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pigripi

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Electrone très libre garantie sans colorants ni conservateurs.
Détricoteuse des faits et des opinions.
Féministe éclairée et fière de l’être.
Ardente partisane du libre arbitre.
Citoyenne du monde.
Trop grave pour ne pas privilégier l’humour.

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  • Premier article le 28/08/2008
  • Modérateur depuis le 23/09/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • pigripi pigripi 15 juin 2009 15:27

    Je remarque sur la photo entière qu’Obama est assis dans un fauteuil de style gréco romain avec des pignons phalliques tandis que Karcho est assi dans un fauteuil plutôt de style pompadour, avec un ruban noué ...

    Que faut-il en penser, professeur Villach ???? smiley))))))



  • pigripi pigripi 15 juin 2009 00:27
    Obama vient en un discours de renforcer l’emprise islamiste sur l’islam(up to date)
    Posted by Lucien SA Oulahbib on 9/6/2009

    Image empruntée au site de l’UPJF

    Si l’islam a non seulement transmis le savoir grec à l’Europe mais l’a carrément initiée aux arts et lettres selon Obambi, (ce qui est faux : ex St Sophie a été la matrice de la technique du dôme) dans ce cas une telle affirmation ne peut que renforcer les islamistes dans leur désir de vivre s’habiller penser précisément comme à cette époque épique. C’est simple lumineux. Puisque le principal dirigeant de la plus puissante nation occidentale avoue en quelque sorte que tout son génie vient de l’islam de cette époque, alors replongeons-nous en elle, revisitons-là, revivons-là, pensons en elle jusqu’au bout de la nuit (qui s’étend).

    Obama vient en un discours de renforcer l’emprise islamiste sur l’islam, et d’affaiblir en même temps tous les démocrates musulmans qui pensaient que s’habiller de manière moderne, ne pas se voiler, intégrer les valeurs universelles dans le renouvellement de leur discours, pouvaient créer un islam nouveau à l’image de son temps, revivifiant la tradition d’une autre façon : ils se trompaient ! c’est au contraire en s’immobilisant dans l’islam des premiers siècles, qui a précisément apporté la civilisation à l’Europe et au monde, que l’islam peut repartir de l’avant voilà ce qu’en conclut à juste titre l’islam politique qui a désormais qui a désormais reçu son doctorat honoris clausa à l’université du Caire par le professeur es civilisation Obama. 

    Nous ne mesurons pas encore l’étendue des dégâts dans les écoles et les universités. Puisque la déperdition qui en a résulté pour l’Islam sera mis sur le dos du libéralisme le colonialisme et ses « youpins sionistes » et le tour est joué : merci Obambi !

    (up to date :) bien sûr il peut être objecté que Ben Laden et consorts ont préalablement condamné les propos d’Obama et qu’ils lui reprochent de les combattre en Afghanistan ; sauf que ceci n’est pas contradictoire en ce que si ceux-là exprimeraient un islam brut tandis que Obama (et Sarkozy Cohn Bendit, Bayrou, Besancenot…) aspirent à vivifier un islam soft, il n’empêche que celui-ci, lorsqu’il verra que les populations d’origine religieuse musulmane lui échappent, il sera de moins en moins imaginaire et canada dry… Un exemple ? La Hollande… La Grande Bretagne…La France : les exigences communautaristes sont de plus en plus pressantes alors que la majorité des populations d’origine cultuelle musulmane aspirent à la laïcité au sécularisme, du moins s’il n’y avait pas l’injonction des islamistes se réclamant désormais d’Obama à ce que ces populations restent obligatoirement fidèles au passé : voilà le paradoxe, entretenu par tous les néo-anthropocentristes adeptes récents de la Nouvelle Droite via le multiculturalisme et qui regardent d’un mauvais oeil quelqu’un de ces populations refuser précisément cette image de la musulmane devant être voilée et séparée des hommes. Ils la traiteront d’assimilée, (mot plus doux que celui de prostituée prononcé dans les banlieues). Il est incroyable que la gauche bien pensante ait désormais adopté les valeurs coloniales qui voyaient dans la séparation des communautés une très bonne chose, tout en traitant de « néocoloniaux » celles et ceux qui exigeraient le respect des valeurs universelles fondatrices de l’être ensemble démocratique se répandant désormais à l’instar de l’électricité, que précisément certains veulent couper afin que l’on reviennent « tous ensemble » vers les âges dits de « lumière ».

