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pigripi

pigripi

Electrone très libre garantie sans colorants ni conservateurs.
Détricoteuse des faits et des opinions.
Féministe éclairée et fière de l’être.
Ardente partisane du libre arbitre.
Citoyenne du monde.
Trop grave pour ne pas privilégier l’humour.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/08/2008
  • Modérateur depuis le 23/09/2008
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Derniers commentaires



  • pigripi pigripi 6 mars 2009 13:41

    @Annie
    Merci pour votre soutien qui est plutôt rare sur ce site machiste par excellence : très peu de membres féminins et rédactrices ...

    Heureusement, les inégalités sexistes sont prise au sérieux par Union européenne :

    BRUXELLES (AFP) — La Commission européenne a lancé mardi une campagne de lutte contre les inégalités salariales entre hommes et femmes qui dépassent en moyenne 17 % en Europe.

    "Les femmes sont plus exposées que les hommes aux conséquences du ralentissement économique, car elles occupent souvent des emplois précaires", a souligné l’exécutif européen dans une analyse sur l’égalité entre les femmes et les hommes, publiée à l’approche de la journée internationale de la femme le 8 mars...

    Les femmes sont surreprésentées dans les emplois précaires basés sur des contrats de courte durée.

    "L’égalité des sexes est plus importante que jamais", avance le commissaire européen à l’Emploi Vladimir Spidla.

    Une étude française montre que les sociétés financières qui ont plus de femmes dans les postes décisionnels s’en sortent mieux dans la crise, met en avant le commissaire. Et un autre rapport, finlandais, portant sur 15.000 petites et moyennes entreprises, conclut que ces sociétés sont 10% plus efficaces lorsqu’elles sont dirigées par des femmes.

    L’écart de rémunération entre hommes et femmes dans l’UE, de 17,4% en moyenne en 2007, peut représenter sur toute une vie 160.000 euros de manque à gagner....

    L’écart entraîne le paiement d’une retraite plus faible et une plus grande menace de pauvreté.

    "C’est inacceptable", a jugé mardi le commissaire tchèque. Le principe d’un "salaire égal pour un travail égal", est loin d’être respecté dans l’UE, précise-t-il. Ainsi, une étude danoise conclut que la moitié de l’écart salarial constaté s’explique par de la discrimination directe.

    Surtout, les femmes travaillent principalement dans des professions féminisées, demeurent dans des catégories d’emplois subalternes faiblement rémunérés, avec un accès limité aux postes d’encadrement, met en exergue la Commission.

    M. Spidla a donc décidé de bâtir une campagne de sensibilisation de 1,8 million d’euros en 22 langues sur le thème de l’écart de rémunération, déclinée de manière classique en messages publicitaires, campagnes d’affiches et brochures informatives distribuées aux employeurs et aux syndicats.

    Un reportage, diffusé sur internet, pointe l’exemple d’une école allemande organisant des cours de travail sur bois pour les filles et des leçons de cuisine pour les garçons, ou part en Finlande interroger une femme passionnée par son travail dans l’industrie chimique.

    "Des stéréotypes sexistes tenaces limitent les femmes et les hommes dans le choix de leurs études et de leur carrière, ce qui entraîne une ségrégation du marché du travail selon le sexe", pointe du doigt Bruxelles.

    Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.



  • pigripi pigripi 6 mars 2009 12:13

    @mcm

    Effectivement, le face à face révèlerait le sexe de la personne comme elle révèlerait la couleur de sa peau, ses origines culturelles, sa coupe de cheveux, son aisance d’expression et sa personnalité. Mais au moins, il n’y aurait pas de sélection a priori et cela donnerait une chance supplémentaire aux personnes hommes ou femmes de défendre leur candidature.



  • pigripi pigripi 6 mars 2009 11:55

    @Sandro

    Et puis tout de méme, faut-t-il que les femmes aient si peu confiance en elles pour demander à avancer masquées ?

