@Decouz Ben voyons. René Guénon est plutôt un Franc-maçon qui comme tout Franc-Maçon a cherché à mettre en place une religion universelle. René Guénon n’intéresse que les Musulmans et ses théories sont sans valeur. Son relativisme n’est pas reconnu par l’Eglise Catholique. Si vous voulez garder ce personnage trouble, gardez-le, mais il ne vous aidera pas vraiment à convaincre des catholiques.
« les Protestants, les Orthodoxes adorent t ils le même Dieu que les Catholiques » Pour la plupart, sans aucun doute. Il adorent bien un Dieu amour que l’islam refuse. Il y a un moyen sûr pour un chrétien de reconnaître un autre chrétien : la présence de l’Esprit-Saint dont les dons apportent charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi. La présence de l’Esprit-Saint illumine tellement ces personnes de la Joie de Dieu que cela ne passe pas inaperçu pour ceux qui en ont déjà fait l’expérience.
« Sauf aussi que l’Eglise, enfin une église, a perdu de sa superbe... » Vous aimeriez bien, mais non. C’est vrai que dans les campagnes, ont ne va plus guère à l’église, mais je vous assure qu’il y a des endroits où les églises deviennent trop petites. En fait, l’église constitué de pêcheurs comme les autres religions, mais Jésus en est bien le centre. Jésus a besoin de nous pour que d’autres se tournent vers lui, il ne fait rien sans passer par les hommes qui lui font confiance. Donc, même si certains ne sont pas prêts à lui faire confiance, il en reste assez pour permettre le développement du christianisme. Il a suffit qu’un jeune garçon offre 5 pains et 2 poissons pour que Jésus nourrisse 5000 personnes. A chaque grande crise dans l’Eglise, Jésus a suscité de grands saints comme St François d’Assise. Aujourd’hui, nous voyons apparaître de plus en plus de charismes distribués par l’Esprit-Saint. Ces charismes permettent des guérisons, de chasser des démons... Ces signes sont très forts pour ceux qui les reçoivent et l’islam n’est pas en état de rivaliser.
Quelque part, la question ne se pose plus. Les historiens disposent de suffisamment de sources pour rétablir la vérité sur la genèse de l’islam.
L’islam est bien né d’une hérésie judéo-chrétienne, de groupes qui se revendiquaient à la fois comme juifs et Chrétiens (Ebionites et Nazaréens), mais dont le motif de l’hérésie est le refus de l’amour de Dieu, tel qu’il a été enseigné par Jésus. Sans cet amour, l’application d’une loi devient indispensable pour contrôler le comportement des croyants et le Coran se présente bien principalement comme une norme juridique.
Donc la différence principale entre le Dieu des Chrétiens et le Dieu des Musulman c’est l’amour.
On a beau chercher parmi le 99 noms d’Allah dont la récitation est un monument de la spiritualité musulmane, on n’y trouve ni Amour, ni Père. Si le mot amour est présent 133 fois dans le Coran, il s’agit soit de l’amour des hommes pour Allah, soit l’amour d’Allah pour les hommes qui ont un comportement particulier. Il s’agit donc d’un amour relatif qui introduit une loi : « Allah aime ceux qui... » et non un amour absolu et illimité. Par contre dans la récitation des nom d’Allah dans l’islam on trouve des horreurs comme « Al-Mountaqim » : Le Vengeur, « Al-Djabbar » (ǧabbār) : le Terrible, Celui qui domine et contraint par la violence, le Contraignant, le Réducteur, « Al-Moutakabbir » (mutakabbir) : l’Arrogant, l’Altier, l’Orgueilleux, Celui qui se magnifie, « Al-Qahhar » (qahhār) : le Tout et Très Contraignant, le Dominateur suprême, le Redoutable, celui qui soumet, qui asservit.
Il s’agit bien d’asservir les Musulmans au pouvoir temporel, l’Amour de Dieu est insupportable pour les califes car l’amour rend libre alors que la loi asservit.
