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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 11 juin 2012 15:41

    @ Thorgal

    Concernant votre autre objection, je suis en partie d’accord avec vous : l’absence de démocratie dans le système prétendument représentatif n’est pas la cause unique de tout ce qui cloche dans notre société. Mais cette absence de démocratie est bel et bien la cause fondamentale de notre impuissance politique, et l’analyse originale d’Étienne Chouard est, j’en suis convaincu, la bonne : si nous n’avons pas de démocratie dans nos régimes prétendument représentatif, c’est bien parce que les processus constituants ont négligé le conflit d’intérêts qui existe lorsque ce sont les gouvernants et gens de pouvoir qui écrivent eux-mêmes les règles du pouvoir. Je n’ai aucun doute là-dessus !

    Il est vrai, néanmoins, que même dans le cadre de véritables institutions démocratiques, tous nos problèmes ne seraient pas si facilement résolus. Une autre cause fondamentale est à l’origine de nos problèmes, c’est le système d’économie basée sur la monnaie. La monnaie est un système qui, en fin de compte, organise et perpétue le paradigme de la pénurie. Tant que l’on demeure dans une logique de pénurie et d’argent, il est évident que certains manqueront toujours de ressources, tandis que d’autres s’approprieront des quantités de ressources bien trop importantes. Tout découle de là : la notion de propriété, de thésaurisation, de compétition (il n’y en a pas assez pour tous, donc nécessité de se battre pour avoir sa part), de corruption et d’avantages différentiels (opposé au principe d’avantage mutuel). N’oublions pas que ce qui donne la valeur aux choses dans ce système, c’est leur relative rareté, qu’elle soit réelle ou artificiellement entretenue. La pénurie est donc inhérente au système monétariste.

    Il faut donc sortir de la logique monétaire et, primo, déclarer que l’ensemble des ressources de la planète sont le patrimoine commun de tous les êtres vivants de cette planète, secundo développer un système de gestion responsable (dans le respect des cycles naturels pour ne pas épuiser les ressources) et de distribution équitable. Ces idées sont largement développées dans le Projet Venus.

    Nous avons là, je crois, deux causes fondamentales de nos problèmes, la première relative à notre impuissance politique, la seconde relative à la perversion de nos sociétés par la corruption inhérente au système monétaire. Nous avons également deux propositions originales, novatrices qui représentent des alternatives sérieuses pour résoudre un bon paquet de problèmes.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 11 juin 2012 15:21

    @ Thorgal

    Le fait que la démocratie athénienne ait duré deux siècles prouve que leur système était robuste. A contrario, le fait que le système athénien ait disparu ne prouve pas qu’il était mauvais. Tout d’abord, les causes de la disparition du système démocratique athénien sont en grande partie externe, et étrangères au système lui-même : d’abord et principalement la guerre perdue contre Sparte, ensuite une vague d’épidémies meurtrières. Ce sont les oligarques qui ont repris le pouvoir après la défaite face aux spartiates qui ont défait les institutions démocratiques, et ils se sont débrouillé pour qu’elle ne reviennent pas. Leurs descendants se sont également bien gardé de rappeler ces principes démocratiques. N’oubliez pas : ce sont toujours les vainqueurs qui réécrivent l’Histoire.

    Cordialement,
    Morpheus

    PS : Non, ce n’est pas Étienne Chouard qui se cache derrière mon pseudo smiley Par contre, je suis en train de terminer le livre de Bernard Manin, et je suis donc particulièrement inspiré dans les répliques ...



  • Morpheus Morpheus 11 juin 2012 00:48

    Bonjour Mr Asselineau.

    Vous parler de « divorce entre les français et la classe politique ». C’est une façon de voir les choses. Mais peut-être que le désintérêt des français pour ces législatives traduit un malaise bien plus profond. Plus encore qu’une défiance envers la classe politique, je ressens un dégoût vis-à-vis du système. Les français (et ils ne sont pas les seuls en Europe) sentent que quelque chose cloche. Beaucoup ne savent pas quoi, c’est comme une écharde dans leur esprit. Ils n’y croient plus. Et comment le pourraient-ils ? Une tromperie, un stratagème, peut fonctionner un certain temps, mais à force, le subterfuge finit par devenir évident.

    Si la plupart n’a pas encore mis le doit sur la cause de ce malaise, d’autres, de plus en plus nombreux, ont cherché et ils ont trouvé la cause du malaise. Oh, certes, je vous l’accorde, beaucoup font la sourde oreille et ne veulent rien entendre (et peut-être faites-vous partie du lot). Mais je crois qu’à un moment donné, il faudra bien tendre l’oreille. Les personnes intelligentes ne peuvent pas rester éternellement dans le déni.

    L’écharde que j’ai évoqué est assez simple à énoncer : le système politique français, comme la plupart des systèmes des pays dit « démocratiques », ne sont pas des démocraties, mais bien des gouvernements (prétendument) représentatifs. Et la tromperie a justement été de faire appeler ces systèmes des démocratie, alors qu’un gouvernement (prétendument) représentatif, fondé sur le suffrage électif, est le strict contraire de la démocratie.

    Selon Rousseau, il y a une immense distance entre un peuple libre se donnant à lui-même ses lois et un peuple désignant des représentants pour écrire des lois à leur place. Madison ne considérait pas la représentation comme une approximation du gouvernement par le peuple, mais au contraire un système politique substantiellement différent et supérieur. Sieyès soulignait avec insistance la différence énorme entre la démocratie où les citoyens font eux-mêmes la loi et le régime représentatif dans lequel ils cèdent leur pouvoir à des représentants élus.

