Ces échanges historiques documentés avec le Sultan indiquent on ne peut plus clairement
que Herzl, pour parvenir à ses fins sionistes, en dehors de toute morale élémentaire, s’était fait un agent de l’impérialisme anglais, français, lui-même complice, et pas désintéressé...
qu’il était hors de question pour les sionistes de la première heure de revendiquer la Palestine pour en faire un foyer national.
Au sujet de Théodore Herzl ce qui est moins ou peu connu est qu’il servit de petit commis de grandes banques européennes (et us peut-être) pour proposer au Sultan de la Porte Sublime « d’acheter » la Palestine (!) en contrepartie des dettes de l’empire ottoman.
Fallait oser, une telle inconvenance diplomatique ne pouvait sortir que de cet esprit colonialiste qui circulait sans vergogne dans le XIX° siècle en Europe !
Même s’il était riche bourgeois le deal ne pouvait être dans ses moyens.
« Pour mettre en place son projet en Palestine ottomane, il doit tout d’abord obtenir un accord de la Sublime Porte. Il rencontre finalement, après de nombreuses tentatives, le sultan ottoman Abdul Hamid II (1842-1918) en 1901 sans réussir à obtenir de ce dernier une quelconque concession. » (1)
Il fera une nouvelle tentative en 1902
Le Sultan fit répondre par la voix de son conseiller syrien Izzat el Abed qui l’a reçu, Abd el Hamid a dit : « la Palestine est un Waqf, il n’appartient même pas au sultan de la vendre. » (2)
Il n’y avait pas que l’antisémitisme dans l’Affaire Dreyfus 1894, il est question d’espionnage sur fond de revanchisme, ce capitaine n’avait pas pour lui que d’être juif, il était aussi alsacien germanophone (un agent de l’Allemagne ?)... cela en faisait un coupable idéal...
En coulisses de cette affaire il y avait également quelques révélations assez inavouables, de relations homosexuelles entre officiers... le genre de truc pas présentable ! surtout dans le milieu militaire et l’ambiance de l’époque qui n’était pas encore LGBTQIA+
Toujours est-il, l’historiographie, le narratif de l’historien (souvent sioniste) associe Théodore Herzl, ce grand bourgeois hongrois cultivé, à l’Affaire Dreyfus qui lui aurait donné des vapeurs... comme à tant d’autres aussi.
L’issue de l’Affaire Dreyfus, sa réhabilitation le 12 juillet 1906 suite au pourvoi en cassation, aurait inévitablement satisfait Herzl, malheureusement il a cassé sa pipe deux ans avant le 3 juillet 1904.
Comme Herzl n’a pas connu le dernier épisode de cette saga faudrait peut-être arrêter de mettre l’Affaire Dreyfus en figure de proue de la cause sioniste... d’autant qu’il me semble que rien ne laisse penser que cet officier « français » aurait épousé cette cause colonialiste.
Faut pas pendre la Déclaration de Balfour pour une déclaration d’amour, ni même de commisération pour les Juifs d’Europe...
Henry Campbell-Bannerman, Chef du Parti libéral de 1899 à 1908, il fut Premier ministre sous Édouard VII du 5 décembre 1905 au 3 avril 1908.
Relations internationales La mesure-phare du
cabinet Campbell-Bannerman est sans doute constituée par l’Entente
anglo-russe signée en 1907, qui consolide en Triple Entente l’entente
cordiale signée avec la France quelques mois avant son accession au
pouvoir (avril 1904). (...)
Par ailleurs, à l’occasion de la Conférence impériale de 1907, qu’il présidait, et durant laquelle le statut de dominion
fut entériné, Henry Campbell-Bannerman constitua une commission
d’universitaires internationaux pour réfléchir à l’avenir de l’Empire.
Seuls des extraits du rapport furent publiés. Celui-ci
suggérait, entre autres, de diviser le monde arabe en de nombreux États
et d’installer en leur sein, en Palestine, une colonie qui soit hostile
aux intérêts arabes et participe de leur division permanente [14]. Enfin, il posa les bases de l’Union d’Afrique du Sud en accordant aux États boers le droit au self-government. [14] « The Arab Scene 100 years After Campbell-Bannerman » par Awni Farsakh, Al Khaleej (EAU), 11 mai 2007. https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Campbell-Bannerman#