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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 2 janvier 2018 11:20

    D’abord je rappelle que Michéa recommande à raison de ne pas confondre les termes de radicalisation (qui se rapporte aux racines) et d’extrémisme (qui se rapporte, au contraire, à une vision jusqu’au-boutiste d’une idéologie quelle qu’elle soit).

    Il y a certes un mouvement laïciste-laïcard qui se montre incapable de la moindre compromission, pourtant nécessaire à tout dialogue et à toute négociation, et cela s’appelle de l’extrémisme. Tout comme il existe un extrémisme qui se réclame de l’islam (puisque c’est de cela qu’il est question dans ce pays depuis des années, en filigrane, avec l’apparition d’un voile dans les rues et la sphère publique, qu’on ne voyait presque pas il y a 30 ans).

    Ça va être compliqué de discuter entre extrémistes... Personne ne convainquant personne, ça se termine en général dans les tribunaux ou au couteau.

    Si on revient aux racines de la laïcité (racine = radical), il ne s’agit pas d’anti-cléricalisme fondamentaliste... Mais tout au contraire, du respect des convictions de chacun, où chacun doit faire un effort pour se faire accepter dans la communauté générale, ce qui n’est certes pas ce qu’on observe de la part de certains, qui affirment désormais ne pas reconnaître le pays qui les accueille, voire affirment une volonté de destruction de celui-ci. Ils me semblent cependant encore largement minoritaires, la seule différence étant qu’ils n’avaient pas accès à une parole publique il y a encore quelques années. Mais tout arrive avec internet, les « réseaux sociaux » et l’inconséquence actuelle de nos politiques décadents et sans boussole en terme de sens commun, de bien commun, d’intérêt commun, et qui n’agitent que la division, dans laquelle beaucoup tombent d’ailleurs très facilement, d’un côté comme de l’autre, et j’y inclus l’extrémisme laïcard qui fait virer des élèves des écoles pour un bout de chiffon sur la tête au lieu de favoriser un débat public sain. Cela ne fait que renforcer la position inverse. Il ne s’agit pas d’une lutte de territoire avec du terrain à perdre ou à gagner, mais d’affirmer les principes d’un pays d’accueil, sans écraser l’autre sous le marteau d’une pseudo justice qui ne sert ici que la provocation envers des populations opprimées parmi d’autres, et qui elles se servent de l’islam comme d’un instrument identitaire à la manière d’une arme de légitime défense.

    Il faudrait que chacun puisse comprendre la position de l’autre et qu’un terrain de débat soit instauré. Au lieu de ça, chacun agite son pavillon en excitant l’autre, et on n’arrive à rien : la situation empire car elle ne peut qu’empirer dans un tel contexte hystérique.

    La laïcité implique certes que les membres de telle ou telle religion renoncent aux signes ostentatoires, ainsi qu’au prosélytisme. La laïcité n’est pas censée, quant à elle, être une idéologie religieuse qui se remarque par l’absence totale d’identité, hors du néant de l’appartenance à une « république » moderne, entité par excellence de l’anéantisation des groupes et des individus qui seraient sommés de se fondre dans une société sans identité autre que son appartenance au grand marché mondial. C’est clairement un des points que contestent certains extrémistes de l’islam qui prônent en fait un retour à des valeurs plus essentielles (avec toutes les dérives que cela nourrit chez les esprits les plus incultes, les plus violents et les plus réactionnaires). On peut ne pas être en accord avec ceci, encore faut-il saisir tous les tenants et aboutissants de la situation, et cesser de camper sur une position psycho-rigide et intenable, qui a pour angle mort tous les torts des sociétés capitalistes occidentales amorales, car cela ne fait que servir l’argumentaire des extrémistes religieux en tous genres.



  • Nycolas 18 décembre 2017 21:14

    @microf
     Noël est une tradition beaucoup plus vieille que Jésus...



  • Nycolas 18 décembre 2017 19:52

    @rosemar
     C’est définitivement votre seul argument. « Ce n’est pas drôle car ce n’est pas un sketch ».

    Moi je me demande à quel autre degré que le second on peut prendre cette blague... C’est tout. Pour la prendre au premier degré, il faut vraiment avoir le sens réactionnaire et la pensée-réflexe chevillés au corps. Qu’on en rigole ou qu’on n’en rigole pas n’est même pas le sujet... Si on commence à vouloir empêcher les gens ou les humoristes de plaisanter sur le côté grotesque de la vie, des gens, des beaufs, et des choses en général, il ne faudra pas pleurer si advient un monde aseptisé et ennuyeux où tout ce qui risque potentiellement d’offenser quelqu’un est interdit et, surtout, sanctionné.

