Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Oui, je trouve d’ailleurs très piquant la comparaison entre les attentats du 11 septembre et l’affaire Dreyfus par Mediapart.
Dans les deux cas, il s’agit avant tout d’une affaire d’état, scellée et manipulée sous le sceau du secret (d’état), avec comme prétexte la sécurité nationale. Dans les deux cas, les faits sont manipulés par des intérêts particuliers. Dans l’affaire Dreyfus, le ministre de la guerre, violemment pris à parti par la presse pour son incompétence, se saisis de cette affaire d’espionnage pour redorer son blason. Il diligente deux enquêtes devant rapidement trouver un coupable. Celui-ci sera le capitaine Dreyfus. Ensuite, en dépits d’éléments nouveaux, il n’est pas question pour l’armée de revenir sur leur jugement : ce qui est fait est fait, et ils persévèrent donc dans l’erreur. Ce n’est que par hasard que Piquarts mettra la main sur des documents qui permettront de trouver le vrai coupable, Esterhasy, et permettra d’innocenter, plus tard, Dreyfus.
Dans les attentats du 11 septembre, les intérêts particuliers sont également remarquables, et à plus d’un titre. Tout d’abord, l’administration Bush, après une année de pouvoir, n’a absolument rien fait de son programme, et la cote du président est en chute libre. L’affaire est, comme par hasard, une aubaine pour cette administration. Qui plus est, après avoir en 2000 écrit et publié un ouvrage, le PNAC, dans lequel il est mentionné que pour parvenir à accomplir leurs projets de domination américaine pour un « nouveau siècle américain », il y avait peu de probabilité que les choses puisse avancer vite, « à moins que se produise un nouveau événement de type Pearl Harbor ». Ce document est co-signé par plusieurs membres éminent du gouvernement. Devins ? Chanceux ? Opportunistes ? ... ou organisateurs ? ...
D’autres intérêts privés sont présent dans le cas du 11 septembre : l’armée, dont le budget est envisagé à la baisse, et dont le ministre de tutelle est mis sur la sellette considérant la disparition mystérieuse de sommes astronomiques (en milliards de $). Étrangement, et malencontreusement, les documents afférant à cette enquête vont disparaître dans l’aile du Pentagone détruite par l’attentat qui le frappe, ainsi que dans l’effondrement de la tour n°7 du World Trade Center, jamais touchée par un avion, mais néanmoins effondrée mystérieusement, à 17h20, l’après-midi du 11 septembre 2001 ...
J’oublie, au passage, les intérêts pétrolier et financier, les industries de la reconstruction, le besoin de faire passer le « patriot act » (une loi liberticide anticonstitutionnelle qui ne serait JAMAIS passée au USA sans l’avènement de cet événement « fortuit ».
Bref, poser la question « à qui profite le crime ? » pose un risque énorme : un grand nombre de gens et d’institutions profitent, directement et indirectement, de cet événement. Alors beaucoup pensent qu’il est impensable que tous ces gens soient impliqués, de quelque manière que ce soit, dans l’organisation de ces attentats. Ils refusent d’admettre que, dans notre monde, qui a vu les camps d’extermination nazi, le pire est non seulement probable, mais souvent prévisible. Ils refusent d’admettre que ceux qu’ils ont considéré comme « les bons » pendant des décennies soient en réalité les architectes cyniques du pire.
Mieux vaut une mauvaise fable, un mythe grotesque, qu’une réalité par trop amère. Alors que fait-on pour défendre un mythe ? On crie au blasphème à l’encontre de tous ceux qui osent affirmer que toutes ces histoires ne tiennent pas debout.
Tout ceci n’est qu’une question de croyances. L’homme est un animal religieux : ce qui lui importe, n’est pas le savoir ni la vérité, mais la croyance, la certitude. On ne peut pas discuter avec un croyant. On ne peut discuter qu’avec des sceptiques. Par conséquent, les sceptiques sont condamnés à n’avoir des échanges constructif qu’entre eux, et éventuellement avec des non croyants, même s’ils ne sont pas (encore) sceptiques par nature.