    Votre phallocentrisme ou machocentrisme vous aveugle : les hommes aussi avanceraient "masqués" si la mention de l’appartenance sexuelle n’était pas exigée et j’en connais pas mal que ça arrangerait aussi ! Parce que si la discrimination sexiste lèse globalement plus les femmes que les hommes, elle lèse aussi ces messieurs qui aimeraient travailler comme sage-femme, puéricultrice, assistante maternelle, esthéticienne, tricoteuse, assistante sociale, nourrice, secrétaire, assistante de direction, etc.



  • pigripi pigripi 6 mars 2009 11:45

    @ Sandro
    Article excessif, ou du moins idéologiquement centré sur un militantisme désuet. Et à mon sens contre-productif .
    Vous vous précipitez pour qualifier mes arguments sans en avancer de sérieux.
    surtout, vous ne répondez pas à ma question finale et vous ne parlez absolument pas de l’économie de la discrimination sexiste.
    Vous ne recherchez pas le débat mais vous vous asseyez sur le déni de la discrimination la plus universelle et, en cela, vous mettez en valeur l’intérêt de mon article.
    merci Sandro smiley)



  • pigripi pigripi 26 février 2009 21:07

    fin de l’article de Lepage avec texte décret concerné :

    ....

    			
    				
    					 Le Décret n°2007-611 du 26 avril 2007 relatif à l’exercice d’activités privées par des fonctionnaires ou agents non titulaires ayant cessé temporairement ou définitivement leurs fonctions et à la commission de déontologie précise dans son article 1 :

    I. - Il est interdit aux agents mentionnés au I de l’article 87 de la loi du 29 janvier 1993 susvisée qui cessent temporairement ou définitivement leurs fonctions :

    A. - De travailler, de prendre ou de recevoir une participation par conseil ou capitaux dans une entreprise privée, lorsque l’intéressé a été chargé, au cours des trois dernières années qui précèdent le début de cette activité, dans le cadre des fonctions qu’il a effectivement exercées :
    1° D’assurer la surveillance ou le contrôle de cette entreprise ;
    2° De conclure des contrats de toute nature avec cette entreprise ou de formuler un avis sur de tels contrats ;
    3° De proposer directement à l’autorité compétente des décisions relatives à des opérations réalisées par cette entreprise ou de formuler un avis sur de telles décisions.
    Les interdictions mentionnées ci-dessus s’appliquent également aux activités exercées dans une entreprise :
    a) Qui détient au moins 30 % du capital de l’entreprise susmentionnée, ou dont le capital est, à hauteur de 30 % au moins, détenu soit par l’entreprise susmentionnée, soit par une entreprise détenant aussi 30 % au moins du capital de l’entreprise susmentionnée ;
    b) Ou qui a conclu avec l’entreprise susmentionnée un contrat comportant une exclusivité de droit ou de fait.
    Ne sont toutefois pas interdites la seule participation au capital de sociétés cotées en bourse ou la participation intervenant par dévolution successorale.

    B. - D’exercer une activité lucrative, salariée ou non, dans un organisme ou une entreprise privé et toute activité libérale si, par sa nature ou ses conditions d’exercice et eu égard aux fonctions précédemment exercées par l’intéressé, cette activité porte atteinte à la dignité desdites fonctions ou risque de compromettre ou mettre en cause le fonctionnement normal, l’indépendance ou la neutralité du service.

    II. - Les interdictions prévues au I ci-dessus s’appliquent pour une durée de trois ans à compter de la cessation des fonctions justifiant l’interdiction.

    III. - Au sens du présent article, est assimilée à une entreprise privée toute entreprise publique exerçant son activité dans un secteur concurrentiel et conformément au droit privé.
    			
    			 		
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    En l’espèce, il apparait évident que M. Pérol a , a minima, proposé des décisions relatives aux opérations effectuées par la future entité qu’il va présider et a fortiori a formulé un avis. Comment dés lors, considérer que la saisine n’est pas obligatoire ? et a fortiori considérer qu’il n’entre pas dans les cas énumérés par la loi de saisine obligatoire ?

