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pilhaouer

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  • Premier article le 30/04/2009
  • Modérateur depuis le 01/04/2010
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Derniers commentaires



  • pilhaouer 20 novembre 2010 18:52

    Bonjour.
    « Heureusement, cette décision de »justice" est le fait de prudhommes, juges non professionnels. Gageons qu’en appel , des juges professionnels auront une autre vision de vous de ce qui est décérébré.« 
    Non. Cette décision est le fait d’un juge professionnel car le Conseil de Prud’hommes était en »départage« , ce qui signifie que les 2 conseillers salariés et les deux conseillers employeurs étaient en désaccord. Dans ce cas, un juge professionnel devient le 5ème conseiller et son avis est déterminant.
    Ceci étant, il faut savoir que les conseillers prud’hommes sont généralement bien formés et ont une connaissance du droit du travail pointue. La ttrès grande majorité des jugements prud’homaux sont d’ailleurs confirmés en appel. Le patronat préférerait précisément des magistrats professionnels et une justice de classe.
    Sur le fond du problème, il est difficile de s’exprimer en l’absence d’informations précises et de connaissance du jugement prononcé.
    Il semble cependant que l’avocat des salariés ait axé sa défense essentiellement sur le fait qu’il s’agissait selon lui d’échanges privés entre personne ayant un intérêt commun.
    Le »Mur« Facebook est-il un lieu d’échanges privés accessible seulement aux personnes ayant créé ce groupe ? La jurisprudence n’existe pas encore.
    Ensuite, il est évidemment essentiel de savoir ce qui a été échangé.
    Si le Mur est accessible à d’autres personnes, les règles qui s’appliquent sont celles concernant l’injure, la diffamation ou le trouble objectif éventuel pour l’entreprise.
    Ces salariés ont été licenciés pour » faute grave" et la faute grave du salarié est celle qui rend impossible le maintien du salarié dans l’entreprise et ce, même durant la période de préavis .
    La loi s’applique dans un tribunal, quel qu’il soit, ce qui ne signifie nullement d’ailleurs qu’elle soit juste smiley



  • pilhaouer 14 novembre 2010 09:52

    Vous décrivez une situation intenable et fréquente.
    Vous répondez avec une colère justifiée et la colère est nécessaire mais sur internet où l’on ne risque pas le coup de boule dans la tronche, il faut s’attendre à certains commentaires.
    Votre réponse globale oblige les obstinés à chercher ce qui pourrait les concerner.
    Par ex :."je ne fais pas preuve de naïveté, tout au plus de docilité. Et quand bien meme celle ci vous serait insupportable, au beau milieu de vos abjurations à quitter mon entreprise ou à la dénoncer à une pseudo justice qui me ricanerait certainement au pif (mais ma p’tite dame, on va pas foutre en taule tous les actionnaires de France au motif qu’ils vous filent du travail hein....), ou à me syndiquer (dans ma boite les représentants des sndicats prennent l’apero avec les DRH, et ouais, moi je suis dans la vraie vie, pas au pays des Bisounours) quelles sont les vraies solutions"
    Pour faire vite :
    Pseudo justice ? Plus exactement justice de classe mais avec un marteau, on peut taper sur le clou, sur ses doigts ou sur les doigts de l’adversaire. Je ne suis pas là pour raconter ma vie, mais j’ai cogné dur plusieurs fois et je pense que c’est à la portée des teigneux. Entre se battre à en crever et crever de toutes façons en gueulant, le choix est vite fait. Et c’est la vraie vie, sans bisounours.
    Syndicalistes pourris, y’ en a et je n’ai jamais été le dernier à les brocarder ; bureaucratie syndicale, je connais et je m’oppose, mais ne mettez jamais sur le même plan ceux qui se battent et pas pour rien !
    Moi aussi je peux chanter :Sécu, retraite, allocs, toutes choses dont vous bénéficiez ou bénéficierez comme moi ont été obtenues et payées cher . Oui, mais le système continue à fonctionner, diront certains, et les acquis sociaux sont des soupapes de sécurité ... ...



  • pilhaouer 12 novembre 2010 20:13

    A l’auteur

    Très réaliste, ce texte.
    Mais je ne suis pas du tout d’accord avec cette phrase que vous venez d’ajouter :
    « c’est pas »JE ne m’en sortirai pas« , mais plutot » ON ne s’en sortira pas« . »

    D’abord, même si l’on se sent fort, il ne faut pas négliger la possibilité du « je ne m’en sortirai pas » !
    Et ensuite, justement, au contraire « ON S’EN SORTIRA » !
    Ce système craque de partout ; chacune de ses convulsions démontre un peu plus qu’il n’est pas viable, qu’il y a évidemment d’autres possibles (y compris pires) et si la vie mérite d’être vécue, il faut les chercher, les expérimenter tout le temps. Il n’y a pas de lendemains qui chantent ni de Grand Soir. Il y a l’action maintenant, partout, sous toutes les formes possibles !



  • pilhaouer 12 novembre 2010 19:33

    Les questions partent certainement d’une bonne intention et l’auteur répondra mais commençons :

    1.Quitter la boîte n’est pas si évident lorsqu’on a une famille, des crédits, plus de 45 ans, une qualification moins recherchée, une durée longue dans un même emploi et une situation avec + de 10% de chômage.
    2. Avertir les syndicats suppose qu’il y en ait un dans l’entreprise et c’est loin d’être le cas dans les PME, TPME. Il faut alors en créer un et là, on a besoin d’un minimum d’appuis de collègues sachant qu’une partie parfois importante des salariés peut s’opposer par peur, manipulation, etc. Une détermination à toute épreuve est nécessaire car la porte n’est pas loin.
    3. Avertir l’Inspection du Travail ? C’est vrai qu’il existe toujours des inspecteurs du travail qui tentent de faire leur job mais tout est fait pour limiter leur capacité d’action en leur donnant des tâches nouvelles, en limitant leur nombre par rapport au nombre d’entreprises à contrôler, en faisant classer sans suite par les procureurs les PV... etc...

    Donc :
    Chercher du travail oui, toujours, c’est beaucoup plus facile quand on a un emploi.
    Lorsque le harcèlement fait craindre pour la santé mentale ou pour la vie un bon médecin doit mettre en arrêt de travail. Sinon quitter la boite oui, même sans autre issue ; aucun patron ne mérite qu’on se suicide.
    Avertir les syndicats et l’Inspection est aussi indispensable et se préparer à agir devant les Prud’hommes aussi (long chemin pas bordé de roses).
    Dans tous les cas, parler, trouver des gens dans le même cas, éviter de rester seul(e)



  • pilhaouer 12 novembre 2010 18:55
    Toyota - L’usine du désespoir
    • Nombre de pages : 258 pages
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