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pingveno

Informaticien professionnel et linguiste amateur.

Tableau de bord

  • Premier article le 01/09/2009
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Derniers commentaires



  • pingveno 12 juillet 2010 15:45

    C’est intéressant de voir que vous, les espérantistes, qui poussez des cris d’orfraie quand on vous fait des remarques désobligeantes à propos de l’espéranto, vous ne vous gênez pas pour descendre en flamme les autres langues construites.

    C’est amusant de voir comment certains anti-espérantistes, pour pouvoir sauver la face quand le débat tourne en leur défaveur, se mettent à encenser toutes les langues construites pourvu qu’elles puissent faire obstacle à ce maudit espéranto.

    Non, je ne descends pas en flamme les autres langues construites. J’ai suffisamment de bons arguments à développer contre chacune d’elle en tant que langue internationale pour ne pas avoir besoin de me contenter du dénigrement systématique.

    Nous ne reprochons rien au klingon, nous disons juste qu’il n’a pas vocation à être une langue internationale, il n’a pas été créé pour ça mais pour fédérer une communauté autour d’une série de SF à succès. Idée parfaitement respectable mais qui n’a rien à voir sauf dans la tête de ceux qui veulent casser de l’eo par tous les moyens.



  • pingveno 10 juillet 2010 18:45
    De l’inutilité de posséder un iPad

    Quelques mois qu’il ne se passe pas un jour sans qu’on vienne nous bassiner avec la dernière trouvaille marketting d’Apple. Révolution pour certains, gadget pour d’autres, l’iPad est un objet sujet à controverses. Maintenant qu’on a un peu plus de recul par rapport au produit, quelle est la place de la tablette par rapport à des concurrents trois fois moins chers ?
    Alors l’iPad, révolution technologique à posséder absolument ou simple objet du désir né du budget marketing d’Apple ?


    L’iPad pour les nuls
    Commençons avec une petite description de l’engin. L’iPad, c’est la fameuse tablette tactile d’Apple dont ils nous parlaient déjà avant l’Ipod. Une taille comparable aux netbooks mais un peu moins lourd parce qu’il n’a pas de clavier, après tout pourquoi pas.
    Voyons maintenant les fonctionnalités principales de l’iPad :

    • Internet : sans commentaire ;
    • Applications : tout comme ses grands frères iPhone et iPod Touch, l’iPad ne bénéficie que de la possibilité d’installer des applications venant de l’Apple Store : impossible de diffuser vos propres applis hors de ce magasin, même gratuitement, et si Apple décide que tel type d’appli est indésirable chez eux, vous oubliez ;
    • Photos : bon d’accord c’est un peu plus joli qu’un cadre photo, mais de là à parler de révolution...
    • Vidéos : même remarque
    • Musique : comme toute la gamme iPod et iPhone, l’iPad n’acceptera de lire que ce qui sort du magasin Apple
    • eBooks : alors là, primo faire passer un écran réfléchissant pour un concurrent des liseuses à encre électronique, c’est une escroquerie ; deuxièmement Apple, à l’instar du Kindle d’Amazon, entend imposer son propre format là où tous les concurrents ont adopté le format libre ePub.

    En ce qui concerne les prix de la bête, les voici en direct de l’Apple Store :

     iPad Wi-Fi : 16GB pour 499€, 32GB pour 599€ et 64GB pour 699€

     iPad Wi-Fi+3G : 16GB pour 599€, 32GB pour 699€, 64GB pour 799€

    Je me contenterai donc de dire que je connais des produits très proches techniquement pour quatre fois moins cher. Et contrairement à l’auteur, n’étant pas là pour faire de la pub vous noterez bien que je m’abstiens de citer une marque.

    A qui s’adresse l’iPad ?
    La grande force de l’iPad est la marque qu’il y a dessus, ce qui pour beaucoup est suffisant pour prouver sa qualité. Ce qui permet à Apple de le poser en concurrent d’à peu près tout ce qui a un microprocesseur : certains le voient comme un concurrent des Netbooks (pourquoi pas, mais il faut se passer du clavier), d’autres pour voir des vidéos (pourquoi pas mais c’est un peu cher), et le comble du comble, certains présentent le fait de lire son journal dessus comme révolutionnaire alors que des liseuses bien moins cher à encre électronique sont aussi bien plus confortables pour cet usage - même si je reconnais qu’elles ne sont que liseuses et rien d’autre mais on n’a rien sans rien.

    Après, quand on regarde ces dernières années la stratégie marketting Apple, en gardant en esprit les arguments de l’iPod puis de l’iPhone, n’a-t-on pas un arrière-goût de déjà-vu ?

    Le chaînon manquant… ou pas ?