    Pour Sieyès en France, comme pour Madison au Etats-Unis, le gouvernement représentatif n’était pas une modalité de la démocratie, c’était une forme de gouvernement essentiellement différente et préférable.

    Mais préférable pour qui ? Selon eux, préférable pour tous, car ils s’estimaient eux-mêmes supérieurs en qualités et en intelligence, autant sans doute qu’en vertus, et donc seuls à même de gérer les affaires publiques. Ils ne voulaient donc en aucun cas d’une démocratie, et cela de façon ouverte et non dissimulée. Ce n’est que par la suite que les systèmes républicains auxquels ils ont participer à l’élaboration et l’instauration ont volé le nom de démocratie.

    Toujours est-il qu’après 200 ans de ces régimes, ont peut sans difficulté voir qu’ils ne sont pas - et de loin ! - préférable pour les peuples. Ils ne servent pas l’intérêt public, mais servent avant tout des intérêts privés, ceux des plus riches, et en particulier ceux des banquiers et des riches industriels. Ceux-là, qui possèdent déjà tout le pouvoir que procure la richesse financière, ont également volé le pouvoir de création monétaire (cela, au moins, vous n’en disconviendrez pas), non sans la complicité de traitres (je pèse mes mots) arrivés au pouvoir par ... les élections. A présent, avec la dictature des institutions européennes, ils ont donc tous les pouvoirs.

    Cela, les français (et d’autres en Europe) l’ont compris. Ils ont compris que c’est l’Europe qui dicte la politique aux états, et que la classe politique - de quelque parti que ce soit - n’est plus qu’une ribambelle d’exécutants qui d’une manière ou d’une autre, les trahis ou les trahira et, dans le meilleur des cas, sera impuissante à résister au politburo de l’axe Bruxelles-Strasbourg.

    Aristote a écrit "Je veux dire qu’il est considéré comme démocratique que les magistratures soient attribuées par le sort et comme oligarchique qu’elles soient électives (...)".

    Il semble que la solution à l’impuissance politique chronique des peuples (dont vous-mêmes êtes une victime en dépit de votre expérience politique) réside dans ce qui caractérise une démocratie : le tirage au sort, appuyé par une série de mesures dont les athéniens ont déjà montré l’efficacité., comme la rotation des charges (mandats courts et non renouvelables), la reddition des comptes (mandats impératifs), le referendum d’initiative citoyenne (RIC) et, surtout, le maintient exclusif du pouvoir décisionnel entre les seuls mains de l’assemblée du peuple.

    Pour parvenir à cela, ce qu’il faut, c’est une nouvelle constituante citoyenne. Et il est impératif que cette constituante ne soit en aucun cas élue, sans quoi : mêmes causes, mêmes effets. Ce n’est pas aux gens de pouvoir d’écrire les règles qui doivent les empêcher d’abuser du pouvoir.

    C’est là la cause fondamentale de tout le problème de l’impuissance des peuple : l’évident conflit d’intérêt lorsque ce sont les hommes qui se destinent ou qui sont au pouvoir qui rédigent la constitution, censée protéger les peuples contre les abus de pouvoir. De la même façon qu’un juge est récusé lorsqu’il a un intérêt pour l’une des partie à un procès, il faut récuser toute personne se destinant à l’un quelconque des postes de pouvoir. Il faut donc un Assemblée Constituante tirée au sort parmi le peuple.

    Je vous invite donc à lire l’excellent ouvrage de Bernard Manin, Principes du gouvernement représentatif.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 9 juin 2012 23:27

    Tu sais, Cigogne, moi et les lois, hein ...

    C’est comme l’Ancien Testament et les Tables de la Loi de ce bon Moïse : au mieux, elles peuvent servir de tranchoir à viande ou de planche à tartiner.

    (je sens que mon jeu de mot - qui n’est qu’un trait d’humour noir à haute teneur interprétative - va faire des étincelles, on va rigoler)



  • Morpheus Morpheus 9 juin 2012 23:22

    Quand le déni des faits est poussé à son extrême, le délire devient déni et inversion de sens et de propos, c’est véritablement (mais véritablement) pathologique, hein.

    Les « braves crétins » :

    1. ne défendent pas Ahmadinejad ou le régime irannien, mais dénoncent la diabolisation basée sur des mensonges et des manipulations grossières faites par les sionistes à leur encontre : ils dénoncent donc une propagande de guerre.

    2. ne prétendent pas que Ahmadinejad n’est pas antisionniste (il l’est, et les « braves crétins » aussi - en tout cas, le « barve crétin » que JE suis, est antisioniste, pas de doute !), mais qu’il n’est pas antisémite. Différence visiblement impossible à comprendre pour un zombie sioniste gavé à la propagande depuis la plus tendre enfance.

    3. les antisionistes ne veulent pas la mort des juifs, ils veulent la fin d’un régime raciste, fasciste, criminel et génocidaire, un régime qui est la honte de la communauté juive, un régime dans lequel de nombreux juifs à travers le monde ne se reconnaissent pas et ne veulent pas être associés.

    4. être critique d’Israël et en particulier de sa politique ouvertement sioniste ne signifie pas être un « allié objectif » du Hezbollah, ni du régime irannien ; cette accusation ne peut être le fruit que de déséquilibrés mentaux paranoïaques, incapable de formuler d’autres hypothèses que manichéennes : pour ou contre EUX.

    Conclusion en termes simples et compréhensibles par tous : c’est celui qui dit qui est.

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