En fait, toutes les religions peuvent être évoquées. Quand on parle de l’Antiquité on étudie le polythéisme, l’animisme pour l’Afrique, le bouddhisme et ses syncrétismes pour l’Asie etc...
Enseigner le fait religieux n’est pas plus difficile qu’autre chose car le problème de la véracité du divin n’est pas la question. Il s’agit d’une histoire ou d’une géographie qui tient simplement compte de la réalité sociale et culturelle du fait religieux.
Expliquer les croyances religieuses sans regard religieux n’a rien a voir avec l’apologie des religions, au contraire cette vision laïque me paraît utile pour les futurs citoyens dont la plupart n’ont d’ailleurs aujourd’hui aucun contact avec la religion en général. N’oubliez pas que nous vivons dans un pays largement déchristianisé, probablement celui où la religion est la moins présente dans la société.
L’enseignement de l’histoire des religions est déjà un fait ancien à l’école. Les trois monothéismes sont enseignés au collège et ensuite revus dans plusieurs chapitres au lycée.
Je ne vois pas où est le problème, il ne s’agit pas d’enseigner la religion mais son histoire, ce qui me paraît la moindre des choses quand on évoque le passé.
Il est plus urgent de dénoncer le traitement de faveur dont bénéficie l’école privée face au public dans l’attribution de postes et de classes dans cette période de restrictions que de fantasmer sur une hypothétique croisade religieuse dans les programmes. Ajoutons que la disparition de la carte scolaire favorise systématiquement le privé sous contrat.
Un article simpliste, l’égalité des droits ainsi que l’accès pour tous à certains droits sociaux (santé, éducation, retraite, logement, revenu minimum) n’est pas l’égalitarisme.
L’ultra libéralisme à la sauce américaine de l’auteur est un dogmatisme qui nie les réalités sociales et fait plutôt tache dans le contexte actuel de crise.