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  • njama njama 15 avril 2024 14:52

    A l’issue de cette bataille « Déluge d’Al-Aqsa » dans l’alternative d’une défaite de la résistance palestinienne sur ce front (car elle ne s’éteindra pas), et que les Gazaouis seraient déportés, une autre Nakba, expropriés, après avoir été massacrés (pogrom)..., nous serons très vite fixés sur les intentions de Netanyahou et de sa clique d’ultra-nationalistes religieux.

    L’exploitation du champ gazier du Levant dans les eaux territoriales de la Bande de Gaza, de même que le chantier du canal Ben Gourion, signeront la préméditation avérée du crime de génocide de ce gouvernement sioniste et de ses complices américains, européens...

    Réserves de pétrole et de gaz dans le bassin levantin (US EIA, 2013)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Leviathan_%28champ_gazier%29#/media/Fichier:Levant_Basin.png

    Projet du canal Ben Gourion

    https://www.globalresearch.ca/video-israel-destroys-gaza-control-world-most-important-shipping-lane/5839470

    Les travaux sont déjà engagés d’après cet article de SABA l’Agence de Presse Yéménite du 31 mars 2021

    Israël annonce maintenant début des travaux sur Canal Ben-Gourion, l’alternative au canal de Suez d’Egypte
    AGENCES, 31 Mars (Saba) - Après que Sissi ait signé l’accord de transfert de souveraineté sur les îles de Tiran et de Sanafir à l’Arabie saoudite, et après la transformation du col de Tiran en un couloir international, Israël a annoncé mardi le début des travaux sur le canal Ben Gourion, le canal alternatif au Canal de Suez de l’Egypte qu’il a annoncé il y a deux ans.

    ... https://www.saba.ye/fr/news3134794.htm




  • njama njama 15 avril 2024 11:43

    @Eric F

    Il faut considérer le sionisme pour ce qu’il est, et pas se laisser mener en bateau avec des considérations bibliques qui sidèrent de nombreux esprits et créé un brouillard sur l’histoire du sionisme contemporain.

    Est-ce qu’en jetant un éclairage sur les ressorts historiques du sionisme « israélien » (nationaliste), cela permettrait de dérider, de décrisper, les esprits encartés dans la version édulcorée, idéologisée de la création d’Israël ?...

    La situation en Palestine est un paquet de nœuds qui semble inextricable ! un nœud gordien !

    « Pogroms » (mot russe signifiant « dévaster, démolir violemment »)  « Historiquement, le terme désigne des attaques violentes commises sur des Juifs par des populations locales non-juives dans l’Empire russe et dans d’autres pays. Le premier incident à avoir été appelé pogrom serait l’émeute anti-juive d’Odessa en 1821*.Le terme entra dans l’usage courant avec les grandes émeutes antijuives qui balayèrent le sud de l’Ukraine et la Russie, entre 1881 et 1884, à la suite de l’assassinat du tsar Alexandre II. » Encyclopedie Multimedia de la Shoah

    « Le Manifeste du Parti Communiste », date de publication 21 février 1848

    Des témoignages indiquent que des Juifs commirent des attaques sur des Juifs, non pas pour des raisons antisémites, mais parce qu’ils avaient rallié l’idéologie communiste. Des « pogroms » dans lesquels Pétlioura et Jabotinsky auraient été impliqués, voir ma citation (Page 12) mon commentaire 14 avril 16:47

    L’histoire récente essaie de blanchir Pétloura sur ce point...

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Symon_Petlioura#Petlioura_et_les_pogroms

    Une chose paraît très certaine, c’est que ni Pétlioura ni Jabotinsky

    n’étaient intéressés par le « messianisme religieux » sioniste, que l’un et l’autre avaient ouvertement des tendances fascistes avérées, donc nationaliste et capitaliste, que leur unique préoccupation était de créer une nouvelle forme de nationalisme ethniquement juif... sous l’appellation de « foyer national »... peu importait où il se situerait...

    Cette forme de sionisme, purement politique, appert comme un nationalisme ethnocentré sans lien avec les racines bibliques.

    ------------

    « Jabotinsky affectionnait certaines méthodes autoritaires propres à l’Allemagne ou à l’Italie. Par dérision, Mussolini parla de lui comme du « fasciste juif ». » (pages 279-280)

    « En sa qualité de leader de l’aile socialiste du sionisme, Ben Gourion dénonça vigoureusement le « fascisme juif » et son chef Jabotinsky, qu’il n’appela plus que « il Duce » ou « Vladimir Hitler »  . » (page 282)

    Mais il n’y avait pas que Ben Gourion, et nous pouvons comprendre pourquoi en découvrant ceci sous la plume du même auteur (Georges Ayache, Israël – La naissance de l’État des Juifs, Éditions du Rocher 2008) :
    « Les sionistes de gauche traitaient les révisionnistes de fascistes et de « cliques d’assassins ». Pendant ce temps, les « chemises brunes » du Betar défilaient dans les rues de Tel-Aviv et de Jérusalem, déchirant les drapeaux rouges du mouvement de jeunesse des pionniers et rossant à l’occasion les membres du Mapaï. » (page 289)
    …qui était la branche socialiste du sionisme.

