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PascalDemoriane

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Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2021
  • Modérateur depuis le 14/04/2022
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Derniers commentaires



  • PascalDemoriane 8 février 2022 11:44

    @Taverne
    Notez que l’exposé de B.Dugué enrichit le vôtre sur la théorie du bon sens. J’aime quand des synergies et des collaborations émergent sur AVox. C’est trop rare.



  • PascalDemoriane 8 février 2022 11:34

    @Hervé Hum
    Superbe votre remarque critique préliminaire sur la personnification abusive de l’objet étudié « le Bon-sens » qui ferait ceci ou cela. Mais ce n’est pas une erreur de M.Taverne, c’est un travers propre au mode d’intellection... du bon sens justement. J’appelle ce problème psycho-linguistique structurel la « substantivation abusive » d’une abstraction.



  • PascalDemoriane 8 février 2022 11:21

    @ M. Taverne

    J’apprécie en général vos approches, mais je me méfie du « bon sens » du « sens commun ». Votre approche « théorique » me semble intéressante mais insuffisante dans ses prémisses car justement elle tente d’en procéder, il me semble.
    Or justement, ayant beaucoup étudié et écrit là dessus, j’ai conclue que le « bon sens du sens commun » vu comme sous ensemble de l’intellection consciente langagière subjective, se caractérise par son incapacité de s’expliquer lui-même à lui-même, et même par sa fonction qui, curieusement, est de s’interdire de le faire !

    Une preuve ? Les gens « de bon sens du sens commun » nous traiteront ici de tous les noms (oisifs, intellos, coupeurs de cheveux en quatre, verbeux...) si nous tentons de l’expliquer, de le théoriser, y ressentant une menace inconsciente, une sorte viol et de tentative de domination, d’incursion, d’intrusion. Çà loupe jamais ! Or ce réflexe de rejet s’explique très bien, n’est pas malsain, c’est une protection mentale.

    En fait cette phase de la conscience « du commun » est clairement autogène et collective, empirique et locale, idiomatique comme la langue locale du sens commun. Du point de vue psycho-linguistique, c’est un peu le logiciel d’exploitation par défaut d’une collectivité donnée. Le mot clef de cette analogie est « par défaut » : c’est le mode de l’intellection minimal commune à tous, par défaut.

    Du point de vue physiologique, le bon sens du sens commun c’est aussi un peu le régime cérébral de l’état de veille le plus économe en effort, en énergie neuronale. Il est peu analytique et quasi-animal. Un régime heuristique économe donc qui mise sur l’expérience collective engrammée, la priorise : les stéréotypes, des lieux communs, les idées reçues, les métaphores convenues, les dictons, les « on dit » et les « on sait bien que ».
    Le bon sens est donc une nécéssité d’efficience et de priorisation immédiate vitale mais est très « réactionnaire », « conservatrice », « défensive ». C’est donc un bon outil de survie du quotidien mais une arme dérisoire de situation de crise.

    Bref, c’est amusant de vous lire ce matin car j’étais dans la lecture de « Matérialisme et empiriocriticisme » où Lénine débat contre ses concurrents vers 1906 sur des thèmes approchants, connexes : gnoséologie, idéalisme subjectiviste, rationalisme et néo-positivisme, etc.
    Lénine se méfiait lui aussi du bon sens, ce fut son moindre défaut !



  • PascalDemoriane 8 février 2022 10:04

    Le code barre loin d’être la « mort du commerce » en est plutôt le triomphe total, totalitaire. Du moins si on remet les choses et les mots à l’endroit.

    A force d’assimiler relation et échange, relation humaine de qualité, donc sans idée de valeur, et échange de quantité valorisée, le commerce via l’argent, eh bien nous reste mécaniquement de cette assimilation verbale l’échange quantifié codé devenu la seule valeur au détriment de la relation gratuite.

    « Dans la vie y a pas que l’argent qui compte » dit-on bêtement ! Ben si justement ! le commerce c’est le fait de compter ! De tout quantifier ! Rien d’autre !
    Alors qu’on ne peut pas compter l’amitié, la parenté, l’amour, l’entraide, la séduction... qui ne sont jamais des échanges ! Contrairement à ce qu’on répète. Çà ne se monnaie pas. C’est le don. L’assimilation de la relation de qualité à un échange, çà porte un nom : c’est la prostitution.

    Donc,
    Attendre d’une caissière un charmant sourire, c’est prostituer la relation, lui demander un petit rab complètement faux, mécanique et insincère.
    Donc finalement le mythe du « doux commerce » de la négociation heureuse, c’est l’idéal du bordel où les filles numérotées sont toujours disponibles et souriantes pour un prix négocié, un petit rab bien salace ! C’est l’histoire du beurre, de l’argent du beurre et du cul de crémière en prime.

    Le code barre n’est donc que la mécanisation du rapport prostitutif consentit inhérent au commerce sous le spectacle putassier de la marchandise (capitalisme de la séduction).
    Et non les relations humaines saines ne sont jamais des échanges ! Le QR Code personnel justement, c’est la généralisation des relations humaines réduites à des transactions marchandes, à un échange de valeur quantifié sur un marché donné (y compris sanitaire) ou même le client est devenu un objet transactionnel.



  • PascalDemoriane 5 février 2022 18:54

    Quand on prononce le mot éthique, ou pire, bio-éthique, on sait qu’une saloperie ne va pas tarder à se faire jour, que le culte de la pulsion de mort va être glorifié et rendu.

    Dans cet article comme dans bien d’autre, sous prétexte euphémisant de cas de conscience bidon, on sent tellement que la cause prétendument sous-pesée est déjà entendue, préjugée, emballée :
    en gros « Mon corps m’appartient, ma subjectivité égoïque est donc opposable à la communauté dont je suis le créancier a priori ! Si je suis ce que je suis, sexué et fécond, la société m’en doit réparation ! A gogo, si je veux quand je veux ». Voilà le postulat caché mais induit.

    Mais Madame, vous êtes non seulement complètement dingue mais en plus sournoisement virulente et contagieuse ! Bien dans l’air du temps ! Et vous le savez parfaitement !

    Désolé Madame de vous savoir vivante à regret ou en état de doute sur cet état contagieux, mais le principe même du vivant est d’être par essence reproducteur du processus qui l’anime. Bon. Vous voulez en faire une maladie pour alimenter je ne sais quel commerce lucratif. Ou plutôt si, on le sait trop bien ! Celui de ceux qui vous missionne pour semer le doute, ramener des clients. Pour faire payer à leur profit, sans consentement, à ceux qui lutte pour juste survivre (même pas vivre) en cotisant pour la santé, le luxe de stériliser gratuitement les oisifs qui voudraient jouir sans entrave pour eux-mêmes.

    Ben non, moi j’ai pas les moyens de payer pour eux. La dignité humaine, masculine d’abord, s’est de savoir s’empêcher quand c’est pas le moment. On sait faire sans médecine !
    Bioéthique ? mon cul !

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