Le loi Fioraso, puisque l’article lui est consacré a bien pour but la généralisation de l’anglais comme langue d’enseignement. Allez sur le site de la pétition toutes les infos vous sont données et ce n’est pas pour rien qu’une trentaine d’universités à ce jour appellent à une manifestation le 21 mars pour la suppression de ce projet. Preuve qu’elles prennent cela bien plus comme une mecace que vous qui n’y voyez qu’un détail et avancez comme argument votre incrédulité.
C’est mince.
Quant aux contraintes budgétaires, elles sont liées aux désengagement de plus en plus grand de l’état (l’ordre lui est donné). Les établissements doivent trouver du pognon. Et là tout devient bon, comme l’internationalisation de l’enseignement non pas dans un but universaliste mais marchand, de rentabilité. Après ça sera l’augmentation des frais d’inscriptions que interdira l’accès aux hautes études au plus grand nombre. Des universités qui fonctionnent comme des entreprises.Je pense que le processus est le même dans toute l’UE (et au Québec, manifestations et grèves durant plusieurs mois dans les universités qui à fait plier le gouvernement Charest pour cette raison). C’est l’ultra-libéralisme qui entre dans le monde des études avec l’usage de l’anglais qui est sa langue. Moi je veux ni de l’un ni de l’autre.
Je suis un universaliste pas un comptable. Et je suis pour la Nation pas pour un empire anglo-américain.
Votre choix est différent. Vous avez le droit de vous tromper.
La langue française ne concerne pas que les Français et François Asselineau est clair dans les explications qu’il donne qui justifie sa démarche.
Le bilinguisme des Québécois est à replacer dans un contexte géographique, de population (8% environ d’Anglo sur le territoire) et économiques (les plus proches partenaires étant anglos) tout à fait différent du notre. Il n’en est pas moins vrai qu’il n’est pas forcément bien vécu et qu’il pose bien des problèmes contrairement à ce que vous laisser entendre.
Il est de plus en plus vécu comme l’étape avant l’assimilation. L’office québécois de la langue française entre autre, souhaiterait que le Québec mette un terme par exemple au bilinguisme institutionnel qui relègue le français trop souvent au second plan avec les allophones. Grave problème lorsque l’on sait que la politique d’immigration au Québec accueille beaucoup d’immigrants.
Il est question d’une loi « 14 » pour renforcer et combler les lacunes de la loi 101 de la charte de la langue française. Exemple : supprimer le statut bilingue de communes n’ayant pas assez de locuteurs anglos sur leur territoire. Ce qui veut dire la fin des services d’état, administratifs, institutionnel... en anglais. Autre exemple : l’obligation d’employer la langue française dans les entreprises... C’est un combat incessant que de maintenir le français. Pas un problème ? bien sûr que si. Mais ils le mènent avec constance et détermination.
Le français au XVIIIe et XIXe siècle ne concernait que l’aristocratie et la haute bourgeoisie. Il n’était pas omniprésent comme l’anglais aujourd’hui qui envahit notre quotidien : affichage, puplicité, enseignes, magasins, produits dans les magasins, emballages, ettiquetage, loisirs, sport, mode, marques, entreprises, SNCF, EDF, Orange, les fournisseurs d’accès... j’arrête.
Je termine sur Erasmus, ce programme à angliciser l’Europe. Pas de multilinguisme avec Erasmus, non, l’anglais. L’UE a failli supprimer le nom d’Erasmus pour le remplacer par : Yes Europe. J’invente rien. C’est dommage, projet abandonné. Fausse bonne idée. Ca devenait peut-être trop ostentatoire ? Révélant le véritable objectif de ce dispositif.
Eau-du-Robinet à raison. Lire son commentaire ci-dessous.