    Deux exemples ?

    1/ si les choses étaient réellement aussi claires après le discours d”Obama, pourquoi les pays musulmans dits modérés n’envoient pas des troupes en Afghanistan pour précisément prouver que leur islam n’est pas celui des Talibans ?

    2/ Lorsque des mosquées et surtout des centres polyvalents se construisent en France, va-t-on vérifier si dans l’espace culturel qui jouxte l’espace cultuel les femmes ont par exemple le droit d’organiser des cours (mixtes) de danse, si des cours de théâtre, de musique, là aussi mixtes, sont possibles ?

    A trop faire l’ange….

    Lucien SA Oulahbib 9/6/2009



  • pigripi pigripi 14 juin 2009 20:29
    Egypte : la forfaiture d’Obama, qui défend le voile, la trahison d’Hillary Clinton, qui le porte
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    08/06/09

    Sur le site de Riposte laïque, vendredi 5 juin 2009, par Cyrano

    Notre rédaction, sans pleurer la défaite des conservateurs, n’avait pas partagé l’enthousiasme général, suite à la victoire d’Obama, aux dernières présidentielles américaines. Seule notre amie Gabrielle Desarbres avait fait part de l’espoir que représentait, pour elle, cette nouvelle donne (1). Nous avions préféré alerter sur l’instrumentalisation communautariste que cette victoire allait occasionner, en France (2). Le moins qu’on puisse dire est que l’avenir nous a donné raison, hélas, entre les illuminés de la Halde et Yazid Sabeg !

    Le côté judicieux de cette prudence a, d’autre part, été rapidement confirmé par une déclaration du nouveau président américain, faisant pression pour que la Turquie intègre l’Union européenne au plus vite (3).

    Mais à l’occasion de sa visite en Egypte, le président des Etats-Unis a tombé le masque. Il y a tenu des propos scandaleux, qui sont autant de coups de poignards donnés aux principes laïques de notre pays, mais aussi à tous les pays européens qui se battent pour limiter l’influence du voile, notamment à l’école (4).

    "Il est important pour les pays occidentaux d’éviter d’empêcher les citoyens musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple, en décidant des vêtements qu’une femme doit porter", a-t-il lancé.

    « Je rejette », a-t-il continué, « les vues de certains en Occident » pour qui le fait « qu’une femme choisisse de couvrir ses cheveux a quelque chose d’inégalitaire ». Il a encore souligné que "le gouvernement américain est allé en justice pour protéger le droit des « femmes et des filles à porter le voile », et "punir ceux qui voudraient le leur dénier".

    Signalons que, pour la première fois, une américaine musulmane portant le voile, Dalia Mogahed, d’origine égyptienne, a fait son entrée à la Maison Blanche comme conseillère de Barack Obama. Et rappelons qu’Obama avait invité les Frères Musulmans à sa conférence (5).

    Hillary Clinton a, quant à elle, osé se présenter voilée au Caire. C’est une véritable trahison de la cause des femmes dans le monde. C’est encore davantage un coup de poignard pour les femmes égyptiennes qui, refusant de porter le voile, sont agressées, insultées, et parfois violées en pleine rue par des hommes fanatisés, comme une vidéo sur internet l’a montré, récemment (6). Après Laurence Parisot et la ministre britannique de l’Intérieur, Jacqui Smith (7) - la même qui avait fait expulser Geert Wilders, mais qui se voilait pour discuter avec des musulmanes, dans son propre pays -, Hillary Clinton trahit la lutte ce celles qui, dans le monde entier, se battent, et parfois meurent, pour ne pas porter le symbole de la discrimination des femmes, comme le rappelle la Ligue du Droit International des Femmes, présidée par Annie Sugier (8).