Vous dites que je blasphème (n.m. Parole qui outrage la divinité, la religion ou quelque chose de sacré) et vous avez raison.
En effet, je blasphème à l’encontre des cultes monothéistes, car ceux-ci constituent, dans leurs fondements, leurs écrits et les actes de leurs fidèles à travers les âges et le monde, un outrage contre tout ce que je considère, moi, comme sacré, à commencer par la vie, la vrai vie, ici bas, sur Terre, faite de chair, faite de sexualité, faite de sensualité, faite d’expériences des sens. Je blasphème contre les religions monothéistes car elles outrages également mon sens de la justice, de l’équité, de la bienveillance, de l’amour, de la paix, de l’entente, du respect, de la liberté, de la responsabilité, et cerise sur le gâteau, de la spiritualité (la vraie).
Les communautés (sectes) religieuses demandent (exigent) qu’on les laisse - comme vous l’exprimez honnêtement - « vivre leur religion tranquillement », autrement-dit vivre leurs croyances sans être inquiétés, ni par les lois (des hommes), ni par l’opinion que s’en font le publique et les citoyens. Cela implique toute une série de choses, puisqu’il s’agit de se conformer à des codes et des règles strictes, prétendument édictés par un hypothétique Dieu Parfait et Infaillible, y compris dans ses (trop) nombreuses contradictions. Considérant l’islam, la chose est encore plus claire, puisque le mot « islam » signifie « soumission » : il s’agit de se soumettre à des textes prétendument rédigés par un prétendu prophète (qui ne savait lui-même ni lire ni écrire, et était surtout un chef de guerre) et attribués à Dieu. Il n’est donc pas question de discuter les « paroles de Dieu » !
Tout ce que ces monothéismes imposent est en opposition directe avec les principes mêmes de la vie. Vous comprendrez dès lors qu’il m’est impossible d’être un tant soi peu tolérant et d’accepter que soient impunément et librement imposés (et non proposés) ces mœurs, traditions et croyances qui vont contre tout ce que je considère comme réellement sacré, en ce compris la spiritualité vraie (qui est toujours et exclusivement un chemin solitaire et unique à chacun).
Pas plus que le monde ne sera débarrassé des tyrans, des dictateurs, des exploiteurs, tant que ne sera pas instaurée une vrai démocratie (il n’en existe pas), le monde ne sera débarrassés des charlataneries religieuses tant que les hommes continueront à perpétuer ces mythes et légendes, et surtout à y croire comme étant des vérités premières. Si encore l’on considérait ces écrits comme ce qu’ils sont, avec le recul et le bon sens, en en tirant, au mieux quelques enseignements philosophiques et quelques informations historiques sur les mœurs et croyances de leurs écrivains ... Mais non. Encore et toujours se dressent des illuminés qui s’indignent, parfois jusqu’au meurtre, que l’on mette en doute leurs croyances puériles. Ceux-là même qui pervertissent la notion de spiritualité afin d’en faire, par le biais de la religion, un instrument de contrôle et de domination des masses et par là, un instrument politique.
Mais mes blasphèmes ne sont finalement que l’énoncé de ce que sont les religions monothéistes, l’énoncé de ce qu’elles prônent, et l’énoncé de ce que font leurs suivants : l’énoncé de faits, vérifiables, mesurables, incontestables. Le déni (la plus prévisible des réactions humaines) ne fait rien à la choses : les faits sont là. Cet énoncé, que vous qualifiez (à juste titre) de blasphème, sachez que je ne le fait pas pour blesser ou indigner les croyants, mais parce que c’est moi qui suis - profondément et gravement - blessé et indigné par de telles croyances !
