Union légitime d’un homme et d’une femme. 2. Contrat qui règle le régime des biens des époux. 3. État, situation d’une personne mariée, d’un couple marié. Étymologiquement, le mot mariage date du XIIe siècle (1) et viens du latin maritus, dérivé d’un thème *mari- « adolescent(e) » signifiant à l’origine « pourvu d’un jeune compagnon » ou « d’une jeune compagne » (appliqué, dans la langue de l’agriculture, à l’arbre « marié » à la vigne).
(1) donc dans un contexte socioculturel influencé par la domination idéologique du christianisme et de la religion catholique romaine.
De toute façon, ce que j’en dis, en forme d’humour (car il est toujours préférable de dédramatiser ces sujets) c’est que si la pathologie amoureuse rend aveugle, le mariage constitue un remède efficace pour rendre la vue. Si les homosexuels veulent se marier, grand bien leur fasse.
Moi, ce serait plutôt son QE (quotient Émotionnel) que je mettrais en doute.
Il faut n’avoir aucune compassion pour sortir une telle sottise. Venant d’une chrétienne fondamentaliste, cela ne m’étonne pas : la compassion, chez ce genre de chrétiens, c’est « faites ce que je dis, pas ce que je fais », autrement-dit, c’est pour les autres.
Cela en dit beaucoup sur la sincérité et l’honnêteté de son « engagement » chrétien. Une vieille bigote frustrée qui utilise la religion comme instrument de pouvoir et de domination (ce que la religion a toujours été, du reste).