Si je comprends bien nous sommes tous deux choqués visuellement par des néologismes de féminisation, mais pas pour les mêmes raisons. Chez moi c’est plutôt le (médiocre) latiniste qui renâcle à devoir accepter « auteure », « ingénieure », « sculpteure ». La bonne nouvelle c’est que ni vous ni moi ne sommes choqués à l’audition de ces néologismes, et une langue est d’abord parlée avant d’être écrite. Après tout, une langue vivante a aussi le droit d’hésiter avant de se fixer.
Tout de même, deux remarques à vos arguments : - les professions en -iste sont mixtes , comme par exemple artiste, anesthésiste, buraliste, etc. - « la maire » ainsi que « la ministre » sont en train de s’imposer dans la langue courante.
P.S. Merci de m’avoir fait découvrir la noble profession de mire et de miresse...
J’aurais dû préciser que c’est la féminisation orthographique des mots en -eur qui me semblait inutile car je n’ai rien contre une auteur, une procureur, une professeur, etc.