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olaf_le_preux

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  • Premier article le 12/06/2009
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Derniers commentaires



  • olaf_le_preux 27 juin 2009 12:59

    Merci pour cet article sur un sujet si important.

    Qui pose à sa manière la récurrente question de ce qui peut être appelé « progrès »...
    Nous sommes plus renseignés que nos grands-pères sur le sujet, mais sommes nous devenus plus sages ?



  • olaf_le_preux 22 juin 2009 23:16

    Quelle est la ligne de partage entre ce qui nous choque et ce qui ne nous choque pas ?

     

    A lire les orientations collectives que prennent les réactions des lecteurs dans tel ou tel sens, pourquoi cela m’évoque-t-il le mouvement de certains bans de poissons ?

    Comme si une aimantation fédérait certaines mentalités. Nous reconnaissons-nous à l’intuition pour nous regrouper sous une même bannière ? Sont-ce des choix fondamentaux profonds qui nous font nous insérer dans tel ou tel mouvement d’idées ?

     

    Certes ça pourrait être un peu blessant d’être comparés à des poissons - sauf si on considère que d’après certains, nous dériverions du cœlacanthe.

    Mais pourquoi par exemple, Zen, êtes-vous suspicieux sur les comportements entourant la question des amalgames dentaires (« Y aurait-il donc un silence entretenu sur la question, un refus de savoir, un déni de réalité ? », cf votre article que j’avais lu avec intérêt à l’époque) et apparaissez-vous prêt à considérer que combattre les dérives issues de la trop grande influence des firmes pharmaceutiques et autres influences économiques dans notre système de santé serait pratiquement synonyme de charlatanisme ou d’obscurantisme ?

    Et à donner le Bon Dieu sans confession au corps médical constitué ?

    Serait-il l’unique société humaine exempte de disfonctionnements ?

    Du coup, avec Socrate et Voltaire pour les soutenir, Merck, Roche et Novartis par exemple n’ont plus rien à craindre de Molière. Ni de Rabelais.

    Allez Jean-Baptiste, console toi, peut-être un jour parviendrons-nous à réfléchir avant de penser…

     

    On dirait que les problèmes sanitaires tels que la question des hormones de croissance, du Vioxx, de la présence préoccupante d’antibiotiques dans l’environnement, etc…n’ont pas eu lieu ou alors qu’ils ne tirent pas à conséquences.

    Sans oublier que, par exemple, la multiplication des maladies dégénératives, la décroissance nette de la fécondité masculine et l’augmentation vertigineuse du nombre de cancers dans nos sociétés modernes semblent en grande partie liées à un mode de vie où la chimie à une place inouïe dans l’histoire de l’humanité.

     

    Un des raisons de ce soutien étonnant est peut-être que l’indubitable efficacité acquise pour tel ou tel effet attendu (antibiotique, antalgique, chirurgie…) fait que l’on a tendance à valider et respecter la discipline dans son ensemble : la Médecine avec un grand « aime ».

     

    Pourtant, c’est une activité multiple, avec ses succès, ses échecs, ses erreurs, ses excès, ses gloires et ses grandeurs.

    Et ses dangers.

     

    Mais peut-être plus qu’aucune autre, parce qu’elle touche à ce qui m’est si précieux, mon corps, alors ça, « c’est pas des choses qu’on rigole avec ».

     

    Du coup, que des laboratoires mettent sciemment sur le marché des substances dont ils connaissent pourtant la nocivité, est-ce que les montants énormes des investissements nécessaires à la recherche ne nous incitent-t-ils pas à penser : « Si c’est le prix à payer pour que la médecine progresse et puisse bien me soigner quand j’en aurai besoin… » ?

     

    Pourtant, à bien y réfléchir, quand on m’exprime qu’on veut combattre les « Coûts exorbitants [de notre système de santé] en perpétuelle augmentation, les pollutions des corps, des sols et des rivières, jusque dans notre eau de boisson », l’émergence « de nouveaux risques sanitaires qui ne sont absolument pas maîtrisés. » je prête une oreille attentive et favorable.

     

    Quelle est la ligne de partage entre ce qui nous choque et ce qui ne nous choque pas ?...

     



  • olaf_le_preux 13 juin 2009 15:07

    A Deneb,

     

    Merci de votre question.

    « Et quel serait alors ce « sens » qui vous est si cher ? »

    Ce que dit essentiellement l’auteur sur ce sujet, c’est que le problème de beaucoup d’adhérents à une notion de finalité, de sens, est de vouloir asseoir leur démarche par des arguments non rationnels, sur un sens venant de textes sacrés différents, divergents et souvent incohérents. Aussi nous faudrait-il, si on voulait replacer le concept de sens dans une démarche rationnelle, utiliser la finalité comme notion « opératoire ».

    A emplir de conceptions validées selon des méthodes rationnelles.