Les croyants inventent leur créature, puis lui rendent un culte : le principe même de l’aliénation. Je ne puis en silence tolérer la propagation de cette aliénation. Je ne m’exprime pas contre vous, ni contre les croyants, mais contre leurs croyances (des idées) et contre ceux qui utilisent ces croyances et ont un intérêt pervers à leur perpétuation. Ma démarche est sans doute vaine, puisque je m’adresse, en principe à des aliénés, c’est-à-dire des individus qui ont légué à vie leurs droits à un tiers, et se sont soumis à ses lois, des individus qui, en dépits du don d’intelligence que la nature leur a donné, ont délaissé cette intelligence (faculté de discernement) pour s’adonner à des croyances, quand bien même celles-ci s’opposent frontalement à leurs sens. Ils s’identifient à ce choix, qui détermine leur vie, leurs relations sociales et donne sens à leur existence. Il y a donc peu de probabilité que mes paroles seront entendues, moins encore comprises. Mais peu importe. L’important est de le dire, de l’écrire et de le revendiquer.
L’imposture religieuse finira, tot ou tard, par être révélée comme telle. En grec ancien, cette révélation s’appelle « apokalyptôs » - l’apocalypse. Pour conclure, je voudrait titiller votre bon sens, en vous demandant votre opinion à propos de cette histoire des caricatures qui a défrayé les chroniques il y a quelques années. La communauté musulmane s’était indignées de ces caricatures du prophète car elles étaient considérées comme outrageantes (blasphématoires, donc) et sous le prétexte que la loi coranique elle-même interdit toute représentation de Dieu. Par extension, le principe de non représentation de Dieu est donc de facto étendu à toute représentation du prophète (c’est-à-dire un être humain comme les autres). Ne percevez-vous pas là une forme d’idolâtrie ? Idolâtrie par ailleurs condamnée par le coran lui-même, et notamment dans ce passage précis qui interdit de représenter Dieu ? Intéressante contradiction, non ? ...
A vous entendre, bien que vous ne le disiez pas franchement mais de façon sous entendue, la « communauté musulmane » serait ceux qui cherchent le « comment mieux vivre ensemble » et les autres ceux qui « veulent imposer leur façon du vivre ensemble ».
Intéressante manière de renverser les choses, si l’on prend en compte le fait que l’islam, comme les autres monothéismes, ont pour tradition séculaire d’imposer leur manière de « vivre ensemble » : normal, c’est Dieu qui l’ordonne !
Seulement voilà : Dieu n’existe pas, excepté dans les esprits simplets de ceux qui veulent y croire. Pour tous ceux qui, comme moi et des centaines de milliers (de millions ?) d’autres, ne croient pas - ou plus - en ces fables et ces mythes, et de surcroit n’y voient qu’une déplorable perversion, ces « lois divines », nous n’en voulons pas.
Non seulement nous n’en voulons pas, mais nous estimons qu’elles sont (les religions monothéistes) : - une insulte à la vie (car une ode à la pulsion de mort) - une perversion de l’homme et de l’esprit humain (car elles inversent le sens de toute valeur) - une vision rétrograde, misogyne et phallocratique des relations hommes / femmes - une incitation au racisme, à la haine, à la violence, au meurtre, à l’esclavage (j’en passe et des meilleures)
En dehors de cela, comment mieux vivre ensemble ? Un piste de départ : débarrassons-nous des religions et de leurs traditions perverses, on aura déjà un espace de rencontre plus sein pour élaborer les bases d’un bon vivre ensemble.
Étant depuis peu joueur de MMO, j’ai découvert deux logiciels qui sont des perles pour communiquer via internet.
D’abord Team Speak (TS3), et ensuite Mumble. Ce sont des logiciels de communication vocale en ligne, gratuit jusqu’à une dizaine de personne, et payant (mais pas cher) pour plus. Ce serait certainement intéressant de créer une plateforme TS ou Mumble pour débattre et échanger en direct.