• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 107 1602 5286
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 27 février 2008 13:41

    Tony,

    Ce débat n’est pas intéressant en soi, car il évacue la situation actuelle de l’Italie et son caractère dangereux à terme pour l’avenir de la concorde civile dans le pays.

    Ce qui est ici essentiel est le présent et le futur, pas la confrontation de points de vue sur l’année 1924.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 27 février 2008 13:38

    Lucrezia,

    Votre raccourci, pour être saisissant, n’en est pas moins inexact : la France ne vit pas sous les lois de Napoleon, mais sous celles de la République ldémcratique, laïque, sociale, une et indivisible.

    Non, rassurez-vous, l’oeuvre de Napoléon est surtout concentrée dans le Code Civil, lequel a été modifié en profondeur et de nombreuses fois dans la majorité partie de ses textes.

    Ceci dit, un Code Civil fut un immense progrès car il apportait l’état d droit aux citoyens, comme la 1ère République l’avait initié.

    Ces lois ont servi de base pour l’organisation de la société qui se mettait en place en remplacement de la monarchie abolie. Elles visaient à l’administration des choses et les rapports entre les personnes.

    Avec les lois citées de Mussolini en Italie, nous sommes, vous l’aviez compris, dans un tout autre contexte : celui de la négation de la neutralité nécessaire de l’Etat, du refus de la séparation des sphères religieuse et publique.

    De facto, l’Italie garde une situation qui n’est plus en adéquation avec son évolution actuelle et est devenue un danger pour sa stabilité d’ensemble.

    C’est là l’essentiel de ce qui est abordé par l’article.

    Bien cordialement,

     

     



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 27 février 2008 13:29

    Musique510,

    Votre commentaire est assez cocasse, surtout sur l’Inquisition en Italie. Vous avez dû rater quelques épisodes de son histoire dans le pays, certes à, l’époque pas unifié, mais cela en soi n’est pas essentiel.

    La belle légende du clergé de base protégeant les "victimes" -je reprends votre mot aussi assez étrange est contredite malheureusement par tous les témoignages de l’époque, que ce soit dans les prisons où les clercs étaient souvent utilisés à titre de confesseurs pour briser les prisonniers qui se confiaient à eux ou pour trahir leurs engagements au profit de la police du régime.

    Les sermons dans les campagnes étaient tous orientés par le régime et la hiérarchie catholique, ce qui a fait que le clergé de base, comme vous l’appelez, n’a été qu la courroie de transmission obéissante de la dictature.

    Sur la position de l’Eglise quant aux Juifs, là, on est dans la mythologie inventive ou le roman d’humour noir.

    Nombre de films et de livres, dont ceux de Primo Levi, ont montré que le Vatican collabora avant la guerre avec le nazisme et le régime mussolinien. Les prêches en églises furent fortement axées de nouveau sous Mussolini sur les responsabilités des Juifs dans la crucifixion du Jésus chrétien, ce qui généra une montée significative d’actes antijuifs en Italie. Si quelques Juifs purent, par relation, être cachés au Vatican, ces cas sont restés isolés, et cela n’a jamais été une politique de la hiérarchie religieuse du pays.

    Le Vatican n’a rien dit quand les Juifs non-italiens furent déportés, comme il n’a jamais rien dit contre les camps de la mort nazis. Les mesures anti-juives, mais aussi contre les francs-maçons, les communistes, les socialistes, les syndicalistes, ne furent jamais ni dénoncées, ni combattues par l’Eglise.

    Il y a donc eu soutien et collaboration de l’ensemble de l’Eglise catholique italienne avec le régime fasciste. Tels sont les faits.

    Après que l’Italie soit devenue en 1943 un champ de bataille, le Vatican ne pensa qu’à son salut en négociant avec tant Himmler que le maréchal Kesselring. En effet, le chef des SS a souhaité trouver un casus belli afin d’envahir le Vatican et y massacrer ses habitants. La crainte de provoquer alors les SS a été vive au Vatican.

    Par contre, les livres et films relatant l’aide du Vatican et de l’Eglise italienne aux nazis et mussoliniens en fuite après la fin de la guerre sont multiples. Même les centres de documentation juifs sur ce sujet fournissent de très nombreux exemples de la continuité des soutiens aux anciens des régimes dictatoriaux.

    Ceci est aussi très éclairant sur la vérité des faits.

    Mais, vous avez raison : la situation actuelle est ubuesque, il urge d’y mettre un terme rapide.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 27 février 2008 03:18

    Dalziel,

    Vous confondez lois "sociales" avec législation corporatiste interdisant partis démocratiques, associations indépendantes et syndicats.

    Peut-être est-ce là un vocabulaire qui vous est cher, mais, en termes de démocratie moderne sociale, on appelle cela "la législation coproratiste mussolinienne".

    Décidément, de l’Histoire italienne, vous ne retenez que les conter-sens. Ceci dit, vous avez raison dans votre logique d’enfermement : l’Eglise catholique italienne, comme elle le fera sous Pétain en France, à soutenu autant qu’elle le pouvait la législation mussolinienne sur les relations de travail qui avait aussi pour surnom "l’association capital-travail" et qui a été aboli à la Libération du pays.

    Preuve que le peuple ayant recouvré sa liberté n’avait pas vu le côté "social" des lois mussoliniennes. Les partis politiques interdits ont été rétablis, nombre de chefs facsistes exécutés (souvent massacrés par la population), les syndicats rétablis, les associations indépendantes aussi. Et un Code du Travail commença à être mis en place....

    C’est l’Histoire, la vraie, pas celle des mots que l’on manipule ou travestit.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 27 février 2008 03:11

    Fredleborgne,

    Si les faits historiques que vous rapportez sur l’Italie et son unification sont exactes, il n’en va visiblement pas de même quand vous estimez que les Accords de Latran ont réglé un "problème national", selon votre expression.

    Mussolini a voulu par ces Accords, non pas régler un "problème national", mais se donner à lui et à son régime le soutien plein et entier de l’Eglise catholique contre ses opposants. Ces Accords n’ont rien réglé, mais tout aggravé. Il en est résulté au contraire, avec les guerres et la répression, une distanciation plus importante entre le peuple et la hiérarchie catholique, fossé qui continue de nos jours à se développer.

    Comme vous le rappelez avec justesse, l’Eglise pratiquait sous ces Accords l’excommunication des opposants à Mussolini. En clair, elle jouait le rôle d’une police morale politique au service de la dictature.

    Mais, avant 1926, l’Italie a développé, et ce depuis la Renaissance, un courant des "Lumières", entravé fortement par l’occupation du pays avant son mouvement de libération nationale, lui-même combattu par la papauté pour diverses raisons, dont le soutien acharné à la monarchie catholique autrichienne.

    C’est ce courant profond en Italie, qui court des "libertins" aux mouvements de libération nationale, qui appelle aujourd’hui à la laïcisation totale de l’Etat italien.

    Bien cordialement,

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv