• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Pierre Régnier

Pierre Régnier

Je suis né en 1938, quelques semaines avant Munich. J’ai milité jadis à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), plus tard au PSU et à la CFDT. Au sein de cette confédération j’ai été, juste avant le démantèlement de l’ORTF en 1974, l’un des Secrétaires Nationaux du syndicat de la radio-télévision de service public. J’ai publié en 1986, en collaboration avec deux amis, "Le Gâchis audiovisuel" aux Editions Ouvrières (devenues Editions de l’Atelier). A de nombreuses reprises pendant des années j’ai tenté, par la proposition de libres opinions à la presse, de convaincre qu’il faut "désacraliser la violence religieuse". J’ai constaté un triple refus (des responsables religieux, politiques et médiatiques) de prendre en compte cette nécessité selon moi évidente. C’est seulement sur des sites Internet (citoyens, républicains, laïques, religieux individuels) que j’ai réussi à l’exprimer.

Tableau de bord

  • Premier article le 16/11/2007
  • Modérateur depuis le 13/11/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 42 6292 2033
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 769 646 123
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Pierre Régnier Pierre Régnier 12 décembre 2009 14:46

    Encore un article bien intentionné qui ajoute à la tension religieuse.

     

    Dès la première ligne ce texte participe à la confusion ambiante : il établit sans réserve un lien entre la xénophobie et l’islamophobie, également considérées comme des « dérapages ».

     

    J’ai déjà dit ailleurs que Sarkozy, qui cherche à récupérer Camus, ferait mieux de demander à ses ministres de le lire. Camus disait que « Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ». Il faut, pour les mal-comprenants, préciser que "BIEN nommer les chose c’est RETIRER du malheur au monde".

     

    La langue française dit parfaitement ce qu’est l’islamophobie : l’islam fait peur et il entraîne en conséquence de l’aversion pour cette religion. Il faut donc chercher pourquoi il fait peur, et que faire pour qu’il cesse de faire peur.

     

    Quand des islamophobes se laissent glisser vers la musulmanophobie, c’est-à-dire vers la haine des musulmans, ils se trompent gravement. Il faut combattre très fermement ce dérapage, bien réel celui-là et, hélas, très répandu.

     

    L’islamophobie est le résultat très logique, et même selon moi très sain, des nombreuses violences commises dans le monde ces dernières années. À quoi s’ajoutent, chez ceux qui étudient l’islam, les sources coraniques de la violence. Ne pas voir cela ne me semble désormais possible que dans l’aveuglement volontaire.

     

    Les violences commises en France au nom de l’islam sont, heureusement, encore limitées. Elles s’expriment surtout dans le mépris de la laïcité républicaine (occupations de rues à l’heure de la prière, exigence de menus islamiques dans les cantines des écoles, de financement public des mosquées…) ou dans le mépris de la femme (niqabs et burkas, piscines séparées…).

     

    C’est en exigeant que soit mis fin à ces mépris que les musulmans pacifiques se feront respecter et apprécier. Ils doivent le faire AVEC les plus fermes défenseurs de la laïcité - comme, par exemple, ceux qui s’expriment dans Riposte Laïque - pas en attendant toujours plus de démission de la part du gouvernement et des partis « de gauche » (lesquels masquent dans la complaisance envers l’islamisme leur renoncement à lutter contre l’économisme).

     

    Est-ce suffisant ? Je ne le crois pas. Les dernières décennies ont clairement montré que la violence religieuse prend sa source dans la croyance en une « volonté de violence de Dieu » chez tous ceux qui composent l’ensemble monothéiste. La pérennité de cette croyance n’est pas fatale. Elle peut être rejetée DE TOUTES les religions. Comme les croyants pacifiques des autres religions, les musulmans pacifiques doivent exiger qu’elle le soit.