    Voilà donc l’homme et l’organisation auxquels Julius Margolin n’hésita pas à se rallier dès 1929.

    https://www.agoravox.fr/commentaire6616570

    -------------

    Revenons à ce qu’avaient été les activités précédentes de l’homme à la cause sioniste duquel il devait se rallier en 1929. Je m’en tiens ici aux informations fournies par Georges Ayache :

    « Les positions politiques de Jabotinsky se durcirent. Il tenta néanmoins de négocier la protection des Juifs d’Ukraine avec le gouvernement en exil de Simon Vassiliévitch Petlioura, lequel avait pourtant fait assassiner des milliers de Juifs. Cette initiative scandalisa ses amis sionistes. Il leur rétorqua froidement : – Je m’allierais avec le diable dans l’intérêt de la Palestine et des Juifs ! » (pages 272-273)

    Aussi curieuse et choquante qu’elle puisse paraître aux yeux de quiconque n’a reçu de l’Holocauste que la version idéologisée, cette dernière formule, qui vise ce nationaliste ukrainien plus que déterminé qu’était Petlioura, ne fait qu’illustrer la part d’émulation qu’un nationalisme peut toujours recevoir d’un nationalisme concurrent.

    source : Julius Margolin : un représentant de l’aile dure du sionisme
    par Michel J. Cuny (son site)
    vendredi 16 mars 2018

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/julius-margolin-un-representant-de-202370



  • njama njama 14 avril 2024 23:47

    Ce qu’écrit N. Bolchakov est intéressant cela donne du sens à l’émergence du sionisme juif dans la mesure où le but était - en dehors d’être anti-soviet - de maintenir une cohésion économique, ethnique, tribale... et non pas un sionisme pour cause d’antisémitisme, d’un antijudaïsme séculaire.

    (citations p 7 à 10)
    « On ne saurait fermer les yeux sur le fait que l’idéologie sioniste, pétrie de mysticisme judaïque, de vociférations nationalistes et conceptions racistes cherchant à prouver la suprématie de la « nation élue de Dieu » sur tous les autres peuples, relevée de démagogie sociale impudente, agit surtout sur des gens croyants, idéologiquement instables et politiquement inavertis. Les bonzes du sionisme font tout d’abord appel à l’émotion et non à la pensée, tablent sur l’ignorance de ceux qui ignorent le passé aussi bien que le présent du sionisme. Ils préfèrent aujourd’hui passer sous silence les raisons, le moment historique et les modalités de l’apparition du sionisme, pourquoi la corporation sioniste internationale a eu besoin de créer un « foyer national ». Or, le sionisme n’est apparu en tant que « mouvement de libération nationale du peuple juif » , comme le prétendent les sionistes, mais comme une entreprise capitaliste

    On sait que le Trust colonial juif (T.C.J.) créé par l’Organisation sioniste mondiale en 1898* était, selon Nahum Sokolow, l’un des premiers théoriciens du sionisme, un instrument financier du mouvement sioniste dans la poursuite de l’objectif principal : le développement industriel et commercial de la Palestine et des pays voisins [9]. Il s’agissait donc d’une entreprise capitaliste. Son capital initial était d’environ deux millions de livres, somme considérable pour l’époque. Les colonialistes britanniques étaient intéressés au succès de l’entreprise. Dans le sionisme, ils voyaient un moyen de combattre le mouvement de libération nationale au Proche-Orient, une sorte de « corps de janissaires » pour la protection des frontières de l’empire britannique. Mais à l’époque déjà, les objectifs du sionisme dépassaient de loin la simple colonisation de la Palestine. Créer un « foyer national » . Peu importe où : puisqu’on envisageait l’organisation d’un « État juif » en Ouganda ou en Argentine. [10] Cela était nécessaire à la grande bourgeoisie juive, étroitement liée à l’impérialisme, surtout pour garder sous son influence les masses des travailleurs juifs. V. Jabotinski ne le cachait pas : « C’est avec un vif regret que je vais devoir décevoir le lecteur naïf qui a toujours cru que nous étions enfermés dans le ghetto par la mauvaise volonté du pape ou d’un quelconque Kurfürst [un prince]
    Bien sûr il nous a enfermés, mais seulement quand nous l’avions déjà fait nous-mêmes, depuis plusieurs siècles. Nous avons nous-mêmes, de notre plein gré, créé le ghetto. (Souligné par l’auteur). Ceci a duré jusqu’au moment où commença en Europe la marche victorieuse de la grande révolution industrielle. Pendant toute la première moitié du XIX° siècle, cette marche appliquait dans presque chaque État l’égalisation des classes, faisait éclater les collectivités fermées. Deux antiques « palissades » furent les plus éprouvées : celle qui entourait le village et celle qui encerclait le ghetto.
    C’est à ce moment que naquit et s’organisa avec une force surprenante un sionisme étatique actif. Les instruments artificiels du particularisme national ne pouvant plus tenir, il devient urgent de prendre en main le moyen naturel de particularisme : le territoire national. » [11]
    L’isolement des Juifs au sein de ghetto fut un moyen commode pour la bourgeoisie juive et les serviteurs du culte de tenir les Juifs pauvres, de s’enrichir à leur dépens. L’écroulement de la « palissade » encerclant le ghetto a eu pour résultat que dans les pays européens les travailleurs d’origine juive se sont mis à participer de plus en plus activement à la lutte de classe contre le capitalisme, aux mouvements révolutionnaires. Les détacher de ce combat, les enfermer dans un nouveau ghetto, spirituel cette fois-ci, telle fut la mission sociale confiée au sionisme par la bourgeoisie dont il était l’œuvre. Lénine écrivait en 1903 : « Est-il possible que l’on puisse invoquer le hasard pour expliquer que précisément les forces réactionnaires de toute l’Europe, et surtout de Russie, s’insurgent contre l’assimilation des Juifs et s’efforcent de perpétuer leur particularisme ? » [12]
    L’histoire de la Russie et de toute l’Europe fournit de nombreux exemples confirmant que la réaction était intéressée au succès du sionisme. (...) »

