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Paradisial

Paradisial

De loin, l’air hautain, en m’approchant, on découvre un être très altruiste. D’apparence infantile, ma jovialité est plutôt angélique. Mon coeur large m’invite à sourire au monde entier. Chevaleresque, j’ai également l’esprit du sacrifice. Scrupuleux, ma conscience m’est une amie fidèle. Exigeant envers moi-même, je le suis également envers les gens. Fin sans quelconque hypocrisie, ma galanterie est spontanée envers le monde entier. Seule exception : les arrogants me sont des êtres translucides, je ne les calcule jamais. Très sensible à la sensibilité des autres, je deviens impassible quand on veut trop abuser de la mienne. Calme, je ne permets pas à la bêtise humaine de me faire déchaîner. Mon majeur défaut est celui d’être perfectionniste.

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  • Paradisial Paradisial 8 décembre 2007 23:56

    Chère Claude,

    Voilà une pensée que je venais de rédiger cet après-midi en réaction à une remarque formulée par Crumpet.

    - irrationnalités chrétiennes

    J’y étale les reproches islamiques à l’égard du Christianisme (Paulisme, faudrait-il dire) tel que réinventé par l’Eglise après le départ de Jésus de ce monde.

    Prenez l’héritage christique, écartez-en ces irrationalités pauliennes, et vous vous retrouverez dans la religion originelle et originale (celle de tous les prophètes).

    Benoit16, Evangélistes, soumissions, pfff.

    Le terme ISLAM (soumission) n’a aucune signification péjaurative en arabe telle celle ressortant dans d’autres langues et/ou celle rappelant le passé de l’Eglise comme institution politique. La traduction la plus convenable que l’on pourrait faire dudit terme serait : bonne résonnance.

    Remontez au sommet de cette file, et lisez très très doucement.



  • Paradisial Paradisial 8 décembre 2007 23:28

    Salut à vous Claude et le Furtif, et re-Salut Cyp,

    Je ne saurais infiniment me répéter. Il se fut un temps j’avais produit une contribution dans un article rédigé par Philippakos.

    Son contenu tente de répondre plus ou moins à la question posée par Le Furtif. Il ne faudrait pas l’approcher de façon littéraliste. Ce fut une esquisse, il mérite d’être peaufiner pour devenir assez explicite (car il se pourrait qu’il ne le soit pas assez).

    Sans tarder, voilà le lien interne :

    Aucun verset coranique n’y figure.

    On pourrait invariablement le nommer : pourquoi ne sommes-nous pas dans un paradis ?

    Si vous vous y rendrez, je vous invite à y méditer amplement la métaphore de la lumière. C’est l’exemple le plus édifiant dans l’essai, et il s’inspire d’une idée développée jadis par le philosophe Al Ghazâli.

    Merci pour votre intérêt partagé.



  • Paradisial Paradisial 8 décembre 2007 23:19

    Erratum : ... Originelle et Originale ... puis .... maux....



  • Paradisial Paradisial 8 décembre 2007 23:12

    Pixel,

    Toute philosophie incapable de répondre à nos questions existentielles serait veine et perte de temps. La théosophie islamique est d’une excellente qualité, et elle ne s’est jamais opposée à la raison ou à la science, mais s’en était systématiquement servie (quoiqu’ont en disent les détracteurs) ; elle a de tout temps existé, quoiqu’ayant reculé à l’écroulement de la civilisation islamique voilà 6 siècles.

    Les philosophes musulmans d’aujourd’hui restent incapables de produire quelque chose de plus délectable que leurs anciens frères d’antan.

    Relire le philosophe arabopersan Al Ghazali est un ravissement pour mon esprit. Des fois, il m’arrive de considérer que la philosophie islamique régressa à cause de cet homme : les philosophes musulmans ont été incapables de produire quelque chose de plus somptueux, car cet homme avait atteint le paroxysme de la pensée théosophique et de la philosophie transposée à la religion, de plus, avec un grand lyrisme littéraire, qu’il fut appellé carrément Hujjatu al-Islam, que l’on pourrait mal traduire par : la Preuve Eclatante de l’Islam. Toutes les oeuvres qui furent écrites après ne surent rivaliser la beauté de ses textes et la rigeur de sa réthaurique. Seuls les occidentaux pensent qu’Avéroes fut le rival digne de réfuter Al Ghazali.

    Les religions telles que vous les percevez sont le reflet de la perversion de LA RELIGION, celle originelle et originelle, par toutes sortes de corruptions. Ne laissez pas les corruptions tordre votre regard de LA RELIGION.

    Si vous n’avez pas lu Al Ghazâli je vous le recommande vivement.

    Fermons cette parenthèse.

    La religion est une harmonie (le texte au sommet de la file parle accessoirement de cette double harmonie quand il compare l’état de l’homme (et son attitude) et l’état de l’univers (face à leur Originateur).

    La religion a pour finalité de mettre l’homme en bonne résonance avec son créateur, mais aussi en bonne résonance avec les autres hommes (car la première résonnance ne saurait être acceptée sans la seconde, et la seconde ne saurait être bien appréciée sans la première). Là c’était ma propre définition.

    Dès que l’on entrerait dans une mauvaise résonnance on n’est plus dans le cadre d’une telle définition, donc en dehors de la religion.

    La religion n’est pas étouffante pour qui sache la considérer avec largesse du coeur et de l’esprit, ni n’empêche le dialogue chez quiconque ayant la même largesse du coeur et de l’esprit.

    « L’homme sensé est celui qui se juge lui-même et œuvre pour la vie future. Tandis que l’homme faible d’esprit est celui qui se laisse conduire par ses passions souhaitant que Dieu lui accorde tout ce qu’il désire » [Le Prophète].