    Les représentants de la première puissance au monde, qui se réclament du monde libre, se prosternent devant les fanatiques islamistes ! Honte à Hillary Clinton, honte à Obama, qui s’était déjà incliné comme un esclave devant les princes saoudiens.

    Nul doute que ce discours d’Obama, et la tenue d’Hillary Clinton, seront utilisés par tous ceux qui, en France, de la Halde au Mrap en passant par les islamistes, veulent voir le voile s’imposer dans l’ensemble de la société, y compris à l’école de la République, et rêvent d’en finir avec la loi du 15 mars 2004.

    L’exemple du viol des principes laïques vient de haut, et hélas, s’affiche dans les moments les plus dramatiques. Nous avons encore vu que les autorités françaises, à l’occasion d’une cérémonie officielle, rendant hommage aux victimes de la catastrophe aérienne sur la ligne Rio de Janeiro-Paris, ont cru bon d’utiliser la cathédrale Notre Dame en guise de lieu de cérémonie officielle, trahissant ainsi la mémoire de nombre de victimes, qui ne se reconnaissaient pas toutes dans la religion catholique. Nous n’avons pas oublié non plus les lamentables obsèques nationales de Mitterrand, où ce fut Lustiger qui officiait, au nom de la République !

    Il faut prendre, dans ce contexte, toute la mesure des propos honteux d’Obama, de l’attitude capitularde d’Hillary Clinton et de toute l’administration américaine. C’est un formidable encouragement donné, en France et en Europe, aux fascistes religieux pour accentuer leur offensive, et imposer l’islam encore plus agressivement, partout où cela sera possible.

    Les laïques, s’ils veulent encore exister, doivent se préparer à faire face à un ensemble de nouvelles revendications communautaristes islamistes, que le gouvernement Sarkozy laissera faire, au nom de la laïcité positive. Ne comptons surtout pas sur la gauche française, qui a montré depuis longtemps, face à ce phénomène, une couardise équivalente à celle de son homologue américaine.

    Un grand ancêtre, commentant la victoire des nazis, en Allemagne, disait que la social-démocratie préparait souvent les conditions de la victoire du fascisme (9). A méditer...

    Cyrano

    (1) http://www.ripostelaique.com/Elections-americaines-l-espoir.html

    (2) http://www.ripostelaique.com/Ne-laissons-pas-les.html

    (3) http://www.ripostelaique.com/Turquie-dans-l-Europe-De-quoi-se,2137.html

    (4) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/06/04/01011-20090604FILWWW00594-hijab-obama-egratigne-la-france.php

    (5) http://www.bivouac-id.com/2009/06/04/obama-a-invite-les-freres-musulmans-a-son-discours/

    (6) http://www.tagtele.com/videos/voir/37461/

    (7) http://www.bivouac-id.com/2009/02/15/video-la-ministre-de-linterieur-britannique-en-hidjab/

    (8) http://www.ldif.asso.fr

    (9) http://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1932/01/320127a.htm


    © Riposte laïque

     



  • pigripi pigripi 14 juin 2009 20:26
    En un seul discours, Obama vient de renforcer l’emprise islamiste sur l’islam, LSA Oulahbib
    Obama ambitionnerait-il d’être le nouveau Lawrence d’Arabie, ou ne fait-il, à son corps défendant, qu’accréditer la justesse de l’adage : "Chassez le naturel, il revient au galop" ? (Menahem Macina).
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    9/6/2009


    Sur le site Resiliencetv.fr

    Cliché ajouté par upjf.org

    Si l’islam a non seulement transmis le savoir grec à l’Europe, mais l’a carrément initiée aux arts et lettres, selon Obambi, (ce qui est faux, exemple : Ste Sophie a été la matrice de la technique du dôme), alors une telle affirmation ne peut que renforcer les islamistes dans leur désir de vivre, s’habiller, penser, précisément comme à cette époque épique. C’est simple, lumineux. Puisque le principal dirigeant de la plus puissante nation occidentale avoue, en quelque sorte, que tout son génie vient de l’islam de cette époque, alors replongeons-nous en elle, revisitons-la, revivons-la, pensons en elle, jusqu’au bout de la nuit (qui s’étend).

    En un seul discours, Obama vient de renforcer l’emprise islamiste sur l’islam, et d’affaiblir en même temps tous les démocrates musulmans qui pensaient que s’habiller de manière moderne, ne pas se voiler, intégrer les valeurs universelles dans le renouvellement de leur discours, pouvait créer un islam nouveau à l’image de son temps, revivifiant la tradition d’une autre façon : ils se trompaient ! C’est au contraire en se figeant dans l’islam des premiers siècles, crédité d’avoir apporté la civilisation à l’Europe et au monde, que l’islam peut repartir de l’avant. Voilà ce qu’en conclut, à juste titre, l’islam politique, qui a désormais ses lettres de noblesse. 

    Nous ne mesurons pas encore l’étendue des dégâts dans les écoles et les universités. La perte qui en a résulté pour l’islam sera mise sur le compte du libéralisme, du colonialisme et de ses « youpins sionistes » et le tour sera joué : merci Obambi !


    Lucien SA
    Oulahbib

     

    © Resiliencetv.fr



  • pigripi pigripi 14 juin 2009 20:24

    Il n’y a que Leila et ses amis fonctionnaires islamistes pour penser que « Obama est un véritable ami d’Israël » .....
    En réalité, les juifs et les Israéliens sont terriblement inquiets des positions d’Obama, l’article qui suit n’est qu’un exemple de ce qui les inquiète :

    10/06/09

     

    Jewish World Review, 9 juin 2009


    Texte original anglais : « Obama’s stunning offense to Israel and the Jewish people »

      Traduction française : Jean Szlamowicz, pour upjf.org

     

    Le discours du Caire d’Obama constitue un véritable tremblement de terre. Il s’agit d’une révision de l’histoire, d’une insulte au peuple juif, et d’un abandon des victimes dont les droits de l’homme sont lésés dans le monde arabe et musulman. Rien d’étonnant à ce que les Arabes et les musulmans habilités à s’exprimer aient été enthousiastes. Il est, en revanche, plus surprenant qu’en Amérique, on ait tant admiré ce discours pour l’habilité politique dont il faisait preuve, plutôt que de le critiquer pour la véritable trahison qu’il constitue, et qui a une dimension historique.

    Obama a mis sur le même plan l’Holocauste et le déplacement de la population palestinienne. Selon lui,

    « les Juifs ont été persécutés (…) l’antisémitisme européen a culminé dans un holocauste sans précédent. (…) Six millions de Juifs ont été tués… D’un autre côté, il est également indéniable que les Palestiniens, musulmans et chrétiens, ont souffert dans leur rêve d’une terre. »

    Ce parallèle reprend à son compte le ’narratif’ arabe fallacieux qui établit une équivalence rigoureuse entre le meurtre de masse de six millions de Juifs, pour la simple raison qu’ils étaient Juifs, et la violation des droits palestiniens par des Juifs.

    En s’exprimant dans un pays arabe et en s’adressant aux Arabes et aux musulmans, Obama a souligné la responsabilité européenne dans l’Holocauste (« l’antisémitisme européen a culminé dans un holocauste sans précédent »). Dans un autre contexte, cette assertion aurait été curieuse. En Egypte, elle n’a rien d’accidentel : la version arabe de l’histoire a toujours été qu’on avait forcé les Arabes à accepter la création d’Israël en compensation d’un crime commis par les Européens.

    En réalité, les hôtes d’Obama ne pouvaient que connaître sur le bout des doigts l’antisémitisme arabe durant la Seconde Guerre Mondiale (et après aussi, bien sûr). Après tout, Obama s’exprimait dans le pays même où fut formé le grand mufti, et qui l’accueillit comme un héros national à son retour. Il s’agit tout de même de l’homme qui a passé la guerre à Berlin, à l’invitation de Hitler, pour l’aider au meurtre des Juifs.

    Obama pensait pouvoir prouver à Israël son impartialité en s’offrant le vendredi un petit voyage dans un camp de concentration pour fustiger le négationnisme. Dans ce contexte, ce geste, censé témoigner de sa bienveillance à l’égard des Juifs, n’est apparu que comme un exemple de cynisme et d’opportunisme politique, surtout après avoir mis en parallèle l’Holocauste et « la souffrance et la douleur des Palestiniens qui durent depuis 60 ans ». Car le président n’a pas fait de référence remplie d’émotion à « l’intolérable souffrance » des victimes israéliennes du terrorisme arabe qui dure depuis 60 ans. Le mot « terrorisme » n’a d’ailleurs jamais franchi ses lèvres. Loin de condamner le terrorisme et l’antisémitisme qui le nourrit, de telles manœuvres politiciennes ne font que renforcer l’audace dont sont capables la haine et la violence contre les Israéliens.

    Par contre, Obama a recherché l’approbation arabe en faisant une équivalence morale entre ceux qui ont rejeté Israël dès le début (et qui aspirent encore à sa destruction, ou à un « droit au retour » qui signifierait la fin d’une majorité juive), et les Juifs qui se défendent depuis le 14 mai 1948. A en croire Obama :

     « il y a une impasse : deux peuples aux aspirations légitimes, et chacun porteur d’une histoire douloureuse (…) Il est facile de montrer l’autre du doigt, les Palestiniens soulignant les déplacements [de populations] causés par la création d’Israël, et les Israéliens soulignant l’hostilité et les agressions constantes. »

    Parler d’impasse concernant le conflit israélo-arabe trahit une incapacité abyssale à reconnaître la réalité historique. L’Etat d’Israël est né après un plan de partition internationalement approuvé en novembre 1947, qui aurait permis la création de deux Etats, l’un juif, l’autre arabe. Ce plan a été accepté par les Juifs et rejeté par les Arabes. Les uns ont toujours voulu vivre en paix, et les autres ont choisi de faire la guerre en 1948, 1956, 1967, 1973 et 1982, et de poursuivre leur action par le terrorisme, après chacune de leur défaite.

    Sans la moindre compréhension du monde juif et de l’histoire juive, Obama a déclaré que

    « l’aspiration à une terre juive est enracinée dans une histoire tragique que l’on ne peut nier »,

    car,

    « dans le monde entier, les Juifs ont été persécutés pendant des siècles ».

     

    L’idée d’une terre juive en Israël n’est pas enracinée dans la tragédie ou la persécution internationale mais dans une incroyable relation de continuité spirituelle multiséculaire avec la terre d’Israël et avec Jérusalem. En plus du couplet sur la responsabilité européenne dans l’Holocauste, ces mots n’ont fait que renforcer la croyance mortifère selon laquelle Israël est une création de Juifs étrangers transplantés.

    L’incroyable insulte faite aux Juifs et à Israël par Obama est allée encore plus loin. Les Israéliens se trouvent occuper des territoires à la suite de guerres, menées par les Arabes, qui avaient pour but l’annihilation d’Israël. Mais Obama a procédé à une mise en équivalence des

    « humiliations quotidiennes (des Palestiniens) qui sont celles de l’occupation »,

    et de

    « l’humiliation de la ségrégation »

    subie par les esclaves noirs aux Etats-Unis, et

    « l’autorité morale du peuple d’Afrique du Sud ».

    Le public arabe du président des Etats-Unis n’a pu manquer de remarquer ce clin d’œil appuyé à l’un des arguments diffamatoires les plus puissants contre l’Etat hébreu aujourd’hui : l’allégation selon laquelle Israël serait un Etat raciste fonctionnant selon un régime d’apartheid.

    Après avoir établi une équivalence morale entre les revendications palestiniennes et celles des victimes de l’esclavage et de l’apartheid, Obama a exprimé, dans un même souffle, le « droit à l’existence d’Israël » et le fait que « les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité des nouvelles implantations israéliennes ».

    Chaque mot de son discours a été mûrement pesé. Ce n’est donc pas par hasard qu’un président américain, pour la première fois de l’histoire, a refusé toute légitimité aux implantations israéliennes. Point. Une telle assertion met fin à tous les accords passés entre Arabes et Israéliens, qui ont conjointement toujours considéré que la question de savoir quelles implantations perduraient et quelles implantations devraient être démantelées, serait réglée par un processus bilatéral dans le cadre d’un accord de paix et de négociation sur un règlement définitif. Même la Feuille de Route Pour la Paix parle clairement (dans la phase 3) d’un

    « accord sur un statut définitif et la fin du conflit israélo-palestinien (…) de résolution de statut définitif et permanent (…), réglant le problème des frontières, de Jérusalem, des réfugiés, des colonies. »

    De plus, l’idée que des Juifs ne puissent pas vivre sur un territoire promis à un futur état palestinien ne peut signifier qu’une chose : une Palestine au régime d’apartheid. Vingt pour cent de la population israélienne, soit un million et demi de personnes, sont des Arabes (qui disposent de davantage de droits démocratiques qu’ils n’en auraient dans un état arabe). Parallèlement, l’idée même d’une présence juive sur un territoire palestinien semble être une abomination. Pourquoi donc un futur transfert d’autorité gouvernementale signifierait-il qu’il faut mettre les Juifs à la porte ?

    Mais, si l’on en juge par le discours d’Obama, un seul « déplacement » [de population] compte [celui des Palestiniens]. En mettant sur le même plan l’Holocauste des Juifs et la douleur palestinienne consécutive au « déplacement », il a également omis le déplacement de 800 000 réfugiés juifs venant de tous les pays arabes du Moyen-Orient, en réplique à la création d’Israël.

    Les Juifs devenus des réfugiés à cause de l’intolérance arabe n’ont pas été les seules victimes que le président a choisi d’oublier. A trois reprises, Obama a défendu le droit des femmes musulmanes à couvrir leur corps. Pas une seule fois il n’a mentionné le droit des femmes à refuser de couvrir leur corps, droit qui leur est refusé sous peine d’arrestation et de mise à mort dans nombre des pays auxquels il s’adressait. Au nom de « la liberté de culte », il a choisi de « louer les efforts, comme ceux du roi Abdallah d’Arabie Saoudite, pour le dialogue interreligieux ». Rappelons que l’Arabie Saoudite tient pour illégale la pratique de toute religion autre que l’islam. Une telle version des droits de l’homme est une pure fiction, qui n’a fait que rendre le pire des services à tous ceux qui sont opprimés dans le monde arabe et musulman.

    Le discours du Caire, méticuleusement planifié et prononcé par le président Obama, marque l’un des points les plus bas dans la compréhension, par un président américain, de l’état hébreu, de son histoire et de l’avenir de son peuple. Si l’on prend également en compte l’évidente infirmité du gouvernement Obama concernant la question iranienne, ce discours du 4 juin 2009, par celui qui est censé être un dirigeant du monde libre, restera dans les annales comme un déclin majeur de l’histoire humaine.

     

    Anne Bayefsky


    © Jewish World Review

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