Nous ne sommes pas à l’abri de contestations massives de l’ampleur de mai 68 ( (je parle de l’ampleur et non de l’inspiration !). C’est même étonnant que cela n’est pas encore arrivé, d’autant que toutes les conditions sont réunies (ce qui n’était pas le cas en 68).
Si c’était du temps de De Gaulle, je sais ce que ce dernier aurait dit :
« Françaises, Français,
Vous êtes dans la merde jusqu’au cou ! Mais moi, Charles de Gaulle, comme je suis grand, je n’en ai que jusqu’aux genoux ! Alors, Françaises, Français, Démerdez-vous ! »
Quel que soit l’opinion que l’on a sur la question, il est certain qu’il y a eu au départ une grave erreur de timing...Erreur assez étonnante d’ailleurs.
Faire une réforme de ce genre en tout début de mandat donne l’impression qu’elle est prioritaire alors que l’urgence est bien sûr ailleurs.
Par ailleurs il s’agit d’un sujet très controversé sur la base duquel il n’a pas été élu et qui apparaît en outre comme l’exécution d’une exigence émanant d’une « minorité à l’intérieur d’une minorité ». Comment peut-on être maladroit à ce point ?
Dans le cas de l’enseignement privé où il existe une loi particulière il est souvent fait état du « caractère propre » des établissements qui les mettent un peu à l’abri. C’est un peu l’exception qui confirme la règle.
L’importance de la notion de service public est essentielle pour comprendre les deux arrêts. D’ailleurs dans le communiqué de la Cour de Cassation on insiste sur ce point :
« Le problème est que la Cour de Cassation a refusé de voir en la gestion d’une crèche une mission de service public. »
Un petit ajout : alors même qu’elle admet qu’il s’agit d’une activité d’intérêt général...alors que l’intérêt général est essentiel dans la reconnaissance d’une mission de service public.