L’examen minutieux du Coran nous montre toutes les strates de rédaction qui n’a pu se dérouler que sur plusieurs siècles, certains versets n’ayant de sens que dans un empire constitué. On trouve également des mots qui n’ont pas le même sens selon le verset, montrant par là qu’il y a eu plusieurs rédacteurs à des époques différentes, voire dans des zones différentes (Damas vs. Bagdad).
L’idée d’une religion née au milieu de nulle part dans le désert ne tient absolument pas devant les évidences apportées par le Coran. La langue et l’écriture nous ramène irrésistiblement dans un milieu judéo-chrétien situé en Syrie et non dans le sud de l’Arabie. Les archéologues nous démontrent en plus que La Mecque ne pouvait pas exister au 7ème siècle.
Par ailleurs, la revendication de la religion d’Abraham n’est qu’un effet de manche dialectique car Abraham n’est pas vraiment monothéiste. On pourrait plutôt parler d’un Hénothéisme, le Dieu d’Abraham n’était puissant que sur Israël et d’autres Dieux étants actifs dans d’autres pays. Il a fallu plusieurs siècles aux hébreux pour comprendre que ce Dieu était vraiment unique et que les autres Dieux n’étaient que des Esprits, des créatures affiliées à Satan. L’utilisation d’Abraham dans la dialectique Musulmane n’a pour seul but que pour couper l’herbe sous le pied des juifs et des chrétiens et convaincre les Musulmans que leur religion est la seule vraie et les empêcher de regarder ailleurs. Il s’agit d’un mécanisme courant dans toutes les idéologies. Cet idée de monothéisme absolu a été introduite pour contrer le christianisme (on peut démontrer que l’auteur des versets sur le monothéisme est le même que l’auteur des versets anti-chrétiens). Mais cette idée devient un piège pour les Musulmans qui ne peuvent pas s’empêcher d’associer Muḥammad ou le calife à Allah ; le Coran ne disant pas grand chose sur Allah, les Musulmans sont obligé d’aller chercher ailleurs les réponses à leurs questions.
Cet accord est à comprendre dans la logique d’opposition de deux sectes salafistes pour le contrôle du Moyen Orient puis de la planète. J’ai nommé les wahhabites et les Frères Musulmans. Sachant que les Frères Musulmans sont derrière les Palestiniens et que les Emirats pointent chez les Wahhabites, cet accord me paraît évident dans une logique court et moyen terme. La survie d’Israël passe par le soutien des ennemis des Palestiniens...
Côté Frères Musulmans, il y a aussi le Qatar la Turquie et l’Iran (autre alliance contre nature) et côté Wahhabite, il y a l’Arabie Saoudite et l’Egypte (qui vient de changer de côté). Les pays qui ne sont pas complètement alignés sur un de ces deux axes connaissent la guerre (Syrie, Yemen, Libye...). Pour les Emirats, il devenait nécessaire de contrebalancer rapidement la montée en puissance de la Turquie et trouvent donc dans cet accord une raison de se rassurer.
L’embrasement généralisé de la région n’est pas encore certain mais de plus en plus probable.
@Gollum « Il n’ y a pas d’obscurité sans lumière de la même façon qu’il n’y a pas de bien sans mal » Pas de la même façon. L’obscurité ne peut se définir que par l’absence de lumière, mais le mal ne peut se définir comme l’absence du bien (ou inversement). Ce qui est un bien pour vous peut être considéré comme un mal pour une tierce personne alors qu’il s’agit de ma même chose. La lumière est une valeur absolue, alors que le bien et le mal ne le sont pas. La « création » de l’obscurité reste un non-sens puisqu’il n’est pas possible de créer l’absence, d’où les guillemets. De ce fait, nous ne pouvons que butter sur le mot « créer » qui ne dit sans doute pas ce que nous traduisons. L’Hébreu, comme toutes les langues sémitiques possède toujours plusieurs sens possibles, en particulier sans la voyellisation. Si le mot « créé » a été utilisé pour l’absence de lumière, comment comprendre ce mot pour le mal ? Il faudrait pouvoir se projeter dans la peau des Hébreux qui ont écrit ce texte, ce qui est impossible aujourd’hui. Toute traduction fait référence à la culture du traducteur...