    Pixel, n’interprêtez pas la religion selon vos passions ou selon les dérives des autres. Please.

    Faites un peu de désimprégnation (par rapport à tous ces mots qui ébranlent la planète : cette grande institution sociale), et effectuez votre propre quête, sainement.



  • Paradisial Paradisial 8 décembre 2007 22:23

    Cyp,

    Admettrait n’être qu’une allumette se consummant c’est avouer l’insignifiance de notre vie, et notre inaptitude à lui trouver de sens. Dès lors, penser à la mort comme une extinction ne pourrait qu’effrayer.

    Une allumette se consumant, accordez lui une conscience, et vous pourrez dès lors imaginer combien elle pourrait se tordre (dans son esprit) se sachant approchant d’une fin après laquelle il n’y aurait pas de retour.

    Va-t-elle s’inventer, en un tel moment, un Dieu, un papa de substitution comme vous dites, pour se rassurer (de je ne sais quoi !!!) ?

    Le rapport du croyant face à Dieu n’est pas l’aboutissement de frayeurs et de besoins de rassurance quant à la vacuité de nos vies périssables. Le croyant (musulman) ne cherche pas de vides à combler ou à substituer.

    Le musulman n’est vraiment croyant que parce qu’il parvient à développer la certitude en un Dieu Originateur et Créateur.

    Une telle certitude ne puit s’appuyer sur des doutes.

    C’est en tentant d’apprendre et c’est en apprenant à cerner les empreindes de Dieu dans la création (grâce à un oeil et un esprit vifs) que l’on parvient à s’assurer qu’il y est un Originateur à Tout l’Existant.

    Il n’y a pas autre chemin vers la croyance que celui de la raison, par l’unique contemplation profonde et rationnelle de TOUT ce qui nous entoure.

    Là est la première des démarches à entreprendre, la plus primordiale.

    Pour s’y prendre, il n’y a pas meilleure façon que de se désimprégner de l’ensemble du background-spirituel familial, social, culturel et historique, afin d’écarter toute mauvaise influence et toute incidieuse turbulence. L’Islam nous appelle à ce genre de remises en cause.

    Après la fameuse question « Quelle est l’Origine de la Création ? », viennent alors en série et en odre plein d’autres questions existantielles :

    • Si la Création prouverait l’intervention d’un Créateur, celui-ci se serait-il manifesté à l’humanité ?!
    • Sous quelles formes l’aurait-il fait ?!
    • Les tendances spirituelles s’apparentent-elles toutes à des manipulations humaines ou seraient-elles les traces de la manifestation d’un tel Créateur ?
    • Ces tendances spirituelles peuvent-elles toutes être considérées comme des religions, de vraies religions ?
    • Comment faire le tri pour reconnaître les vraies religions ?
    • Quels sont les messages et les particularités de ces religions ?
    • Quel constat peut-on avoir à l’issue de la comparaison de ces religions ?
    • Quelle est la religion qui représenterait le plus de cohérences, le plus de logique, le plus d’universalité, le plus de simplicité vers laquelle nous serions tentés de pencher à l’issue d’une telle comparaison ?!
    • Quel serait alors le sens de la vie ?
    • Quel serait la mission de l’homme sur la terre et dans la société ?
    • Y a-t-il quelque chose après la mort ?
    • Y a-t-il un Au-Delà ?
    • Y aura-t-il un Jugement ?
    • Contiendrait-il un paradis et un enfer ? ...
    • Et le tout, toujours, pourquoi ?!! pourquoi ?!!

    Poser dans chacune des religions, à l’issue de chacune de ces questions, un pourquoi, et évaluer la rationalité des réponses fournies aiderait pas mal celui qui serait dans une telle quête à faire le tri parmi les différents courants théophysiques.

    Tenter de trouver des réponses à de telles questions ce n’est pas chercher des rassurances, mais c’est tenter de trouver un sens à notre vie, et à notre existance.

    Du moment où on finit par être croyant, on n’est plus effrayé (dans l’Islam) par la mort ou par quelconque épreuve de la vie. La mort au yeux du croyant finit par se réduire qu’à un passage d’un monde éphémère vers un monde où il n’y aurait aucune autre mort mais la vie éternelle.

    Le musulman considère la vie ici-bas comme un tremplin. Si l’athée tente de ne se fixer qu’au tremplin, le musulman lui se doit d’oeuvrer pour les deux vies, comme disais-je en haut, sans abus, ni excès, ni outrages : oeuvrer pour la vie ici-bas comme si on aurait à vivre éternellement, tout en oeuvrant pour l’au-delà comme si on aurait à mourrir demain ; càd trouver le juste milieu entre le spirituel et le matériel, entre le temporel et l’atemporel, entre le terrestre et le céleste, sans excès ni négligeance. Hummm, quel délice, et quelle joie de vivre, wawwww.

    Souvent il m’arrive de répéter cette pensée :

    • Nous sommes tous des enfants de la terre, notre corps est de la poussière d’étoile, la planète est notre mère, notre berceau, notre tapis, notre lit et notre futur tombeau.
    • Notre corps est une barque pour une âme en voyage vers une résidence éternelle, pour laquelle nos actes sont notre passeport.

    Qu’il est fort beau et moralisateur de se savoir en un tel voyage (et non se consumant telle une allumette) en toute certitude.

    L’Islam me permet cela.

    Même sans Islam j’aurais toujours conservé une excellente morale de vie. En me défaisant de ma spiritualité, on ne saurait retrouver une brute. L’Islam est un plus pour moi : un système théophysique très rationnel, un système de pensée d’une philosophie réformatrice, un cadre de vie équilibré et équilibrant, un art de vivre et une motivation de vie très délectables.

    Un conseil : relisez en profondeur le texte in sus (définissant philosophiquement l’Islam).

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