    [11] V. Jabotinsky. L’État juif, pp. 19-20
    [12] V Lénine. Œuvres, t. 7, p. 99.



  • njama njama 14 avril 2024 23:17

    @Eric F

    Jabotinsky (1180—1940) et Pétlioura (1876— 1926 mort assassiné à Paris) sont tous deux russes de provinces devenues plus tard ukrainiennes, le premier originaire de Odessa, la second de l’oblast de Potlava au nord de l’Ukraine.

    Il y a eu des pogroms dont certains antisémites, d’autres non parce qu’ils ne visaient pas les Juifs mais les soviets, dont parmi eux des judéo-soviets. Donc des pogroms pas antisémites.

    Il faut se replacer dans l’époque de la fin du XIX°, début XX°, de l’essor de l’idéologie communiste.
    La société juive n’est pas différente des autres, elle a sa classe dirigeante dans la haute bourgeoisie, sa classe moyenne et son prolétariat.
    Le communisme se présentait comme clivant pour la diaspora juive, et donc perçu comme un danger qui remettait en question l’ordre social (tribal), d’où l’émergence de l’idéologie « politique » sionisme à distinguer de celui religieux véhiculé essentiellement pas les protestants et anglicans anglais, écossais.



  • njama njama 14 avril 2024 19:26

    @Eric F
    Il n’y a plus grand monde pour croire encore à la solution à deux États, Israël n’ayant jamais eu l’intention d’arrêter de coloniser... ce qui est vérifiable.
    Netanyahou s’était vanté d’avoir fait échouer les Accords d’Oslo...*

    Ses propos de l’époque laissent d’ailleurs penser que la violence extrême, démesurée contre les Palestiniens « civils et combattants » qui se déroule à Gaza depuis octobre était « préméditée » de longue date !
    il ne manquait plus que l’opportunité pour l’accomplir, offerte par le Hamas (?) ou le Hamas piégé par Tsahal... avec l’arrière-pensée d’expulser les Gazaouis, de les exproprier ? de se débarrasser de la question palestinienne (?)
    * Netanyahu : This is how I broke the Oslo Accords with the Palestinians

    https://www.youtube.com/watch?v=3-5hUG6Os68&list=PLr3Hcr8NfiqT1u3biii9_zwle0MvSRynQ

    (traduction du sous-titrage anglais) @ 0:54 >> L’essentiel est avant tout de les frapper, non pas une fois, mais plusieurs fois, si douloureusement que le prix à payer en sera insupportable. Pour l’instant, le prix n’est pas insupportable.
    [Je veux dire] une attaque à grande échelle contre l’Autorité palestinienne, leur faisant craindre que tout soit sur le point de s’effondrer.
    C’est la peur qui les amène...
    Attendez, mais là encore, « le monde » dira que nous sommes des agresseurs.
    -Ils peuvent dire ce qu’ils veulent.
    - Tu n’as pas peur de ce qu’ils vont dire, Bibi ?
    - Non.
    Surtout aujourd’hui, avec les États-Unis. Je sais comment ils sont.
    L’Amérique est quelque chose que vous pouvez facilement manœuvrer et avancer dans la bonne direction.

    ...
    lire la suite  : https://www.agoravox.fr/commentaire6692093

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