Mais je ne pense pas avoir, dans mes propos, à un seul moment, « dégouté » les citoyens de lutter pour une autre politique (peut-être dans votre conception bien ordonnée ?). L’enfumeur, mot avec lequel vous m’avez affublez autoritairement, vous demande de bien vouloir exposer les arguments et les démarches à suivre afin de devenir un citoyen exemplaire, défenseur des ouvriers en lutte et des promesses d’un avenir meilleur.
Dois-je m’en remettre au « programme » de lutte de Monsieur Poutou, exposé dans cette émission, pour comprendre l’enjeu d’une telle lutte ?
Si c’est le cas, c’est navrant et comme dirait Coluche, « circulez y’a rien à voir » !
On en reparle après les élections. Mais je pense qu’il ne montera pas en puissance, malgré son langage de vérité et sa probité. Philippe Poutou restera à la marge, un utopiste sans intérêt, à partir du moment ou il ne revendique pas le souhait d’une prise de pouvoir concret et de la mise en application de ses revendications. Et ce qui ressort de cette émission, c’est la mise en avant d’idées (souvent pertinentes) mais qui n’auront aucune suite. Pour être caustique et sans juger du contenu des propositions (contradictoires en l’occurrence), je vous dirais que la démarche de Poutou, c’est comme « Naboléon » : promesses, volontés,... mais rien d’effectif. Du vent et rien de concret !
Effectivement, et 29% d’abrutis qui croient encore qu’un socialisme libéral pourra changer les choses. Jaures et même De Gaulle doivent se retourner dans leur tombe. Le programme du CNR est bien loin. Après les élection de 2012, c’est la restriction qui attend les citoyennes et citoyens français, soit par :
Un Papandréou à la française, idéalisant une Europe ultra libérale (normal puisque c’est « dieu Mitterrand » qui l’a voulu), avec une BCE restant indépendante et imposant son dictat sur les politiques nationales selon la volonté des agences de notation. Il fera du social dans le cadre qu’il lui sera imposé par ces mêmes instances (les Alzheimers évoqués par Morice se reconnaîtront) ;
Un Naboléon, droit dans ses bottes, ayant en l’espace de 5 ans détruit des pans entiers du service public. S’assurant, durant son quinquennat, d’enrichir et/ou de sauver ses amis de la grandes finances, tout en prônant le « pouvoir d’achat » pour le tiers état. Le peuple n’a pas compris que le seul pouvoir que Naboléon ’ a respecté c’est celui du « pouvoir de la chatte » en choisissant une « Morue » dans un listing réservé à sa fonction présidentielle.
Bref, entre le cancer (PS avec son saupoudrage social) et la peste (Nabo), les citoyennes et citoyens français sont bien bordés.
Les nouveaux chiens de garde étaient bien en action à cette émission, néanmoins Philippe Poutou n’a pas vraiment été à la hauteur. Même si les chiennes de garde (Polony et Pulvar) usent à merveille de la technique d’interrompre (pour ne rien dire) systématiquement l’invité afin qu’il ne puisse pas développer une analyse un peu plus profonde, il en ressort que Philippe Poutou ne dispose pas d’un esprit de synthèse et d’un sens de la répartie, nécessaires pour représenter les idées du NPA, contrairement à Besancenot.
Le PC peut effectivement, après les élections, se détacher du FdeG pour « garder ses positions dans les collectivités » (comme l’évoque Fergus). Mais, je pense que le PC ne fera pas à nouveau l’erreur de s’associer ouvertement au PS au niveau national. En effet, le PC a certainement enfin compris les erreurs qu’il a faites dans les années 80 (ce parti qui représentait 15% des voix en 1981, il est passé à 7% 10 ans après) en soutenant le socialisme libérale instauré par la « Mitterrandie ». Il faut espérer que les communistes ne renieront pas leurs convictions actuelles, représentées par le FdeG, pour des velléités de pouvoir national et des alliances à court terme avec le PS. Sinon Mélanchon n’aura pas d’autre solution que de les foutre dehors, s’il ne veut pas que le FdeG disparaisse.