Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Il existe en Belgique (en Wallonie) une minorité de républicain qui sont partisans d’un rattachement à la France. Ils ne sont pas très nombreux, mais ils sont présent. Une majorité des Wallons semblent attaché à garder une Belgique unie, même si ces dernières années un agacement de plus en plus marqué à l’égard de l’attitude flamande se manifeste. En ce qui me concerne, et bien que j’aime la France, que le français est aussi ma langue et ma culture, un rattachement politique à la France est exclu, la France étant une des pires républiques qui existe (derrière les USA) : une monarchie déguisée où l’on élit un Président qui a tous les pouvoirs. Très peu pour moi !
Hélas, je crains aussi de devoir décevoir tes espoirs, car les Belge - et les Wallons en particuliers - ne sont pas des grands leaders, ni non plus des conquérants. Si je devais résumer l’esprit wallon c’est : bons vivants, accueillants, simples, qui aime faire la fête et pas se prendre la tête. Le paradis pour les voleurs de pouvoirs. La Wallonie est traditionnellement ancrée PS (majoritairement) depuis des dizaines d’années (peut-être même un demi siècle, sinon plus), et il est très difficile de leur faire changer leurs habitudes. Ils marchent très fort au clientélisme, et le PS est le champion toute catégorie (les autres essayent aussi, surtout le MR, mais ils restent loin derrière le PS).
Par contre, ce qui pourrait être intéressant, surtout avec l’avènement du net, c’est de créer (nous, ici, maintenant) des plateformes transnationales. Les dissidents de différents pays d’Europe pourraient créer une agora commune et développer des sujets croisés et surtout des débats qui dépassent le cadre limité des frontières nationales. Ce serait, à mon avis, la bonne manière de lutter contre des institutions qui, elles, ont depuis longtemps dépassé les cadres nationaux. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, je ne pense ici nécessairement à une démarche internationaliste, c’est très différent. S’il me semble très utile (voir salvateur) de récupérer des protections douanières (et donc préserver le rôle national), il me semble également important de lutter ensemble (entre dissidents de pays différents) de façon unie, contre une clique de décideurs politiques qui eux parviennent à s’unir pour nous la mettre dans le c** bien profond depuis plus de cinquante ans.
Pour cela, il faut sortir des rhétoriques gauche >< droite / internationalisme >< nationalisme, mais construire une rhétorique citoyenne des peuples. Sans cela, nous seront toujours deuxièmes face à la bonne vieille tactique du diviser pour mieux régner.
En Belgique, nous avons un système proportionnel, pourtant je peux vous garantir que nous ne sommes pas plus en démocratie qu’ailleurs. C’est toujours une oligarchie, que l’on qualifie chez nous de « particratie » : les mêmes se retrouvent toujours dans les gouvernements, ils changent juste de fauteuil, et considérant le jeu des alliances, c’est bien d’avantage à un jeu de chaises musicale qu’autre chose que servent les élections. Inutile de dire que cette clique ne nous représente pas.
En Suisse, ils ont effectivement quelques outils de démocratie, comme le referendum d’initiative populaire, et ils sont plus proche d’une véritable démocratie.
[Cela en fait donc à priori un régime démocratique bien plus équilibré
que celui des malades mentaux actuellement à la tête d’Israël.]
Plus équilibré, sans doute (j’ai pas étudié la question, d’où le « sans doute »), par contre, démocratique, sûrement pas, puisque l’élection est par nature oligarchique (c’est le tirage au sort qui est de la nature de la démocratie - selon Aristote, notamment).
Cela dit, on ne va pas s’empailler sur ces détails, puisque sur le fond, nous sommes du même avis. Reste que la confusion entre démocratie et oligarchie, par le truchement de la croyance que « démocratie = élection » continue de me rester en travers de la gorge, c’est devenu un réflexe, je corrige.
Ces que vous dites est exact, mais j’étais au courant. C’est bien la raison pour laquelle j’ai mis « leur » en italique : c’est pour marquer une allusion entre « juste », « nation » et l’expression utilisée par les juifs (« les justes parmi les nations »).
Pour aller plus loin, j’emploie également le terme « nation », or, dans les textes hébraïques, le mot « nations » (au pluriel) est utilisé pour traduire le mot hébreu « goyim », qui ne s’applique que pour désigner les non-juifs. Les « justes parmi les nations » définit donc, comme vous le mentionnez, les justes parmi les non-juifs.
Pour être plus précis, le terme « goyim » se traduit plus spécifiquement pour définir, à l’origine, les « gentils », c’est-à-dire les étrangers qui n’adorent pas le Dieu unique. En latin, « gentiles » se traduit par « les nations ». Les auteurs chrétiens, par la suite, ont utilisé le terme « gentils » pour désigner les païens.
Donc, l’expression « juste dans leur nation » que j’ai employée est à multiples sens, ce que des kabbalistes ne renieraient pas
Par exemple, cela pourrait vouloir dire « juste dans leur étrangeté ». Ou encore « juste dans leur nation étrangère ». Ou plus subtilement « juste dans (la nation de) leur cœur ».