     

    J’ai tenté de monter cela dans quatre textes au moins publiés sur ce site (on y accède très vite en tapant agoravox pierre regnier dans une fenêtre de recherche). Mais je voudrais aussi attirer l’attention sur un texte plus ancien qui, en 2010, sera plus que jamais d’actualité : "La Décennie « au profit des enfants du monde » va finir en catastrophe« . C’est ici :


    http://www.centpapiers.com/la-decennie-au-profit-des-enfants-du-monde-va-finir-en-catastrophe/1633/comment-page-1/ 



  • Pierre Régnier Pierre Régnier 27 novembre 2009 23:40

    J’ai quitté puis je suis revenu… et je constate la disparition habituelle. Mais cette fois-ci j’ai pris quelque notes, copié quelques passages de commentaires. Je voudrais alors revenir sur trois d’entre eux.

     @ Jacquesp. Contre certaines « pensées », certaines « valeurs » que vous attribuez au Dieu que vous semblez vouloir défendre et justifier je me sens totalement incapable d’argumenter tellement ça me paraît épouvantable. Je recopie simplement les passages en vous priant de vous relire car je me demande si vous êtes vraiment conscient de ce que vous avez écrit :

    "Qui est le pire des criminels, celui qui tue des corps ou celui qui tue des âmes ?« …/…  »Pour Dieu il y a pire qu’Hitler : il y a celui qui ne croit pas du tout à l’âme de l’homme« …/… »Ainsi apparaît la violence de la laïcité, de l’athéisme et de la science qui ont tué l’âme de l’homme dans la plus totale impunité. Qui d’autre que Dieu pouvait réagir à ce crime inconscient ? Dieu, en fait, ne fait que répondre à cette violence là" ….

     @ ambre. Vous dites que des femmes juives ont demandé des plages horaires sans hommes (à la piscine si j’ai bien compris) à Sarcelles et à Strasbourg. Ça me choque tout autant que lorsque ce sont des femmes musulmanes qui font ces demandes, et c’est tout aussi anormal qu’on leur donne satisfaction.

     @ Jeanclaude. À propos de ce que vous appelez le « débat stérile ». Vous dites que ma demande (de rejet de la conception violente de Dieu) « n’a plus lieu d’être » parce que "aucun catholique sincère …/… ne fait aucune lecture littérale de l’Ancien Testament ni ne pense appliquer comme « directives opérationnelles » les passages belliqueux de l’AT". C’est votre point 1.

     Il me semble que vous donnez vous-même (inconsciemment) une belle objection à cette remarque, dans votre point 3, en relevant "l’incapacité de l’Eglise, sauf quelques exceptions, à reconnaître les indiens, puis les noirs comme des personnes« . Cette  »incapacité de l’Église" est justement un très bon exemple de l’horreur à laquelle conduit la folle théologie de la "Parole de Dieu". Relisez le livre de Josué. Selon le pape ACTUEL, dont vous dites qu’il est porteur de la valeur « intelligence », il exprime le « véritable désir de Dieu ». Quel est ce désir ? Il veut que Josué massacre tous les cananéens et, pour ça (pour que la contradiction avec son infinie bonté ne soit pas trop voyante) il invente un truc super : l’anathème. Dieu « frappe d’anathème » ceux qu’il veut faire massacrer et le tour est joué : ceux qui sont frappés ne méritent pas le traitement réservé aux hommes non frappés, qui restent en fait les « vrais » hommes.

     Ne pensez-vous pas, Jeanclaude, que les gens d’Eglise étaient très imprégnés de ce vieil enseignement (toujours authentiquement « de Dieu » selon l’intelligent Benoît XVI du troisième millénaire) sur les « hommes non-humains » quand ils bénissaient les massacres d’indiens et la mise en esclavage des noirs africains ? Ils n’avaient pas besoin qu’on le leur répète. 2000 ans après l’Ancien Testament c’était très bien imprégné en eux par la culture de la conception violente de Dieu : il y a des « hommes » qui ne sont pas des vrais hommes et qui ne méritent donc pas d’être traités comme des hommes.

    Il faut lire la Bible et le Coran comme ils ont été écrits, voir honnêtement les dégâts qu’ont provoqué la divinisation et la sacralisation de leurs passages criminogènes, puis DÉ-DIVINISER, DÉ-SACRALISER ces textes. C’est la seule manière de laisser à l’humanité l’espoir de pouvoir se débarrasser un jour de la violence religieuse effective. 