    Surtout que, je crois, suivant les points de vue des gens, tout peut potentiellement offenser quelqu’un. A part peut-être certaines blagues qu’on se raconte au CP, et encore... il faudra sans doute, à l’avenir, trainer en justice tout enfant ayant plaisanté sur l’un de ses camarades parce qu’il est trop ou pas assez bronzé, trop ou pas assez grand, trop ou pas assez ceci ou cela (oui, les enfants sont cruels, et sans vouloir l’encourager (les bêtises de cour de récré ne m’ont jamais fait rire) ils sont à notre image, vouloir légiférer sur ce qui fait l’humain, c’est déjà nier l’humain, sous couvert de « respect des minorités visibles » et autres expressions politiquement correctes à la con).



  • Nycolas 24 novembre 2017 11:36

    @bibou1324

    Vous allez un peu loin. Un auteur ne peut bien évidemment pas maîtriser les moindres détails de ses textes, mais ça ne l’empêche pas d’essayer... Lorsque j’écris, il y a toujours un lot de choses cachées, de jeux sémantiques, etc. En fait, cela va parfois si loin que même un prof ne penserait pas à des choses pareilles, tout simplement parce qu’il n’est pas dans la tête de l’auteur, et c’est là que le bât blesse... Quand les professeurs prétendent dire ce que l’auteur a voulu dire, alors qu’ils ne voient que l’apparence première du texte, ce qu’on leur a appris à détecter dans leur apprentissage. Mais aucun apprentissage ne saurait rendre la diversité des intentions des auteurs existants, d’autant que souvent, le professeur ou le système éducatif projettent leurs souhaits voire leurs fantasmes sur le travail de l’auteur, qui est parfois à l’opposé de ce qu’on espérait qu’il voulait dire (je pense par exemple à comment fut interprété le premier livre de Céline, applaudi par la gauche, alors que Céline, pour faire un gros raccourci, était plus proche de l’anarchisme de droite, en fait sa sincérité fut tour à tour applaudie puis condamnée, parce qu’on voulait la faire entrer dans un carcan politiquement correct, déjà, afin de pouvoir en faire un modèle pour les générations à éduquer, c’est à dire, à formater, précisément ce que ne devrait pas être un roman, en fait, mais il faut prendre en compte cette velléité de formatage pour comprendre pourquoi beaucoup d’auteurs sont encensés et choisis pour être présentés à l’école : ils servent de monument national, avec toujours une bonne dose de manichéisme, avant de servir de modèle artistique, avec toutes les nuances que l’art impose souvent, comme système d’esthétisation de l’étude anthropologique)...

    Le problème est la volonté d’un système éducationnel de normer son éducation, qui est inévitable, quand on ne peut faire entrer dans une norme la totalité des auteurs, artistes aux objectifs aussi divers que ce sont des individus différents. Une étude littéraire approfondie demande de connaître parfaitement un auteur, de se référer aux meilleures biographies, de connaître leur correspondance (ce qui deviendra quasi impossible avec les mails), de savoir ce qu’en disaient leurs contemporains et leurs proches, quand un cours sur Hugo ou Zola se réfère la plupart du temps à quelques généralités assez superficielles et effectivement souvent fausses ou exagérées : on se focalise sur les apparences du texte et des détails parfois anecdotiques et inutilement épuisants pour celui qui étudie, sans saisir que, bien souvent, il faut prendre de la hauteur pour apercevoir le véritable motif que l’auteur avait tenté de dresser, à l’échelle d’un roman.



  • Nycolas 13 novembre 2017 15:20

    @sleeping-zombie

    Certains utilisent encore « garce » non comme une insulte mais pour différencier un garçon d’une fille... C’est la connotation qui a presque fait disparaître cet usage. Déjà le politiquement correct, donc, bien que cela ne dérange personne de dire « gars » ou « mec » pour désigner un homme, et si nous avons aussi les mots d’argot « nana » ou « nénette », ils sont quand même d’un usage moins commun.

    Nous avons aussi époux et épouse. Bref la langue n’est pas responsable des abus qu’on veut lui faire supporter, et en effet, ces tournures qu’on veut nous imposer sont insupportables, lourdes, laides, et quasiment illisibles. J’ai toujours refusé de les utiliser, par respect pour les femmes et les hommes qui me lisent.

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