« Dieu ordonnant des massacres » Je vous ai déjà répondu sur ce point, je ne vois pas l’intérêt de me répéter. Je rappellerai juste que Dieu est considéré comme un Dieu de justice par les Hébreux et que la justice peut être violente pour les personnes condamnées. Parfois, ce sont les Hébreux qui sont condamnés. Le passage d’un Dieu de justice à un Dieu amour a eu lieu bien avant le premier siècle.
« des esprits biberonnés au sentimentalisme » Cette confusion entre sentimentalisme et amour inconditionnel est bien pratique pour tous ceux qui refusent l’amour de Dieu, mais elle est fausse. L’amour permet de finir crucifié et pas le sentimentalisme. Comme disait Jésus « Je ne suis pas venu pour la tranquillité, mais pour la dispute » (traduction de l’Evangile de Matthieu en Araméen. Là aussi, l’araméen est une langue sémitique, donc riche et nous avons la certitude que cet Evangile est bien conforme à l’original écrit par Matthieu.
@Gollum Votre connaissance de l’Hébreu est pitoyable. Je me suis permis de poser la question à un spécialiste et sa réponse a été intéressante. Il m’a fait remarquer que ce verset d’Isaïe ressemble furieusement à une prière connue :
בָּרוּך אַתָּה יְיָ אֱלֹהֵינוּ
מֶלֶךְ הָעֹלָם יֹוצֵר אוֹר
וּבֹורֵא חשֶׁךְ עֹשֶׂה שָׂלֹום
וּבֹורֵא אֶת–הַכֹּל
Fabre d’Olivet, dans sa Langue hébraïque restituée, explique la signification du mot “bara”, “créer”, cette création qui se fait quotidiennement, dans laquelle le Créateur, comme dans un regard, comprend tout ce qui est, l’état du monde avec ses fautes, ses progrès ou ses dégradations, venant des homme ; “yotser” exprime la notion de fonder, de bâtir quelque chose de fondamental ; quant à “ ’ossé”, créer avec effort, façonner, faire, on le voit ici s’appliquant à l’état de santé, ce qui laisse entendre qu’il est nécessaire de travailler à son état de santé ; “bara” se trouve deux fois dans cette prière, la première fois s’appliquant à l’obscurité, la seconde, au Tout : c’est la Création qui se fait chaque jour.
On pourrait traduire :
Béni sois-Tu, Seigneur notre Dieu,
Roi (Maître) du Monde, qui institue la Lumière,
et “crée” l’obscurité, fais (façonne, fabrique) la Paix
et crée le Tout.
À la différence du verset d’Isaïe, dans lequel “ ’ossé” s’applique au Tout, dans cette prière, il ne concerne que la Santé – ou la Paix, c’est le même mot (tu sais que pour dire “bonjour”, ou “au revoir”, on dit “shalom”) ; un bel exemple, dans II R, ch IV, v 23, où la femme, agacée par les questions de son mari, lui dit “shalom” et s’en-va (salut !).
Par ailleurs, oui, רעsignifie le mal, mais aussi le “voisin” ! ; non, par contre, רשעsignifie le “méchant” (à chaque racine de trois lettres, en l’occurrence “rasha’ ”, correspondent un verbe, un nom et un adjectif)
il y a en effet deux lettres communes à ces deux mots, le resh, et le ’ayn. Ici, c’est Fabre d’Olivet qu’il faudrait consulter, qui nous sensibilise non seulement au sens de chaque lettre, ce qui s’apprend dans les écoles, mais à une sorte de signification hiéroglyphique de chacune d’elles, et là, il n’est généralement pas suivi, et c’et bien dommage : le ’ayn, pour dire bref, fait partie des quelques lettres à valeur plus matérielle, ce pourquoi on la rencontre dans ces deux mots (elle signifie “l’œil”, avec ces deux branches, donc un sens très matériel).
En conclusion, dire que Dieu crée le mal serait absolument faux, cela se comprend immédiatement, et lorsqu’on dit que « traduire, c’est trahir », c’est encore plus vrai pour l’hébreu.