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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 21 novembre 2017 10:52

    @ Ciriaco,


    Oui... la psychanalyse à la « papa Freud » comme signalée supra. Depuis, les choses ont considérablement évolué. C’est tant mieux et il m’apparaît impératif de devoir tenir compte de cette évolution, sauf à courir le risque de voir la psychanalyse taxée de « sectaire » ou de « dogmatique », comme c’est actuellement le cas. La circulation d’affect qui s’effectue dans le transfert est tout aussi importante à comprendre tant d’un point de vue individuel que groupal, ou même sociétal. Ne voir que l’un ou l’autre comme le ferait des psychanalystes « orthodoxes » ou des sociologues de la même veine, revient à se priver d’une part essentielle, si ce n’est déterminante dans l’étiologie des névroses, des psychoses et des perversions, à la compréhension du réel. D’où pour moi la « supériorité » des techniques d’analyses groupales qui ouvrent un champ de vision autrement plus enrichissant que le cadre psychanalytique traditionnel.

    En quelque sorte, la psychanalyse groupale et familiale soumet la psychanalyse « traditionnelle » à l’épreuve de la réalité et forcément... ça choque quelque part. Si vous avez étudié la psychanalyse « orthodoxe », vous devez savoir que celle-ci est totalement inopérante sur les psychoses et les perversions. Dès lors, il était important de réviser son cadre. C’est ce qui a été fait avec brio par la psychanalyse sans divan développée par Racamier. Boris Cyrulnik utilise d’ailleurs une vision de la psychanalyse groupale et familiale sans jamais la nommer explicitement, mais qui n’est pas celle de la psychanalyse traditionnelle.

    De plus, je crois qu’il faut savoir entendre les reproches qui sont faits, à juste titre, à la psychanalyse « traditionnelle » ou « orthodoxe » et ce n’est pas lui rendre service que de la maintenir dans ce seul cadre là. Bien au contraire ! Si elle veut survivre face aux nouvelles approches, il faut qu’elle sache se renouveler et c’est là ou le bât blesse chez les psychanalystes traditionnels qui sont « formatés » pour le meilleur et surtout maintenant pour le pire. Lisez le dernier livre de M. Hurni et G. Stoll : Le mystère Freud : psychanalyse et violence familiale et enquêtez un peu à ce sujet, vous comprendrez peut-être mieux ce que je veux dire.


  • Philippe VERGNES 20 novembre 2017 22:49

    @ Ciriaco,


    Pour être fonctionnels, ces concepts le sont effectivement, y compris même et surtout dans un cadre social. Cependant, il faut reconnaître que ce n’est pas en un seul, ni même plusieurs articles que l’on peut exposer toute la théorie. Tout au plus ne peuvent-ils offrir qu’un « instantané », au lecteur « motivé » ensuite de creuser le truc.

    Mais si vous avez des idées sur de meilleures façons de procéder, n’hésitez pas à m’en faire part, je suis preneur.


  • Philippe VERGNES 20 novembre 2017 19:32

    @ Mélusine ou la Robe de Saphir,


    Intervenir sous pseudo ne me dérange guère, seul m’importe la décence et le respect dû à autrui lors d’un débat quand bien même chacun puisse défendre, loyalement faut-il préciser, ses positions respectives.


  • Philippe VERGNES 20 novembre 2017 18:28

    @ Ciriaco,


    Merci pour cette réponse argumentée.

    Je ne suis pas en désaccord sur la question de fond que vous soulevez... je n’ai jamais cessé de m’interroger sur la pertinence de vulgariser certaines notions psychanalytiques, surtout ici avec l’une des notions les plus complexes à saisir comme celle de la perversion narcissique et du cadre théorique d’où elle est issue.
    J’ai parfaitement remarqué « les passions aveugles, le nombre de livres et les mots idiots que le manque de sérieux à ce sujet débride » puisque je les dénonce dans cet article, mais justement, c’est aussi pour sortir de cet « enfermement » débilitant qu’il convient d’offrir au grand public un autre discours sur le sujet que celui qu’il a coutume d’entendre. Je ne pense pas me situer dans la même veine que ces articles-là ou alors il faudrait me dire en quoi vous trouvez cela aussi « tarte à la crème », pardonnez-moi l’expression, que les articles courants que vous pouvez lire sur la question.

    Sur le problème de cadre, la théorie de la perversion narcissique est née d’une psychanalyse sans divan que l’on dit groupale et familiale (en même temps que sociale), elle n’a donc pas vocation à rester dans les carcans d’une psychanalyse à la « papa Freud » comme me le faisait remarquer un commentateur sous l’un de mes autres articles.

    A propos des connaissances et de l’éthique, vous avez parfaitement raison et je vous laisse seul juge de la question en lisant cet article (et au moins les deux précédents pour vous en faire une idée).


  • Philippe VERGNES 20 novembre 2017 18:04

    @ Mélusine ou la Robe de Saphir,


    Contrairement à de nombreux commentateurs, je n’apparaît pas ici ou ailleurs en me servant d’un pseudo. C’est toujours sous ma vrai identité que j’interviens dans des débats.
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