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Philippe VERGNES

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  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 21 novembre 2017 14:15

    @ babadjinew,


    Oui... le temps psychologique est toujours en retard sur le temps technologique. C’est un fait puisque la psychologie étudie classiquement les phénomènes a posteriori.

    D’accord avec vous sur l’urgence... j’ai même bien peur que nous n’ayons pas de freins suffisamment puissants pour arrêter la course folle du Titanic Terre avant sa collusion avec l’iceberg qui se trouve droit devant nous.


  • Philippe VERGNES 21 novembre 2017 14:07

    @ Ciriaco,


    Justement, le problème de la différence, « évidente » dites-vous, entre le fait que des concepts soient appliqués ou communiqués et les implications sociales que les techniques peuvent produire, j’en parle dans divers articles. Notamment celui intitulé « Le mystère Freud : Freud Vs Racamier ou l’énigme de la perversion narcissique » où je présente le livre de M. Hurni et G. Stoll d’où l’intérêt également de communiquer sur ces sujets pour dévoiler certains mythes mensongers qui gangrènent notre société au delà de tout ce que l’on peut imaginer et c’est peu de le dire, car la psychanalyse a de très fortes répercussions sociales puisque elle a fortement infiltré notre inconscient collectif. A titre d’exemple sur ces implications, lire notamment : « Alerte en protection de l’enfant : ce ’petit pervers polymorphe’ que le NOM souhaite rééduquer ».

    Si vous êtes plutôt intéressé par l’histoire d’une connaissance, commencer donc par l’histoire des connaissances de la psychanalyse freudienne en lisant le livre cité supra. Je pourrais ensuite vous conter l’histoire de la psychanalyse groupale et familiale, une psychanalyse sans divan, telle que Racamier a pu la concevoir en corrigeant les apories de la psychanalyse « traditionnelle » ou « orthodoxe ». J’appelle « corriger les apories » le fait que la psychanalyse sans divan à infliger l’épreuve de réalité à la psychanalyse « orthodoxe ». Et pour « ferrailler » depuis longtemps sur le sujet, je puis vous certifier que les psychanalystes « traditionnels » ont beaucoup de mal, lorsque ça ne leur est pas impossible, à réaliser ce simple constat.


  • Philippe VERGNES 21 novembre 2017 13:39

    @ Bonjour babadjinew,


    Je vous comprends, mais c’est avant tout un problème de langage : lorsque l’on veut décrire des phénomènes nouveaux qui n’étaient pas jusqu’alors « visibles », il faut trouver le langage adéquat pour les décrire. D’où l’invention de nouveaux termes qui peuvent apparaître « codés », mais c’est une contrainte obligatoire pour qui souhaite comprendre la complexité du monde telle qu’il se développe sous nos yeux. C’est comme apprendre une nouvelle langue dans notre langue maternelle et c’est un passage obligé.

    Le Grand H. Laborit l’avait parfaitement bien saisi : « Nous avons assisté en effet à la construction d’une tour de Babel dans laquelle grouillait une population de plus en plus nombreuse de spécialistes qui n’arrivaient plus à échanger une seule information, car leurs langages étaient tous différents. […] Ce sont les concepts et les langages du plus grand nombre possible de disciplines, et non les techniques, qu’il est nécessaire d’acquérir pour ce qu’il est convenu d’appeler l’interdisciplinarité ; nous avons de plus en plus besoin de polyconceptualistes monotechniciens. »

    Le problème d’une trop grande vulgarisation réside dans le fait qu’elle finit par pervertir totalement les concepts initiaux. C’est ce que l’on observe actuellement autour de la notion de « pervers narcissique » qui ne saurait être comprise sans cette notion de deuil refusé et d’expulsion psychique. Par ailleurs, cette expulsion psychique, nous y sommes tous contraints au travers des « délires » dans lesquels nous entraînent nos gouvernants, d’où le fait aussi qu’il faille « recadrer » ces dérives en étant un peu plus précis qu’un article de vulgarisation classique.

    Tout ceci fait l’objet de la suite de cet article.


  • Philippe VERGNES 21 novembre 2017 13:23

    @ Mélusine ou la Robe de Saphir,


    C’est exactement ça... il a en fait un besoin, non pathologique - je précise -, de reconnaissance.

    La reconnaissance est d’ailleurs bien souvent la « clef » principale qui permet à une « victime » de p.n. de longue date de trouver le chemin de la résilience. Ce qu’est malheureusement incapable de faire la justice pour diverses raisons, il ne s’agit pas là de lui jeter la pierre.


  • Philippe VERGNES 21 novembre 2017 12:24

    @ Mélusine ou la Robe de Saphir,


    Remarque très pertinente, je n’ai même pas osé le dire (mais j’y avais pensé fortement sous la forme d’une boutade sachant que les « bons névrosés » sont ceux-là même qui peuvent parfaitement se dispenser d’une thérapie, quel qu’en soit l’orientation).
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