    Incohérence et divergence des discours
    La lettre du président Fouquet est très éloignée des versions successives qui ont été présentées par l’Elysée. Tout d’abord, il a été indiqué que la Commission de déontologie avait été saisie. C’est inexact.
    Ensuite, il a été indiqué que la Commission avait donné un avis par l’intermédiaire de son Président ; Ce n’est que partiellement exact puisque le Président prend soin d’indiquer qu’il ne peut que donner un avis personnel qui n’engage pas la Commission. Puis, M. Guéant a indiqué qu’en toute hypothèse , le cas de M. Pérol n’entrait pas dans la saisine obligatoire de la Commission. A aucun moment, dans son courrier, le Président Fouquet ne s’exprime sur ce point, mais au contraire évoque la question de fond ; Dès lors, la saisine de la Commission étant préalable, M. Pérol ne peut à ce jour accéder à ses nouvelles fonctions.

    « La jurisprudence citée n’est pas concluante »
    Sur le fond, l’avis du président Fouquet doit être lu entre les lignes et ne contredit en rien l’analyse juridique qui précède. Tout d’abord, il vise l’avis du secrétaire général qui estime que les fonctions de M. Pérol à l’Elysée n’entrent pas dans les cas visés par la loi. Ainsi, il se réfère à une interprétation que Le secrétaire général de l’Elysée n’a aucune compétence pour formuler et qui n’engage que lui. Or, la situation de fait est importante pour juger de la situation de droit ; l’avis est donc émis comme si M. Pérol était totalement étranger à l’opération concernant la naissance du nouvel établissement. De plus, il n’analyse la situation que sur le plan pénal en se référant à l’interprétation nécessairement stricte de la loi pénale. Mais, les pouvoirs de la commission ne sont pas de nature pénale ; ils sont beaucoup plus large et visent l’aspect strictement déontologique. Enfin, la jurisprudence citée n’est pas concluante pour deux raisons ; celle qui est antérieure à 2007 est inopérante car la loi a changé en 2007. quant aux autres exemples, ils ne visent pas des personnes entrant dans un établissement sur lequel ils avaient spécifiquement travaillé ; en toute hypothèse, l’arrêt Bauffret du Conseil d’Etat montre un rigueur beaucoup plus grande du Conseil d’Etat sur le pantouflage.

    Ainsi, on voit mal, comment, même si elle n’était pas saisie à titre obligatoire, la commission pourrait rendre un avis favorable. Elle doit être saisie et M. Pérol ne devrait pas prendre de fonctions tant que l’avis n’est pas émis.

    Des dysfonctionnements mis en évidence
    Dès lors, dans cette affaire, et indépendamment même des questions déontologiques d’une autre nature liées au fait que par le passé, M. Pérol avait conseillé une des deux parties sur un montage qui est aujourd’hui contesté, si les règles de droit étaient appliquées, M. Pérol ne pourrait être nommé. Cette affaire révèle, au-delà du cas particulier qui ne met évidemment pas en cause les compétences professionnelles de M. Pérol, le dysfonctionnement des instances politiques et juridiques françaises. Comment se fait-il que le Président de la République, garant au terme de la Constitution, du fonctionnement des pouvoirs publics et du respect de l’état de droit, intervient précisément en violation de la loi. Comment se fait-il que nous ne disposions d’aucun organe qui puisse imposer le respect de la loi, alors même que l’article 432-13 du code pénal a été évoqué par certains ? Comment se fait-il qu’il n’y ait en France aucun pouvoir judiciaire à même de trancher la difficulté juridique à supposer qu’il y ait un débat juridique ?

    On le voit. Cette affaire, indépendamment des questions liées au poids du Président dans les nominations pose crûment la question du fonctionnement de notre état de droit et de la qualification de démocratique de notre système.
    			
    			 		
    		
    		
    			
    Jeudi 26 Février 2009 - 17:04
    		
    		
    			
    Corinne Lepage
    		
    		
    			
    Lu 3586 fois
    		

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