« Au commencement était le chaos » nous rappelle une intervenante. Et
l’homme rationnel tente de l’organiser. L’irrationnel « est immense. Il
nous submerge », poursuit-elle.
« Au commencement était le Verbe », exprime la tradition monothéiste.
Apparemment, vous avez pris parti sur ce sujet : n’y avait-il donc que des athées dans ce café ?...
1/ Dieu, l’Unique, l’Unicité. OK. Tout ce qui vibre, palpite, existe est manifesté par une Source unique, intelligente, qui Fait et qui Veut. Ce qui explique que tout obéit à des lois universelles (lois physiques, par exemple).
2/ Mais au milieu de cela, une époustouflante disharmonie apparait : la somme constamment renouvelée des abominations et souffrances humaines. Mal, malheurs inouïs, horreurs, laideurs, bassesses...
D’où : « Si jamais il devait exister ça serait un beau fumier »(dixit dup). Voir aussi Bakounine :« ...il faudrait s’en débarrasser ».
La contradiction est la solution.
En effet, en bonne dialectique, c’est dans la synthèse effective des points 1 et 2 que résident l’issue, la compréhension et en corolaire la possible fraternisation en lieu et place des guerres d’opinions et de religions. Une piste : pourquoi ce Dieu si puissant a-t-il commis l’imprudence absolue de donner la liberté à la bestiole que je suis ? Erreur ou clef du problème ?
Utilisons cette liberté dans l’effectif et concret amour : « La loi de l’amour dont Théodore Monod disait qu’elle n’avait jamais été essayée » (vous pensez, « aimer » le Taliban prêt à désintégrer l’infidèle que vous êtes, ou le malade qui vient de tuer mon enfant !!! )
Comment essayer concrètement la Loi d’amour ? Voilà de mon point de vue la question prioritaire. Car après, la synthèse se fera par résorption du point 2.
Mais pour commencer, pour pouvoir prendre l’amour comme socle pour tout mon comportement, qu’est-ce que ça veut-dire aimer l’autre, tous les autres, quels qu’il soient !!!???
« Ce que vous ne feriez pas lors d’une conversation réelle face à votre correspondant, ne prenez pas AgoraVox comme bouclier pour le faire. »
C’est comme au volant d’une voiture : bien protégé à l’intérieur de sa caisse, le courageux fait un bras d’honneur à celui qui l’agace.
Pour ma part je souhaiterais que l’esprit de cette charte soit pleinement respecté : enfin un espace, librement construit où les arguments sexpriment dans un vrai désir d’échange, de progrès par le débat. Et que chacun se rappelle que « les insultes sont les arguments de ceux qui n’en ont plus ».
Je ne suis pas dans la peau des décideurs et ne sais pas ce qu’ils ont fait ou non pour parvenir à obtenir le respect de ce précepte sans lequel ce Forum ne deviendrait qu’une nouvelle foire d’empoigne comme tant d’autres, mais je regrette ces mesures d’exclusion et je espère qu’eux aussi. Cependant, au risque de choquer, je n’adhère plus à l’dée, qui me semble théorique, d’un absolu de la liberté d’expression (« liberté, que de crimes a-t-on commis en ton nom ») et j’y préfère l’art de savoir tout dire dans le respect et la fraternité.
Eh oui, la fraternité. Tout républicainement.
Alors, revenez, les exclus, si vous êtes décidés à exprimer vos arguments avec courtoisie et civilité : c’est peut-être moins immédiat mais c’est essentiellement républicain, et très formateur !
Et pour revenir au thème de ce fil : en voilà qui, pour dire non à... quelque chose, ont utilisé des moyens sortant du contrat du vivre ensemble (eux l’ont accepté, les enfants ne signent rien en naissant...).
Ce sujet me fait penser à la question connexe du lien entre les désaccords/différences et les sentiments : puis-je être en profond désaccord sans pour autant porter des sentiments tels que haine, colère, mépris (voir la teneur hargneuse de certains posts), faculté des plus utiles pour aboutir à la fraternité républicaine .
Sans doute les relations avec les parents influencent-ils cette précieuse capacité.
En cela, le thème est intéressant à explorer.
Mais le sujet m’apparaît à la fois trop vaste, le nombre de cas de figures, d’enjeux psychologiques, de situations culturelles, etc... rendant difficile une réponse générale ;
et à la fois trop réduit, en ce qu’il cible le non à la famille et pas au milieu environnant (ce que j’aurais préféré) .
Pourtant, on le sent proche d’être extrêmement pertinent et actuel, mais délicat à manier.
Trois angles : philo, psycho, politique.
PHILO
Naissant puis grandissant, je m’aperçois très tôt, avec parfois grand étonnement, que souvent les adultes ne sont pas « comme il me semble qu’ils devraient être » : ils ont des « défauts » !
A l’enfant, étymologiquement naïf, cela apparaît souvent « anormal ».
Et de fil en aiguille, le monde se révèle habité (pas seulement, heureusement) de la somme infinie des erreurs, compromissions, mensonges, malignités, inimitiés et autres réjouissantes perles de culture de nos prédécesseurs.
Comment ne pas les en tenir pour responsables ?
Et donc aussi nos parents ...
Oui mais voilà, à moi de montrer ce que je sais faire ! Et assez rapidement aussi, mes actes me mettent dans le même sac que tout le monde.
A partir de là, respect, tolérance. Même s’il va bien falloir prendre ses distances sur certains points.
PSYCHO :
Tout a sans doute été dit, de Folcoche à la difficulté de dire non au crime incestueux.
D’une famille à l’autre, d’un enfant à l’autre, rien à voir.
Difficile de résumer...
Juste un souhait : que les parents parviennent à percevoir les différences et divergences de leurs enfants comme des occasions d’enrichissement, sans quoi ce sera pire vis à vis des autres différences qu’ils rencontreront hors de leur famille.
POLITIQUE :
De la difficulté de dire non aux traditions parfois tellement cruelles (mariages forcés, interdiction de mariages inter-religieux, excision, circoncision, brûlage des veuves,...).
C’est ce point qui me paraitrait le plus intéressant à creuser, mais les victimes ou « complices » s’exprimeront-ils ici ?
Il serait à ce sujet sans doute bien utile (utopique ?) d’élaborer une aide à savoir dire non dans ce genres de situations.
En conclusion : voir quel miel pourra être sécrété à l’issue de l’enquête.
Vous accédez donc apparemment à la liste infamante des critères fournie par la Miviludes qui instaure en quelque sorte le délit de « mal-consommation » ?!!! Ne vous apparait-il pas choquant, ce critère de « l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels » ? Peut-être auriez-vous avantage à étudier les liens de M et Mme Fenech avec divers organes de presse et groupes d’intérêt économique avant d’utiliser pour votre démonstration une grille de lecture tendancieuse digne de certains régimes trop fameux.
Ceci dit indépendamment du sujet réel de votre article.