Si peu de politiques parlent de ce sujet, ce n’est pas parce qu’il est « tabou » mais parce qu’il n’est pas d’actualité.
Le problème de l’Europe n’est pas la surpopulation mais la dénatalité. Le véritable tabou consiste à poser la question de l’immigration, dont les besoins (hors période de crise économique) sont estimés pour l’UE à environ 5 millions d’étrangers par an.
Ajoutons que la notion de surpopulation est toujours relative et jamais absolue.Elle est un rapport entre les hommes vivants et les ressources disponibles. Comme nous ne savons pas quels seront les modes de production dans 50 ans ni le régime démographique mondial, toute projection est vouée à l’échec.
Qui aurait pu prévoir au début du XXème siècle que les rendements agricoles seraient multipliés par 6 ou 7 à partir des 30 glorieuses ? La France importait des céréales avant 1945 pour nourrir sa population, elle est devenue le principal producteur de l’UE, personne n’avait prévu cette révolution.
Il faut se méfier des prédictions de comptoir qui ne parlent en fait que des craintes du présent.
La population sujet « tabou » ?... la presse regorge d’articles et dossiers sur la question, Le Monde fournissait une analyse fouillée il y a moins de 15 jours.
Passons sur les projections à 100 ou 300ans qui n’ont aucun sens et l’affirmation selon laquelle les « spécialistes pensent que la planète peut nourrir 9 milliards d’habitants » chiffre qui n’est cité dans aucune étude sérieuse , car la capacité à nourrir dépend du modèle économique en place et personne ne sait quels seront ceux du futur.
Vous citez quelques vagues phrases tirées des multiples rapports que pondent les fonctionnaires de l’ONU à longueur d’année et dont on connait la valeur inestimable pour l’étude des lieux communs.
Vous concluez en affirmant que la « maîtrise des population » est « le vrai problème des cent années à venir » et redoutez le pire.
Tout cela est faux.
L’explosion démographique prédie à partir années 70 ne s’est pas produite, les taux de fécondité baissent partout dans le monde et la plupart des pays pauvres sont en sortie de transition démographique. Il existe très peu de chance que la quantité de population pose un problème sérieux compte tenu de ces évolutions.
Voilà ce qu’affirment les démographes aujourd’hui, mais comme hier avec votre article sur la déforestation, vous avez toujours un train de retard et raffolez des clichés, surtout quand ils font peur. C’est la définition même d’un mauvais travail de journalisme.
Et encore un article énervant sur le thème de la forêt « poumon de l’humanité » détruite par la cupidité des hommes.
Un arbre produit autant de CO2 qu’il en absorbe, les forêts et la végétation en général ne sont pas les principales pourvoyeuses d’oxygène sur la planète ( les scientifiques penchent plutôt pour une action des océans aujourd’hui).
Combattre les déforestations abusives et souvent peu justifiées économiquement est utile, mais considérer la forêt comme un bien immuable auquel il ne faudrait pas toucher n’a pas de sens.
Le bois est une ressource renouvelable ( à la différence des minerais), couper et planter fait partie de la gestion des forêts.
On peut dénoncer les exemples de mauvaise gestion de cette ressource sans verser dans le catastrophisme et le sempiternel bilan/carbone, devenu en 3 ou 4 ans l’unique mesure des maux de l’humanité.
Historiquement les relations entre christianisme et islam ont toujours été étroites car ces deux civilisations sont en contact depuis le VIIème siècle. Elles se sont affrontées mais aussi influencées mutuellement .
Poser aujourd’hui la question de l’intégration de l’Islam en Europe en termes religieux n’a pas de sens. C’est l’angle d’attaque de l’extrème-droite qui affirme que chistianisme et islam sont inconciliables. L’Europe est aujourd’hui le continent le moins religieux de la planète, la pratique religieuse est une affaire privée et l’immense majorité des musulmans a parfaitement intégré cette donnée. Les quelques radicaux islamistes qui ne jouent pas le jeu permettent à l’extrème-droite de généraliser et d’appeler au rejet des musulmans.Il ne sont pourtant pas plus influents que les intégristes catholiques dont certains remettent en question la laïcité et la place de la religion dans la société.
En somme, la question n’est pas de savoir si l’islam est soluble dans la démocratie libérale européenne, la réponse est positive depuis longtemps.