  • Pierre Régnier Pierre Régnier 27 novembre 2009 20:20

    Bon, j’ai bien observé (mais toujours pas compris) l’anomalie technique : quand je poste un nouveau commentaire je fais réapparaître tous les miens qui avaient disparu, ainsi que quelques autres que je n’avais pas lus. Quand je quitte le site, les uns et les autres disparaissent à nouveau et je ne les retrouve plus quand j’y reviens. Je vais donc poster une réponse à quelques commentaires qui sont dans ma mémoire (mais que je ne peux plus lire). Je les posterai et laisserai mon ordinateur en l’état pendant une heure. Ce sera peut-être suffisant pour que quelques-uns puissent me lire un peu.

    Un commentateur (JacquesSP ?) comprend par erreur que je demande la suppression des passages violents des textes sacrés. Non, en aucun cas : on n’a pas le droit de déformer des textes historiques, sacrés ou pas, on n’a pas le droit d’en retirer des parties.

    Jeanclaude (je crois) demande qu’on lise les textes « avec les lunettes » des responsables des religions (ceux qui présentent les pires textes appelant à la violence comme étant l’authentique volonté, l’authentique désir de Dieu). Moi je ne crois pas à cette authenticité (les auteurs de ces textes ne sont pour moi que des chercheurs de Dieu) mais, surtout, je pars de ce qui se passe dans la vie réelle, tout au long de l’histoire, depuis l’invention du monothéisme abrahamique jusqu’à nos jours. Quand des croyants maltraitent, tuent, massacrent très concrètement au nom de Dieu je cherche d’où vient leur schizophrénie criminogène et, surtout, comment on pourrait la faire disparaître. Je ne me satisfais pas du fait que ces criminels vont se faire taper sur les doigts, ou tirer les oreilles au sein de leur communauté religieuse parce qu’ils ont « mal lu » les textes sacrés.

    D’où vient leur schizophrénie ? C’est extrêmement simple ; elle vient de cette trilogie qu’on leur a enseignée depuis toujours comme étant juste lorsqu’elle est énoncée dans la religion :
    1/ Il faut croire en Dieu
    2/ Dieu commande ou a commandé des maltraitances et des massacres
    3/ Il faut obéir à Dieu qui est bon et veut notre bien

    C’est tricher grossièrement que prétendre ne pas voir ou ne pas comprendre que cette triade est criminogène.

    Comment faire disparaître cette base de la violence effective ? Là aussi c’est très simple : il faut faire disparaître cette trilogie criminogène. Faire disparaître. Pas ajouter une tricherie supplémentaire en inventant les « interprétations » tordues pour sauver à tout prix le dogme ou/et le dogmatisme (car je ne suis pas sûr que le mensonge sur la « Parole de Dieu » soit présenté quelque part comme un dogme).

    Olivier Bach, je vais vous envoyer par courriel (j’ai eu le temps de relever l’adresse que vous m’avez communiquée dans un commentaire) la dernière version du petit ouvrage que j’ai envoyé pour la première fois à un éditeur le 15 SEPTEMBRE 2001 (je l’avais alors titré « Pour en finir avec la violence religieuse ». Je l’ai réduite en supprimant plus de la moitié du contenu et je l’appelle maintenant « Désacraliser la violence religieuse ». Même cette version courte je n’ai pas pu la faire éditer, mais ça n’a plus aucune importance puisque nous sommes maintenant quelques-uns à faire exister sur Internet le débat que ne veulent pas les éditeurs.

    Mais surtout, Olivier, prenez bien en compte ce constat que j’ai fait et qui me paraît prometteur : les CROYANTS sont de plus en plus nombreux à vouloir faire exister ce débat AU SEIN DE LEUR RELIGION.

    Bien cordialement à tous.

