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Onegus

Onegus

Un homme parmi les Hommes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2007
  • Modérateur depuis le 10/09/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique









Derniers commentaires



  • Onegus onegus 12 avril 2008 01:02

     Mon pauvre Philou, je suis la question Tibétaine depuis plus de 20 ans, je me suis rendu sur place à plusieurs reprises et pas toujours avec un visa, je suis proche de la communauté en exil depuis plus de 10 ans et j’ai lu à peu près tout ce qui existe sur le sujet. Le simplisme, c’est de ramener 1 témoignage complètement ridicule pour tenter de nier une réalité. Votre Elisabeth Martens a vu ce qu’on a bien voulu lui montrer. Allez donc voir par vous-même et amusez-vous à sortir des "parcours flêchés" par les autorités chinoises, vous verrez ce qui va vous arriver. J’ai pu le faire, parce que j’étais accompagné par des Tibétains de l’intérieur. Votre étudiante est bien naïve, il suffit pour s’en persuader de lire ça : "J’ai été surprise par la facilité de contact avec les lamas qui se promenaient en rue et allaient faire leurs courses à l’épicerie du coin ; c’est loin de l’image de nos moines cloîtrés derrière leurs murs." Encore une qui en était resté à "Tintin au Tibet", visiblement... Votre Elisabeth a vu de Lhassa à peu près ce que les touristes japonais voient de Paris... Oui, la politique chinoise s’est "adoucie" depuis les années 90, oui on interdit plus l’usage du Tibétain à l’école, oui on détruit moins les temples (enfin ceux qui ont survécu à la révolution culturelle, c’est-à-dire dans les 10 à 15 %) et oui la pratique religieuse est à présent "tolérée" et même mise en spectacle à Lhassa pour les touristes comme votre Elisabête...

    Quant au Dalaï-Lama effigie politique, la pauvre fille est vraiment totalement inculte ou bien imprégnée par la propagande chinoise, pour la grande majoritée des Tibétains de base c’est une image pieuse, un peu comme celle de Jean-Paul II pour les polonais... Que les Chinois y voient un symbole politique est une autre affaire, mais sans doute votre amie trouve-t’elle normal qu’on envoie les gens en tôle pour la simple possession d’une photo...

    Bref, vous auriez vraiment pu vous dispenser de relayer ce pitoyable témoignage qui, je n’en doute pas, doit figurer dans les dossiers de Chine Nouvelle...

    NB : Vous ne connaissez visiblement strictement rien à la question tibétaine, ce n’est pas de votre faute, le sujet n’était franchement traité par les médias en dehors de quelques niaiseries hollywoodienne jusqu’à ce jour... La vitrine à touristes mise en place à Lhassa et devant laquelle s’extasie benoîtement votre "experte" n’a rien à voir avec la réalité des conditions de vie des Tibétains qui continuent à fuir le sort qui leur est réservé.

    Et puisque vous aimez les témoignages, regardez donc ces images, c’est du "tir au Tibétain", un jeu pratiqué tous les hivers par les gardes chinois dans les cols himalayens...

     



  • Onegus onegus 11 avril 2008 23:14

     Pourquoi faire des parallèles qui n’ont pas lieu d’être ? "Rétablir les faits" ? Mélenchon &Co ? C’est pitoyablement ridicule. L’invasion du Tibet est un fait, l’occupation militaire du Tibet est un fait, la répression chinoise est un fait, la destruction de la quasi totalité du patrimoine historique millénaire du Tibet est un fait, la colonisation par transfert de populations Han est un fait, l’interdiction de l’enseignement et de l’usage du tibétain durant plus de deux décennies est un fait, etc.

    Certes, au bout de cinquante ans d’un ethnocide planifié, on peut dire aujourd’hui que "le Tibet fait partie intégrante de la Chine", même si c’est là un constat de "real politik" bien sordide... Mais il semble que ça ne suffisent pas à certains, qui se croient obligés d’en rajouter une couche pour salir et humilier un peuple martyrisé depuis 50 ans par un régime totalitaire...

    Pauvres Tibétains, pris entre la propagande atlantiste qui instrumentalise leur drame à des fins anti-chinoises et les arriérés du petit livre rouge qui relaient l’ignoble désinformation chinoise à leur égard, ils vont encore être les grands perdants de cette histoire...



  • Onegus onegus 11 avril 2008 22:44

     "Les doux moines expliquaient même que le fait de dépecer les cadavres des pauvres tibetains, la vulgaire plèbe, pour les jeter aux vautours était un acte écologique mais curieusement, les moines ne contribuaient pas à cette oeuvre écologique."

    Quelle bêtise, quelle ignorance... La voie des airs était le rite funéraire le plus largement pratiqué, essentiellement pour des raisons pratiques, y compris pour les moines (à ne pas confondre avec les lamas).

    Incroyable la masse de crétineries qu’on peut lire sur le Tibet en ce moment, effectivement ceux qui l’ouvrent le plus sur la question ne semblent pas être allé beaucoup plus loin que "Tintin au Tibet"...

    Les rites funéraires pratiqués par les Tibétains varient selon les contraintes imposées par la nature du lieu et son climat, mais également selon la qualité du défunt. Le corps du défunt se dissout dans l’un des cinq éléments : les funérailles célestes pour l’air, les funérailles de l’eau pour l’eau, la crémation pour le feu et l’enterrement pour la terre6.

    La pratique des enterrements est peu fréquente. La nature du sol, souvent très dur, en est la raison principale, mais la conviction que cette pratique entrave la réincarnation des défunts est parfois invoquée. Selon certaines sources en effet, elle serait réservée aux criminels, qu’on ne souhaite pas voir réincarnés, et aux personnes décédées de maladies contagieuses, pour lesquelles les autres rites funéraires ne sont pas envisageables7.

    De même, dans les régions de haute altitude où le bois est rare, la crémation n’est employée que pour les lamas et les personnalités, à l’exception toutefois des plus hauts dignitaires religieux dont le corps est conservé par embaumement6.

    Les rites funéraires les plus courants mettent en pratique le principe bouddhique de charité, qui conduit les Tibétains à offrir leur corps auxpoissons ou aux vautours. On distingue ainsi deux types de funérailles :

    • les funérailles de l’eau, pratiquées uniquement dans certains cas particuliers, certaines sources mentionnant les mendiants, veufs, veuves et autres Tibétains les plus pauvres6 ;
    • les funérailles célestes ou sépultures de l’Air, pour la majorité de la population.

    Ce dernier rite se pratique encore dans quelques centaines de sites sacrés au Tibet8. Les officiants en sont les ragyapa, caste tibétaine spécialisée dans ces fonctions. Ces derniers, après avoir placé le corps du défunt sur un rocher sacré, le dissèquent, puis broient ses os, qu’ils mélangent parfois avec de la tsampa, laissant les vautours se charger de l’élimination des restes funéraires.

     



  • Onegus onegus 11 avril 2008 22:29

      "Il est prouvé maintenant que ce n’est ni la police ni l’armée qui ont attaqué à Lhassa mais bien au contraire des émeutiers professionnels qui ont agressé des civils chinois."

    Rien n’est prouvé et rien ne sort car le Tibet est aujourd’hui bouclé, et puis de toutes façons "des émeutiers professionnels" ça bosse pour qui les payent. Très certainement les chinois ont noyauté les premières manifestations en utilisant des casseurs, tous les pouvoirs font ça, et il y a des voyous et des collabos même chez les Tibétains.

    Et pour finir votre "amicale " France-Chine" est une source à peu près aussi crédible que la défunte France-URSS...



  • Onegus onegus 9 avril 2008 04:31

    Félicitations à l’auteur pour ce qui me semble être la meilleure analyse francophone sur le rapport des médias de masse aux événements dramatiques du 11 septembre 2001. 

    La force de son article est que sa qualité exceptionnelle illustre parfaitement son propos : le glissement du journalisme véritable (c’est-à-dire réellement indépendant) du champ des médias classiques à celui du Net dans le monde de l’après-11 septembre.

    De très nombreux journalistes « encartés » vont sans doute rêver longtemps d’avoir pu écrire un papier pareil...

    Je partage complètement l’analyse que fait Taïké Eillée du brûlot de Redeker. Il ne suffit pas d’adosser le tampon « Philosophe » à la signature d’une tribune dans Le Monde pour que le lecteur croit entendre la voix de la Raison. Il suffit en revanche de parcourir les 200 commentaires de lecteurs générés par l’article pour se rendre compte que le discours a vécu. Redeker est un prof de philo plus connu pour ses soucis avec un allumé de l’islam sur le web que pour la profondeur de sa pensée. Sa contribution au Monde n’était qu’une énième tentative de nous persuader que le simple fait de se poser des questions à propos de la version « officielle » du 11 septembre fait de chacun de nous un antisémite en puissance...

    Heureusement, il est clair que cette construction intellectuelle sans fondement trouve chaque jour un peu plus ses limites.
    La thématique « conspirationnisme-révisionnisme-antisémitisme » est un jeu sémantique odieux et insultant quand on sait qu’aux USA les gens les plus impliqués dans la demande de vérité sur le 11 septembre sont pour beaucoup des proches de victimes ; mais c’est un jeu qui semble aujourd’hui devoir faire long feu...

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