    A la base, il s’agit de bien voir que la non-finalité est un postulat, respectable au niveau strictement logique, tout autant que celui d’Euclide, par exemple, mais nullement un fait démontré.

     

    A Daniel R.

    Vous dites :« Vous passez du concept « matérialisme scientifique » à « matérialisme » tout court, ce glissement est pernicieux et nuit à votre thèse ».

    D’accord avec vous, il serait sans doute mieux de remplacer « matérialisme » par « matérialisme scientifique » dans ma phrase. Merci.



  • olaf_le_preux 13 juin 2009 11:19

    A tous les contributeurs,

     

    Trêve de généralités, je vous parle de moi.

    Voilà la problématique où je me trouve : comment prendre et assumer ma place dans la société des hommes.

    Je m’explique : de mentalité sourcilleuse, je ne peux ingérer aucune conception qui ne m’apparaisse cohérente, cohérente avec les faits que je connais, raisonnable.

    On ne se refait pas…

    C’est donc par une pente assez naturelle que mes pensées s’enchainent pour tenter de résoudre autant que faire se peut les contradictions qui se présentent à moi.

    Et dans cet effort pour m’extirper de toutes les croyances, approximations et erreurs qui rôdent inévitablement dans notre culture, autant chez moi que chez chacun d’entre nous (je ne vexe personne en disant quel nul individu ni nulle société ne sait tout ?), je me suis heurté il y a quelques mois à certaines incohérences, au moins apparentes, qui m’apparaissent irréductibles, dans la représentation du monde qui prévaut actuellement en Occident.

    Et en particulier dans le Darwinisme.

    Ne pouvant adhérer aux dogmes des religions connues (Bible, Coran, Védanta,…), je me suis trouvé en quelque sorte pris entre deux feux.

    Malgré le fait d’avoir lu, réfléchi, échangé, assisté à des conférences et cherché auprès des écrits des scientifiques spécialisés, pendant environ un an, ces contradictions n’ont pu être levées.

    Par personne.

     

    Que faire ? Trahir ce qui nous tient lieu de raison ? Je dis « nous » puisque celle de mes interlocuteurs non plus n’a pu lever ces problèmes.

    Laisser tomber et me dire que ce n’est pas important ?

    Qui pourrait conseiller de ne pas s’assumer soi-même ?

    Alors, comme ce livre que je présente correspond pleinement à l’état de mes réflexions, j’ai voulu en parler publiquement…

    Eh bien, seul un ou deux mails, parmi ceux qui n’apprécient pas que l’on s’interroge ainsi, se place sur le plan du débat d’idées susceptible de me faire avancer.

    Et encore ne parlent-t-ils pas vraiment du coeur du livre - qui n’est nullement la véracité d’une conception finaliste mais le rappel que la théorie contraire, essentiellement formalisée par Jacques Monod, repose sur un postulat.

    Et ce n’est pas l’auteur qui le dit, c’est Monod lui-même : « …le postulat de base de la méthode scientifique : à savoir que la Nature est objective et non projective » (Le hasard et la Nécessité).

     

    Par ailleurs, merci Michel Maugis pour votre effort pédagogique constructif.

     

    Mais puisque les expressions ont surtout concerné la question de l’évolution Darwinienne, dont parle en effet beaucoup l’ouvrage, j’aimerais profiter du concours des participants pour vous proposer un petit défi qui me permettrait si vous le réussissiez, de comprendre comment peut penser un darwiniste convaincu et nous faire ainsi progresser de concert.

    Car comme je l’écris plus haut, bien qu’admettant l’évidence des mutations légères ne provoquant pas l’apparition d’une nouvelle espèce (couleurs des papillons, cas d’école célèbre, par exemple…) et de celles des organismes pratiquement élémentaires tels que les virus et les bactéries, dès que ça devient plus « sérieux » et que ça se complexifie, je « coince »…

    Cela concerne le problème de l’apparition des oiseaux volants.

    1/ Enoncé de la problématique :
    Pour s’envoler, l’oiseau doit avoir plumes, cœur, poumon, os spécifiques et muscles, coexistant et parfaitement aboutis dans une harmonie qui impressionne qui l’étudie.
    Une progression, une mutation progressive, est-elle envisageable ? Peut-être à partir d’un dinosaure ?...
    Le premier « candidat » aurait-il pu commencer à « voleter » ?
    Doté d’ailes susceptibles de le porter, même sur quelques mètres, celles-ci n’auraient pu commencer à se développer que parce que leur progressive apparition lui apportait un avantage adaptatif…Lequel ? Quel avantage d’avoir des ersatz d’ailes au lieu de membres avec des mains ou des pieds ?????
    - En plaine, au contraire de courir plus vite, il en aurait été ralenti (le mouvement des membres antérieurs nécessaires à la course n’a rien à voir avec celui nécessaire à l’envol, il lui est même contradictoire) et rendu plus vulnérable pour ses inévitables prédateurs. Sa prévalence sur les autres membres non « évolués » de son espèce aurait été impossible.