     



  • Pierre Régnier Pierre Régnier 27 novembre 2009 18:32

    Décidément, Olivier Bach, je n’arriverai pas à vous dire pourquoi je trouve votre texte important. J’y ai posté trois commentaires, dont un doublon par erreur, ce dont je me suis excusé. Le dernier je l’ai posté parce que les autres avaient disparu mais, en le postant, je les ai fait réapparaître ! Puis tous ont à nouveau disparu.

    Ce qui m’ennuie le plus c’est que je n’ai pas pu lire les autres commentaires, à l’exception des tout premiers, qui sont toujours là.
    Je vais aller voir si je peux vous retrouver sur votre blog personnel, mais il y a un gros problème sur AgoraVox (ou J’AI un gros problème avec AV mais comment le comprendre ?)


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 27 novembre 2009 10:48

    Cet article me semble très important et j’espère qu’il sera largement lu.

    Les saines précisions sur l’habituelle lecture erronée de Mein Kampf (avec aveuglement volontaire sur les références à Dieu et la croyance d’Hitler dans une mission divine) font partie de l’intérêt de l’ensemble.

    Des commentateurs ne s’intéressent qu’à la contribution de l’article au débat sur l’existence ou la non-existence de Dieu. Sans nier l’intérêt de cet aspect du texte j’accorde pourtant plus d’importance à l’autre : son apport au mouvement (qui, je crois, se développe) contre la culture de la conception violente de Dieu. Ce mouvement me semble devoir être favorisé indépendamment de l’attitude de chacun face à l’éventuelle existence de Dieu.

    Je crois qu’il faut simplement, comme le fait Olivier Bach, lire honnêtement les textes qui ont été sacralisés par les religions. C’est-à-dire qu’il faut les lire tels qu’ils sont écrits, s’intéresser à ce qu’on en a fait, et plus encore à ce qu’on en fait AUJOURD’HUI.

    Ce qui, selon moi, est le plus grave c’est que les institutions religieuses continuent de tricher dans l’usage de leurs textes sacrés. Elles continuent de les attribuer globalement à Dieu lui-même et à cultiver ainsi, chez les croyants de leurs religions respectives, la conception violente de Dieu. Plus précisément, la conception DUALE de Dieu : il veut le meilleur pour l’humanité (l’amour, la justice, la paix, la solidarité) ET LE PIRE (la « bonne » guerre et la « juste » haine).

    Cette conception, cultivée par les théologiens fous enfermés dans le dogmatisme, conduit inévitablement à une forme de schizophrénie chez ceux qui croient en Dieu. C’est une conception CRIMINOGÈNE. Et c’est souvent chez ceux qui croient le plus - le plus passionnément - qu’elle aboutit au passage à l’acte criminel : pour « réaliser le monde d’amour voulu par Dieu » ils maltraitent et ils tuent « comme il l’a demandé ».

    La pérénnité de cette conception N’EST PAS FATALE à condition que soit dénoncée sans relâche l’entêtement des responsables religieux dans leur tricherie. Pour n’avoir pas à assumer leur bien réelle responsabilité, directe ou indirecte, dans ces passages à l’acte criminel qu’ils ont eux-mêmes présenté comme étant voulu par Dieu, ils dépensent une énorme énergie dans la construction et l’entretien d’ « interprétations » mensongères, contradictoires et sophistiquées jusqu’à l’absurde des textes sacralisés. Et ils affirment inlassablement que ce sont les criminels religieux qui « n’ont pas su lire » la parole criminogène qu’ils leur ont présentée comme étant l’authentique « Parole de Dieu ».

    Ceux des athées qui sont engagés CONTRE LES BASES de la violence religieuse en croyant que leur lutte ne peut être menée qu’à l’extérieur des religions se trompent lourdement. Au sein même des religions, les croyants sont de plus en plus nombreux à trouver intolérable la tricherie de leur hiérarchie sur ce point.

    Le combat contre l’interprétation malhonnête et criminogène des textes sacrés n’est pas un combat du monde athée contre le monde religieux, ni un combat des religions les unes contre les autres. C’est celui de tous les adeptes - croyants de toutes les religions, agnostiques et athées - de la communauté humaine tolérante et pacifique.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv