Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Comme bien expliqué par le manifeste d’économistes attérrés, la finance est intrinséquement génératrice de bulles et ne sert pas à financer l’économie mais à vivre à ses dépens (il y a juste un petit gain de vitalité apparent à l’émission des actions, un peu comme quand on boit une gorgée d’alcool avant un effort : désastreux sur le long terme).
Donc l’avenir est à la disparition progressive des marchés. Les entreprises qui voudront exister demain devront simplement se passer de la bourse qui n’est qu’un fardeau. Certaines entreprises ont déjà fait machine arrière (en rachetant leurs actions, je crois qu’il y a un exemple français dans la parfumerie), les marchés émergents ne tomberont pas dans ce piège et vous en parlez bien (nombre de sociétés ne sont pas côtés en bourse).
Je ne vois pas où est le don. Oui, celui qui meurt (en espérant qu’il est bien mort) est pillé (espérons aussi qu’il a donné explicitement son accord) mais le chirurgien qui se rend célèbre en jouant à Frankenstein (comme Christiaan Barnard) ne fait pas son opération gratuitement que je sache.
Soit le don est sur toute la chaîne, soit il faut appeler le don d’organes de l’anthropophagie. Les chirurgiens n’ont jamais sauvé une seule vie, ils repoussent simplement l’échéance de la mort en prolongeant la vie dans des conditions parfois abominables. Je sais, c’est plus valorisant de transplanter un coeur que de masser des sportifs. Le carriérisme poussera la logique de l’horreur toujours plus loin, c’est le principe rétrograde du progrès, à l’américaine : toujours plus grand, toujours plus fort, toujours plus compliqué.
Ceux qui refusent la mort devraient être stérilisés d’office pour éviter de la donner. Quand on s’accroche à n’importe quel prix à la vie, la morale est un vain mot, parole d’athée et toute société digne de ce nom est par conséquent impossible.
Je vois, dans le don d’organes, la forme la plus aboutie de la décadence de notre civilisation : certains pourront trop boire, trop manger et mener la pire des vies qui soit possible, ils auront des chirurgiens prêts à leur remplacer le foie, le coeur, les poumons : l’argent achètera l’organe le plus frais. Pourquoi même ne pas payer un tueur à gages pour chercher directement le bon donneur (un sportif compatible, par exemple) ? L’argent achètera tout... c’est plutôt à cela que mènera le prétendu don d’organes.
Effectivement, la voiture électrique pose un vrai problème de société. Un problème pour cette société de consommation où la consommation des uns est nécessaire au travail et au revenu des autres.
Tant que l’on aura besoin de consommer pour que d’autres gagnent leur vie, on ne pourra jamais faire de l’écologie.
Imaginer, une voiture électrique avec une autonomie de 600 km, aucun entretien et une longévité de moteur de 10 millions de kilomètres. Qu’allons-nous faire de nos garagistes, concessionnaires, pompistes, fabriquant de voitures, ... ?
Pourtant, il faudrait en rêver de cette société où l’on pourrait profiter des mêmes services en travaillant moins. On ne peut pas continuer à travailler 40 heures et faire de l’écologie ou des progrès de productivité. Il faudra choisir entre travailler moins et partager le travail qui reste ou accentuer de plus en plus les inégalités entre ceux qui travailleront (de moins en moins nombreux) et ceux qui seront exclus. Sachant que les 2 catégories de population se haïront : l’une ayant l’impression d’être la vache à lait, l’autre de n’avoir aucune perspective.
Vous oublié de parler des décideurs principaux outre-Atlantique : ceux qui vivent de l’industrie de l’armement (les mêmes qui ont fait assassiner JFK lorsqu’il a commencé à initier le retrait du Viet-nam, immédiatement annulé par son remplaçant).
Les vrais dirigeants USA ont perdu énormément en 1989 avec la chute de l’URSS : leur propagande anti-communiste qui était ancrée dans le coeur de tous les américains s’est éteinte brusquement. Ils se sont littéralement retrouvés à poil, avec aucune raison valable de faire la guerre. Le 11 septembre est le meilleur moyen de remplacer le « diable communiste » par le nouveau « diable islamiste ». Maintenant, les américains sont tous convaincus par la nouvelle propagande anti-islamiste et prêt à faire la guerre sans discernement aucun.
Les américains adorent les armes et ils réfléchissent après avoir tiré. La propagande fait énorménent de dégâts, avec de tels arriérés. Ils devraient peut-être faire d’abord le ménage dans leur état fasciste où il n’y a plus aucune limite au soutien financier des partis politiques. Quel pourrait être l’intérêt de soutenir un parti politique s’il était au service du peuple ? Le soutien financier à un parti politique devrait tout simplement être interdit dans toute démocratie.
Merci Helios pour ce commentaire et je crois que nous sommes plus ou moins d’accord.
Dans un conflit, l’affront vient toujours de la population surpeuplée qui devrait se restreindre si elle devait se contenter de son territoire. Prenez les Indiens d’Amérique (du Nord ou du Sud), la religion était là pour donner bonne conscience aux européens lorsqu’ils massacraient les indiens et prenaient leur terre. Mais les indiens (surtout les nomades du nord, en fait) n’étaient pas en surpopulation.
De même l’Europe, lorsqu’elle était peuplée normalement, a subi de nombreuses invasions orientales plus ou moins conflictuelles (quand on s’installe et qu’il n’y a personne, normal que les conflits ne soient pas trop nombreux).
A noter l’attitute défensive de la Chine vis-à-vis des invasions avec sa grande muraille.
La conclusion, c’est qu’une région qui décide le malthusianisme (ou qui vit simplement en harmonie avec la nature, avec une population faible et stable) est condamnée à plus ou moins long terme par ceux qui se reproduisent sans compter et qui finiront par s’imposer (pacifiquement ou avec les armes et l’avantage technologique que donne une population plus nombreuse). Donc la population de la Terre ne fera que croître jusqu’à l’insupportable, c’est mathématique (et c’est cette forme de fatalisme que j’explique avec la sélection par l’inconscience).
Certains diront : « oui mais la population de l’Allemagne diminue... ». Pour l’instant la population mondiale est de 45 hab/km2, celle de l’Allemagne de 231 hab/km2 Faudra-t-il attendre d’être 34 milliards pour voir la population mondiale diminuer ? Non même pas. En fait les villes sont des laboratoires vivants où l’on cherche à tester la résistance humaine : le résultat est plutôt surprenant : des densités de plus de 10.000 hab/km2 sont couramment supportées. De plus, quand on regarde le mode de vie des gens, ils seraient dans l’espace en orbite, ça serait pareil (la Terre, finalement, il l’ignore complètement). Le sport en salle se multiplie : c’est mieux qu’en nature, sur tapis roulant, on peut draguer des filles qui courent moins vite que vous (et même celles qui courent plus vite !) et puis, surtout, avoir tout un tas de chiffres en direct avec tous pleins de boutons, écrans LCD (voire le dernier Rambo projeté en même temps : la nature à côté, c’est naze et pas motivant).
Mais rassurez-vous, la nature ne manquera pas à ceux qui ne l’auront jamais connu, la vraie nourriture ne manquera pas à ceux qui n’auront connu que la nourriture synthétique : on ne manque pas de ce que l’on ne connait pas. Seule la vie et la reproduction de ses propres gènes sont belles ! L’homme est un mammifère qui s’adapte à son environnement : s’il le détruit, il s’adaptera à sa destruction et ne s’en trouvera pas plus mal (les râleurs seront éliminés par sélection). Dans tous les cas, cette évolution sera suffisamment lente pour être acceptée par tout le monde (mon grand-père, qui avait des poules, jetait le poulet qu’il achetait parfois au supermarché, tellement il le trouvait dégueulasse : maintenant, tout le monde est habitué et presque personne n’a mangé dans sa vie du vrai poulet : peut-être même que les gens n’aimeraient plus ça !).