    - En forêt, quelle transformation imaginer qui lui soit favorable ? Planer ? A partir d’ailes épanouies oui, mais les stades intermédiaires, indispensables, l’aurait empêtré terriblement. L’absence de mains pour grimper, s’accrocher…rend cette hypothèse impossible. Fonctionnellement, ça n’est pas envisageable.
    Un animal planant (type écureuil volant) aurait-il pu se transformer vers une morphologie d’oiseau ? Encore plus impossible dès qu’on y réfléchit…
    Les théories disponibles (origine dinosaurienne, ou autres…) sont balbutiantes.

    2/ L’expérience que je propose :
    Mais peut-être que je passe complètement à côté…Alors ?
    Creusons-nous les méninges, imaginons, soyons créatifs : si ça a existé, et qu’on sait que cela est apparu par transformations progressives, par un mécanisme qu’on dit certifié et qu’on décrit jusque dans son fonctionnement intime premier (erreurs dans la duplication des éléments génétiques donnant des variations gardées ou non selon les avantages adaptatifs induits), on devrait bien pouvoir trouver !

    Et donc, je vous suggère d’essayer de produire une représentation graphique, même sommaire, mais convaincante, montrant la continuité de cette naissance de l’aviation animale selon le modèle darwinien, comme cela a été censé être fait en imageant la succession de générations de simiens donnant progressivement naissance à des hominiens et à des hommes ! (Si vous ne crayonnez pas, vous pouvez l’imaginer dans votre tête…)
    Moi je ne vois pas…

    Si vous obtenez une séquence intéressante, s’il vous plait, faites le nous savoir et parlez-en sur ce fil, ça profitera à beaucoup et me rendra moins bête...
    Sinon, vous n’aurez pas perdu votre temps, vous aurez réfléchi…
    Vous avez là une bonne occasion d’agir pour la science, pour vos idées. Alors si ça vous chante, à vos neurones !



  • olaf_le_preux 16 mai 2009 18:35

    A Zen,

    Les 3 termes que vous utilisez, qui commencent tous par « auto », décrivent cette « tension » comme « autonome », on pourrait dire auto-générée (Attention : vous parlez de tautologie. Définition de tautologie : "Vice logique consistant à présenter comme ayant un sens, une proposition dont le prédicat ne dit rien de plus que le sujet". Je ne pense pas que vous vouliez dire ni que la vie en tant que phénomène ni que votre argumentation soit un vice logique).

    Partons de votre formulation : la vie se serait « auto-générée ».

    Est-ce dire qu’elle aurait généré ce qu’elle est ? Le serpent se mord la queue, et même pour ce faire, il faudrait donc qu’il commence par exister, par apparaitre, ce serpent...

    Est-ce à dire qu’elle se développe à partir de racines (éléments de Mendeleiv, acides aminés, etc...) permettant cette génération ?
    Si oui, on retombe d’une part sur le problème de la probabilité mathématiquement calculée voisine de zéro que les constantes ultra précises nécessaires à la vie aient été engendrées par des reproductions aléatoires d’éléments constitutifs matériels sans « logiciel », « soft » et d’autre part sur la nécessité d’un moteur suscitant ces réplications. Lui-même auto-généré ? Et ces éléments racines : auto-générées ?... on retombe sur un problème d’origine.

    Est-ce à dire que vous envisageriez une génération spontanée ex-nihilo ? Je vous fais crédit que non.

    Que pensez-vous en fait ?

    Pour ma part je conçois que :
    - ce qu’on appelle matière n’est pas bien défini,
    - ce qu’on appelle évolution n’est pas bien défini,

    - personne n’a encore su trouver et exprimer une description convaincante de la genèse de l’univers et de la vie,

    - les intuitions des uns et des autres contiennent potentiellement du vrai et du moins vrai même s’ils sont de « l’autre camp »,

    - cette situation devrait nous amener à coopérer et non plus à vouer nos « adversaires » aux gémonies, eux qui sont nos alliés, notre salutaire poil-à-gratter.
    Ecoutons-nous plus sensiblement, nous nous entendrons peut-être.
    Par exemple, vous parlez de Teilhard et de sa vision christique : cela nécessiterait plus de nuances, au risque sinon de l’assimiler aux croyances des différents et divergents catéchismes.
    Or il y a chez lui une analyse factuelle du retournement de l’évolution sur elle-même (je résume), dont je ne vois pas comment on peut la contester et qui a son intérêt.
    Il y a chez de nombreux chercheurs de chaque bord, bien des vérités à approfondir, à confronter, à imbriquer, à mélanger dans l’éprouvette du débat.
    Mais notre propension à classer et étiqueter, et la conception instantanément religieuse de la notion de téléologie chez les modernes rend cette alchimie improbable.

    C’est pour cela que je plaide pour la cohabitation des deux postulats : non finalité et finalité.

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