Au début des années 90, des ingénieurs étaient aux commandes d’EDF, mais ce n’était pas eux qui donnaient les objectifs, c’était les politiques dont c’est le rôle. Et à l’époque depuis les années 70 l’ordre des politiques était de faire du nucléaire . Ce sont des ingénieurs qui ont mis en route et fait fonctionner l’ensemble pour la construction des centrales, c’est à dire une organisation très structurée et précise qui ne laissait pas place à l’improvisation dans les travaux. Une planification sérieuse avait été établie et tout le monde s’y tenait. Les fournisseurs et leurs matériels étaient soigneusement choisis et testés. Les budgets étaient en adéquation. Les résultats ont été à la hauteur.
Puis ces ingénieurs ont été remplacés par des politiques qui ont détruit cette organisation.
Et là j’ai vu la différence ! Outre le gaspillage de dizaines de milliards dans des investissements stupides à l’étranger, la casse de l’organisation a conduit au fiasco de l’EPR. Dès le début de ce programme j’ai compris que cela allait mal se passer. Ca partait dans tous les sens, aucune coordination, on avançait, on reculait, des projets étaient lancés puis abandonnés, ce qui en plus minait le moral des équipes, des partenaires arrivaient puis étaient remplacés, le matériel n’est plus testé, ... On ne disait plus aux gens sur quoi ils devaient bosser, on leur demandait de dire ce qu’ils voulaient faire ... avec des budgets toujours réduits. Un vrai bordel. Je ne suis pas allé sur le chantier mais ce qu’on m’a rapporté n’était pas vraiment l’idéal, et au vu de ce que j’ai constaté sur d’autre chantier ( entre autres que des étrangers qui ne parlaient pas français, ça coûte moins cher), j’imagine ...
Donc j’insiste, le résultat désastreux auquel on assiste c’est de la faute des politiques qui ont foutu le bordel dans cette entreprise.
@Trelawney J’ai fait toute ma carrière à EDF à la R&D comme ingénieur, alors j’ai la prétention de savoir ce que je dis !
Ce sont clairement les politiques qui ont semé la zizanie, des gens totalement incompétents en technique, qui se sont contentés de jouer l’argent d’EDF dans des investissements à l’étranger totalement nocifs, ont négligé l’entretien et le futur des installations en France, et qui ont suivi aveuglément les instructions de démantèlement imposées par Bruxelles.
J’ai vécu tout cela en première ligne !
Le résultat est là. Et au cas où vous ne l’auriez pas remarqué tout cela s’est fait avec une forte augmentation de l’électricité, alors que l’inverse était promis. La seule solution pour ouvrir vraiment le champagne, faire des économies et gagner de l’argent c’est de revenir à la structure précédente avec des gens compétents à sa tête et une organisation sérieuse.
Quant aux syndicats eux aussi à côté de la plaque, c’est une autre histoire.
Les responsables sont les politiques qui ont méthodiquement cassé l’organisation d’EDF ces 30 dernières années.
Une organisation qui avait à sa tête des ingénieurs, remplacés par des politiques, une structure adaptée qui permettait un travail cohérent de l’ensemble des services dont la direction de l’équipement et celle des études et recherches.
Tout cela a été cassé au nom de l’Europe et de sa politique débile.
Résultat, jadis EDF a été capable en 25 ans de mettre en service 54 réacteurs, aujourd’hui EDF n’a pas été capable en 15 ans d’en mettre un seul en service.
Avec en plus une dette énorme alors qu’elle aurait dû tirer des bénéfices de ses centrales.
C’est aux politiques qu’il faut demander des comptes.
Le RN ira bien évidemment à l’élection européenne. Le problème c’est que sans moyen il ne sera plus visible autrement que par les filtres des médias, il ne pourra pas faire de meetings, il ne pourra pas payer des permanents pour effectuer toutes les démarches administrative, pour faire des recherches, pour préparer des réponses, pour affiner ses positions, pour faire vivre son site, etc. ...
Et non le RN n’est pas utile pour faire élire les autres. Ce sont les électeurs qui font élire, pas le RN ! Et le jour où il en aura suffisamment c’est lui qui sera au pouvoir. D’où l’importance de lui couper les moyens.