    Alors que les premières tablettes graphiques avaient reçu un acceuil du public assez mitigé, l’iPad, en reprenant le concept avec ses propres logiciels, prétend être une véritable innovation. Alors, peut-on réellement parler d’un outil « nécessaire » au même titre qu’un ordinateur portable ou d’un smartphone ? Je dirais, ça dépend. Ayant déjà un netbook, pour moi il fera clairement double emploi, mais pour ceux qui veulent un ordinateur de petite taille à emmener en vacances, je dirais volontiers pourquoi pas s’il n’était pas quatre fois plus cher que ses concurrents. Mais les consommateurs justement, achètent-ils l’iPad réellement pour ses qualités techniques ou pour la force marketting d’Apple qui n’est plus à prouver… Il n’y a bien sûr pas de réponse unique, les avis sont très partagés. Après, pour en avoir eu un entre les mains, je ne dis pas que l’outil est mauvais, je lui dénie juste son côté « révolutionnaire » et considère par conséquent son prix comme complètement indécent.

    La tendance aujourd’hui en est à pousser à la consommation. D’un côté on veut des outils qui savent tout faire, de l’autre on se retrouve avec plusieurs qui font finalement double emploi. Pour ma part j’utilise le téléphone portable au minimum, par contre gros consommateur d’internet je n’imaginerais pas de me passer du confort du clavier, même réduit comme celui du netbook. Triste tendance que la société du XXIème siècle.

    Ne croyez pas que je sois foncièrement anti-apple. Les Mac étaient à leur époque une vraie révolution qui a bien mal été imitée par Microsoft avec son Windows notoirement bogué et instable. Et si j’utilise plutôt le PC (sous linux) je ne nie pas l’intérêt des « Mac Books », au demeurant réellement très esthétiques, pour des usages spécifiques comme la PAO ou le montage vidéo par exemple. Mais si je me permets de dire ça c’est que je refuse absolument d’être mono-marque, quelle qu’elle soit. Apple a sa place mais dans un marché qui prétend faire de la « concurrence libre et non faussée », ne l’oublions pas.

    Conclusion et avis personnel
    Non, je ne fais pas le procès de l’iPad. Si vous souhaitez investir 600 euros pour un produit aux applications aussi nombreuses que fermées, libre à vous. Mais arrêtez de faire passer pour une révolution le fait de reprendre des concepts qui ont échoué par le passé et de les vendre très cher par la seule force du portefeuille marketting d’Apple. Pour le prix d’un iPad je préfère un netbook sous linux pour internet + une liseuse eBook standard qui elle, saura lire les formats libres et gratuits dans le plus pur respect de la concurrence. Apple était autrefois techniquement innovante, aujourd’hui elle ne l’est plus que dans le discours marketting et ce n’est vraiment pas ça qui fait le progrès technologique.



  • pingveno 2 juillet 2010 16:32

    « Pourquoi passer par un organisme spécialisé ? » Je veux dire par là que tant qu’à jouer sa retraite en bourse, autant jouer en bourse soi-même, le blocage des fonds n’apporte rien à ce stade. Tu me diras alors que l’avantage de se mettre à plusieurs est de pouvoir avoir un fonds commun plus facile à diversifier. Mais ça c’est une SICAV ou un FCP et ça n’a rien à voir avec la retraite.

    Donc, que les fonds spécialisés retraite veulent de l’argent c’est évident, la question est : s’ils se comportent comme des SICAV, quelle est leur valeur ajoutée par rapport à une SICAV ?



  • pingveno 1er juillet 2010 17:29

    Ca c’est très fort, faire passer les caisses de retraite par capitalisation pour de l’épargne personnelle...

    Je voudrais pas dire mais entre :
    1- mettre par exemple 300€ par mois sur un compte rémunéré à 2% l’an, et le bloquer jusqu’à la retraite
    et
    2- mettre 300 € par mois sur un plan boursier qui me promet 15% l’an, les atteint les trois premières années avant que le capital se rapproche du zéro absolu la quatrième année à cause de la crise des surprimes
    (vécu par des membres de mon entourage, en France)
    Lequel des deux investissements choisiriez-vous pour votre retraite ?

    Hélas, ce que d’aucuns appellent retraite par capitalisation c’est comme par hasard toujours la deuxième solution, jamais la première... Or capitalisation pour moi ça veut dire constituer un capital qu’on récupère indirectement plus tard, avec au moins la garantie du capital initial, sinon pourquoi passer par un organisme spécialisé ? Autant jouer en bourse soi-même ou acheter des SICAV...



  • pingveno 29 juin 2010 16:56

    Encore un qui entretient (je doute que ça soit par ignorance ça ressemble plus à du fait exprès) l’idée que le contraire de « logiciel libre » est « logiciel commercial ».
    Le modèle du libre, c’est la commercialisation du travail plutôt que de son résultat. Tout comme il est normal qu’un artiste soit payé quand il donne des concerts plutôt que sous forme d’une rente liée à la vente de vieux albums (hélas ça existe mais ça tombe dans les poches des producteurs...)

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