On peut ajouter que Gilles Uriel Bernheim encoure une peine de 15 000€ d’amende et 1 an de prison au titre de l’art. 433.17 du Code Pénal, pour délit d’usage d’un diplôme officiel dont les conditions sont fixées par l’autorité publique.
L’Etat Français, si prompt à sanctionner les usurpateurs et délinquants, n’a apparemment pas déposé plainte ? Qu’attendent Messieurs Peillon et Valls pour faire respecter la loi ?
Y aurait-il une justice pour les rabbins et une autre pour la populace ? Non bien sur, dans le pays des Droits de l’Homme, chacun sait que « Les Hommes naissent et demeurent égaux en droits ».
Enfin, n’ayant pas été pendant huit ans ministre ou parlementaire ou collaborateur de ces derniers, je ne me risquerais pas à me faire passer pour avocat fiscaliste au service des futurs évadés. Je pense que je ne aurais même pas le temps de faire deux pas dans la rue sans être interpellé par les fins limiers de Messieurs Peillon et Valls. Pourquoi ? Un faux avocat avec des listes d’évadés fiscaux vous imaginez !
Mais je m’éloigne, il n’y a évidemment pas de lien entre un rabbin, des faux diplômes, de « vrais » avocats, des ministres, des fraudeurs, des chefs d’entreprise,..., et l’égalité devant la loi. Quoique,..., l’oligarchie ?
Pour répondre à votre titre : « L’UMP propose une amnistie fiscale en pleine affaire Cahuzac. Mais pourquoi ? ».
1) Pour éviter aux « Amis » (élus, industriels, patrons de holding médiatique,...) de l’UMP et du PS de tomber sous le coup de l’article 1741 du Code Général des Impôts (délit général de fraude fiscale) qui prévoit au maximum 5 ans de prison et une amende de 37 500 €. L’amende reste dérisoire pour le fraudeur qui ne déclare pas ses comptes ou contrats souscrits dans un paradis fiscal (mais heureusement un dramatique projet de loi socialiste en date du 14/11/2012 a porté l’amande à 75 000€ en cas de circonstance aggravante). D’après Antoine Peillon, l’ouverture d’un compte de ce type est viable financièrement à partir de 10 millions d’euros. Donc le projet d’amnistie, qui prévoit une taxe forfaitaire de 5% sur les capitaux rapatriés, pénalise donc financièrement tous ces délinquants, mais les exonère de faire de la prison. Étonnant non ! Combien de politiciens ou hommes d’affaires ont été emprisonnés depuis ces trente dernières années ? Cela explique peut-être l’état des prisons françaises ?
2) Par l’anticipation du raz le bol de la population, qui risque de se mobiliser suite à l’affaire Cahuzac, mais surtout en prévision des révélations du Monde concernant une liste d’amis délinquants. Cela obligerait, les oligarques actuellement au pouvoir, à mettre les scélérats dans une vraie prison (pas assez de place en VIP) . Il serait dommageable pour leur République que ces « génies de la France et de la Finance » ne puissent plus faire la pluie et le beau temps, et ne les embauchent plus à l’occasion.
3) Par manque de confiance dans l’attitude de « Flamby » face au mécontentement légitime. En effet, le « capitaine de pédalos » risque de ne pas donner les directives adéquates pour que son gouvernement étouffe dans l’œuf les futures procédures contre « Les Amis », via la Commission des Infractions Fiscales. De surcroit « Babare » semble laisser enfin la Justice exercer son devoir Constitutionnel. La caste s’inquiète !
En définitive, il est fort possible que cette loi passe. Le « Sucre socialiste », baignant dans l’oligarchie, digne représentant de la promotion Voltaire et si bien formé par HEC et l’IEP, se surpassera et se reconnaîtra dans la névrose de ses paires.
Peut-être que mediapart sort grandi dans la révélation des faits de cette affaire. Mais dans le fond de l’affaire, c’est à dire dans l’analyse de la dérive de la financiarisation de l’économie, de l’ultralibéralisme, de l’oligarchie qui est notre système de gouvernance actuellement en France et en Europe, mediapart ne dit pas grand chose !
Plenel croit encore qu’il vit dans une démocratie et se fait fort d’y faire référence à longueur d’interview ??? (lorsque l’on a un minimum de connaissance juridique, seul un crétin, téléspectateur de TF1 ou un complice - de l’oligarchie - peut encore tenir ce genre de discours).
Où était-il lorsque Denis ROBERT (véritable journaliste d’investigation) s’est retrouvé dans l’enfer des attaques de Clearstream suite à la publication de RévélationS (à ne pas confondre avec la 2ème affaire Clearsteam) ? Surtout pas à soutenir le véritable journaliste d’investigation. Et qu’attend-t-il pour continuer le travail de Denis ROBERT sur le rôle des chambres de compensation, qui ne sont jamais perquisitionnées, alors que toutes les preuves nécessaires à l’inculpation des protagonistes de l’évasion fiscale sont disponibles ? Ou sont les articles de mediapart sur ce sujet ?
mediapart fait du buzz sur du factuel et aborde rarement le fond. Bref, il investigue à la surface. Il ne faut surtout pas casser la poule œufs d’or et ne pas aller à l’encontre de ses intérêts personnels (pour E.P. bien sur).
Effectivement, tout le monde (y compris Les Guignols) ne peut avoir l’engagement et l’éthique d’un Claude JULIEN. Mais jeter d’un bloc l’ensemble de la production des Guignoles, en les qualifiant de stupide, me parait un peu manichéen. La modification de l’horaire de diffusion de l’émission, dénote, à mon avis, une certaine tendance à l’irrespect qui dérange (ou a dérangé) certains.
En plus de l’extrait que vous avez retranscrit du lien de mon précédent commentaire, je retiendrais les mots suivants : "Enormes sont les moyens mis en œuvre pour
conditionner l’opinion publique, et, dans leur immense majorité, ces
moyens – à la fois intellectuels et matériels – sont aux mains des
hommes de pouvoir, directement ou par relais, administrativement ou par
complaisance. Une société peut, dans de telles conditions, se permettre
de sacrifier aux rites de la démocratie chaque fois que cela ne porte
pas atteinte aux intérêts des puissants, mais ses dirigeants savent bien
qu’elle changerait de visage si la démocratie était libérée de ses
entraves. Voilà bien le danger. Pour tenter de l’écarter, il faut
convaincre le grand public que, en dépit d’incontestables déficiences,
la société libérale avancée est quand même plus agréable à vivre que
tout autre modèle existant de par le monde. Aucun effort ne sera donc
négligé pour dénoncer les tares – ostensibles, éclatantes – des autres
systèmes. Et pourquoi pas, si un exercice aussi salubre ne détourne pas
le regard des tares du système dans lequel on vit ?
Mais la critique se porte plus volontiers sur autrui que sur soi et
finit par donner un caractère anodin et bénin aux injustices commises
chez soi.« Pour approfondir cette analyse, un livre, »Propaganda« et »LQR".