Je ne comprends pas ce pessimisme. Le français sera ce que les francophones en feront. Pourquoi le français serait-il plus menacé que l’italien ou l’allemand ? Ou encore que le hindi, le japonais ou le tagalog etc. ?
Évidemment si on ne veut pas le voir évoluer ni dans sa morphologie, ni dans son lexique, ni dans sa syntaxe, si on ne l’accepte que sous la forme d’une langue aussi parfaite que le latin cicéronien ou le sanscrit, c’est qu’on le regarde déjà comme une langue morte, mais alors ce n’est pas la faute du globish et on pourrait tout autant déplorer la mort de l’anglais de Shakespeare.
Pour mieux comprendre ce qu’est une langue dans ses divers registres, relisons le beau texte de Victor Hugo sur l’argot dans LesMisérables :
Je vous accorde que ce texte peut faire mal dans la mesure où sa richesse nous met devant notre propre misère et nous fait sentir cruellement tout ce que l’on a perdu en finesse et en éloquence.
Eh bien tant pis ! si le français meurt, il nous restera le chinois comme langue de civilisation... 法语不能死,不会死 !
(Pardon aux vrais sinophones, mon chinois vient de la vache espagnole Google Translate.)
Bonjour à tous. Cet article est plutôt confus. Reflette-t-il la confusion de la pensée de Pascal Bruckner, sophiste moins connu que son ancien compère Finkielkraut ? Ne serait-il pas plus sage vers l’Orient compliqué de s’envoler avec des idées simples ? Les choses précèdent les mots, le langage est imparfait et son ambigüité laisse la place à de nombreux malentendus. Il me semble que l’accusation d’islamophobie est utilisée comme symétrique de celle d’antisémitisme dont on sait qu’elle représente aujourd’hui une grave marque d’infâmie. Il existe une rivalité victimaire entre deux communautés religieuses, musulmane et juive. On pourrait d’ailleurs aussi ajouter les chrétiens, et personne ne peut nier qu’une christianophobie qui se traduit encore par des massacres de chrétiens continue de sévir dans le monde musulman. Il est vrai aussi que certains chrétiens « intégristes » semblent n’avoir pas encore digéré la perte de Jérusalem, de Constantinople et des États latins et rêvent encore d’en découdre au nom de la vraie foi.
Question à l’auteur de l’article : l’association islamophobe RIposte Laïque est-elle raciste ou non ? N’entretient-elle pas une paranoia antimusulmane qui tend à faire de tous les musulmans des terroristes en puissance ? Criminaliser toute une population, n’est-ce pas se donner de bonnes raisons de la maltraiter, de la spolier, de la bombarder, comme c’est le cas depuis des décennies au Proche-Orient ?
Autre question : une bombe ou une fusillade dans une mosquée sont-elles plus acceptables une fois qu’on a démontré que ce ne sont pas des actes racistes ?
Peut-être que les notices Wikipedia sur Asselineau dans d’autres langues sont plus neutres, et si c’est le cas il faut se demander pourquoi.
Curieusement, il y a des notices Asselineau en suisse alémanique, en bavarois, en piémontais, en lombard, en occitan, en écossais, et en flamand occidental. C’est assez amusant quand on sait qu’Asselineau est plutôt jacobin et s’oppose à la promotion des langues régionales, dans laquelle il voit une volonté de dissoudre les ensembles nationaux. Il est également assez surprenant de constater qu’Asselineau a droit à une notice en vieil-anglais (langue germanique médiévale, encore peu influencée par les langues romanes) et en esperanto. Difficile également de juger de l’objectivité des articles en russe et en japonais.
En règle générale, on peut dire qu’aujourd’hui quand un conformiste pratiquant plus ou moins consciemment l’omerta sur les sujets qui fâchent veut noyer son chien, il l’accuse de conspirationnisme...
J’ai quand même lu les premières pages du Voyage au bout de la nuit !... Céline se sentait certainement profondément français mais sa relation à la France et aux Français était pour le moins tourmentée. Inversement, on peut aimer la France sans se sentir Français, cela s’appelle être francophile. On peut vivre en France sans se sentir Français et cependant respecter et apprécier ce pays et ses habitants, en y menant une existence honnête, décente et travailleuse, comme c’est le cas semble-t-il de Madame Fillon et de bien d’autres...
Est-ce que le
docteur Destouches alias Bardamu se sentait Français quand il vivait
à Rancy ou à Fort-Gono en Bragamance ?
« Elle en a bien
besoin la race française [d’être défendue], vu qu’elle
n’existe pas ! (…) La race, ce que t’appelles comme ça, c’est
seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux,
puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la
peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du
monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C’est
ça la France et puis c’est ça les Français. »