@JPCiron Comment ça ? Personne ne sait rien de ces choses ? Mais vous pouvez l’expérimenter vous-même et vous faire un avis personnel ! Ce n’est jamais Dieu qui est un obstacle à la rencontre mais c’est vous-même. Ne pas l’avoir expérimenté n’est jamais une preuve de l’inexistence. Les témoignages ne manquent pas et vous pourriez utiliser la logique scientifique de l’historien pour construire une vraisemblance mais vous préférez le déni. Le problème principal reste le refus de l’amour de Dieu à cause de ce que cela peut représenter pour vous. A la naissance nous ne connaissons que l’amour et nous sommes très demandeur. Toute notre personnalité se construit ensuite en fonction des réponses que nos parents et nos proches apportent avant l’âge de 6 ans. Tous les refus d’aimer conduisent à des blessures pour l’enfant qui peuvent le pousser à considérer l’amour comme sans objet. La tendance ensuite est de se réfugier dans des situations qui semblent nous apporter de la sécurité : acceptation inconditionnelle du pouvoir, recherche d’une forme de valorisation par le groupe (ego, narcissisme), voire violence. Malheureusement pour vous, il n’y a que par l’amour que nous pouvons rencontrer Dieu. Toutes les hérésies du christianisme ont refusé cet amour et nous trouvons cette tendance au sein même de l’Eglise Catholique. Le résultat est de se couper de la relation directe à Dieu. Dieu n’ira jamais contre votre volonté, mais le salut qu’il nous propose n’est pas dans votre volonté. Nous n’en connaissons pas le chemin et nous devons faire confiance à Dieu. Heureusement, cette confiance peut se construire par le dialogue direct. Si vous ne cherchez dans la Bible que les raisons de ne pas croire, vous passerez à côté des raisons de croire. Ma foi est passée au début par la musique de J.-S. Bach ; cette musique est un commentaire de la Bible. Parce que la musique me touchait, j’ai cherché à comprendre si le texte pouvait me toucher. Cela m’a permis de déclencher ma relation directe à Dieu et je me rends compte aujourd’hui que c’est Dieu qui est venu me chercher avec cette musique. Ne passez donc pas à côté des appels qu’ils vont fait.
@JPCiron Il n’y a pas de différence dans la manière avec laquelle Dieu s’adresse aux prophètes et la manière avec laquelle il s’adresse à nous aujourd’hui. Dieu a certainement donné des connaissances aux auteurs de la Bible, mais les mots sont ceux des auteurs avec leur niveau de compréhension lié à leur culture. L’inspiration est indirecte. En plus, le texte de la Bible est loin d’être entièrement inspiré. Dieu nous donne des connaissances sur tous les sujets qui le concernent, mais n’inspire pas les éléments historiques ou scientifiques de la Bible. Pour la science, il s’agit bien de la science de l’époque et quand à l’histoire, on peut y lire les envies des monarques de l’époque et leurs mensonges. L’archéologie rétablit une bonne part de vérité. Un livre comme « La Bible dévoilée » d’Israel Finkelstein et Neil-Asher Silberman contribue à rétablir la vérité historique et c’est utile pour comprendre ce qui ne vient pas de Dieu dans la Bible. Pour les Evangiles, les historiens contemporains ont au contraire tendance à valider tout le contexte historique décrit par les apôtres, en particulier Luc et Jean qui sont assez précis. Même si Luc n’a peut-être jamais croisé Jésus, il est certain qu’il a eu accès à des témoignages de première main.
@JPCiron « Dans la Bible (Genèse 3) le Dieu de ce livre a effectivement créé le Serpent rusé et sournois » Le Dieu de ce livre ? Mais pour les Juifs et les Chrétiens, ce n’est pas Dieu qui a écrit ce livre. Les mythes ne sont que des supports d’apprentissage. Il est plus facile de réciter une belle histoire qu’un traité de théologie alors que l’écriture n’existe pas encore. Vous n’arrivez pas à comprendre que les premiers chapitres du livre de la Genèse ne parlent que de nous et pas du premier homme et de la première femme. Nous avons même deux récits différents et incompatibles de la création du monde ; nous sommes donc face à au moins deux traditions différentes mais qui convergent sur ce qui doit être retenu. Que l’histoire préexiste dans d’autres traditions n’a pas d’importance, car c’est ce que l’histoire révèle de notre relation à Dieu qui est important et c’est justement sur ce point que les mythes diffèrent d’une religion à l’autre. Par ailleurs, il est nécessaire de se placer dans une vision dynamique de nos connaissances sur Dieu. Le Dieu d’Abraham est bien différent de celui de Jésus ; cela montre la difficulté d’en appréhender les contours. Un dieu anthropologique est complètement défini depuis le début. La science n’est pas un ennemi, elle nous permet de retirer du récit ce qui vient indubitablement des hommes et de leur interprétation de ce qu’ils vivent. Quand Dieu nous parle, c’est nous qui mettons les mots et ceux-ci sont complètement dépendant de notre culture. Apparement, Dieu ne vous parle pas mais dites-vous bien que cela ne dépend que de vous.
Le christianisme n’est pas une religion du livre car ce ne serait qu’une croyance parmi d’autres. Il s’agit de la religion du Christ vivant que vous pouvez rencontrer. C’est cette rencontre qui fonde la foi et non le livre qui reste toutefois une aide pour accéder à cette rencontre. Bien sûr, Jésus, vous ne le rencontrez pas sous une forme humaine mais les moyens qu’il utilise sont suffisamment spectaculaires pour que vous n’ayez aucun doute. Chaque rencontre est spécifique et il n’existe pas de mode d’emploi. Jésus sait comment vous toucher personnellement. Une des méthodes est la guérison inexpliquée. J’ai vu des personnes guérir instantanément et dans un cas, il s’agissait d’un cancer du foie avancé avec des métastases. La guérisons est souvent annoncée à l’avance par l’Esprit-Saint mais d’une manière telle que vous ne pouvez savoir réellement ce qui va se passer.
J’ai également assisté à beaucoup d’autres formes de rencontres, des paroles de connaissances, des visions, la sensation d’un amour infini... et toujours devant ce que nous appelons le Saint-Sacrement, la présence réelle de Jésus dans les églises. Ce sont dans tous les cas des révélations privées qui ne concernent que la personne touchée. Il n’est pas demandé aux autres de croire s’ils ne sont pas touchés eux-même.
Tout le monde est apte à cette rencontre, chrétiens ou non chrétiens, le seul critère est d’accepter de se laisser aimer par Dieu. Mais c’est justement ce qui peut paraître le plus difficile car cela entraîne des conséquences non négligeables. Se laisser aimer implique de rentrer dans un processus de pardon, dans un sens vers ceux qui vous ont fait du mal et dans l’autre sens envers ceux à qui vous avez fait du mal. C’est à cause de cela que beaucoup ne pourront recevoir le salut qui leur est offert gratuitement. L’orgueil, le narcissisme sont des pièges mortels.