On ne peut pas comparer les arguments d’Isga et d’Asselineau... Je l’ai déjà dit
Asselineau veut sauver les français en leur redonnant le pouvoir, mais sans fondamentalement changer le système.
Toutes les critiques d’Isga (moins les lancers de tomates pourries) sont valables : l’impérialisme français (Bouygues, Bolloré, Décervelage planétaire par le luxe : LVMH....) l’usurpation du mot socialiste ou libéral (certains l’ont plussé là !) et pas mal d’autres choses...
Il va se passer quoi si vous ratez votre pari ? N’oubliez pas que si une union bancaire se fait avant que vous accédiez au pouvoir, les carottes seront cuites : on perdra trop sur le papier pour que quiconque envisage une sortie de l’Europe.
Il ne restera plus que la solution Isga : on dope le système à mort et on laisse mijoter. Et je vous trouve bien impertinente de commencer le fil de commentaire ainsi : Isga ne colle pas d’autocollant pour un parti dans chaque article (j’en ai vu ne pas comprendre l’article et poster des liens sans rapport).
Il a juste l’air d’être contre tous ceux qui croient « sauver » quelque chose. Un peu rustique, pas didactique, mais quand je creuse ses arguments, il y a un fond historique ou idéologique indéniable.
En théorie je ne saurai vous répondre, mais en pratique c’est évident :
- Une banque a de facto le droit de vie ou de mort sur n’importe quelle unité économique. Pour l’obtention ou non de monnaie supplémentaire (le crédit), elle définit les règles. Elle ne garantit qu’une infime partie de l’argent que vous déposez. La banque a le pouvoir de créer ses propres lois économiques. Si on pousse le système dans ses retranchements, on voit le pot aux roses
Pour ma propre expérience en Grèce, je bossais dans une boite qui gagnait de l’argent. La crise arrive, la banque coupe la ligne de crédit estimant que la société représentait trop de risques sur le papier. La boite coule uniquement à cause de cela. La moitié des sociétés qui ont coulé en Grèce à cause du défaut de paiement de l’état (presque toutes les sociétés pharma qui fournissaient les hopitaux par exemple) L’autre moitié à coulé car les banques ont cessé de faire leur boulot avec des entreprises viables.
Il n’y a pas d’écart si l’on se réfère à l’Histoire et à la théorie comme vous le faîtes.
Néanmoins en pratique, tous ceux qui s’estiment du « libéralisme économique » aujourd’hui ne prennent en compte que la version d’Adam Smith, de l’Ecole autrichienne d’économie et tous les autres qui ont piraté le fondement même du libéralisme sous le couvert de calculs microéconomiques (selon vos dires)
Moi-même je ne me représentais pas cette différence (ou cette non-différence) jusqu’à aujourd’hui.
Oui il existe une étude (je vais essayer de la retrouver c’est pas gagné)
Elle ne portait pas directement sur la corruption mais sur la proportion de personnes qui ont un comportement malhonnête dès qu’elles acquièrent la certitude de ne pas être observées (et donc punies)
Des tests de qualité scientifique ont étés menés dans pas mal de pays, et les résultats étaient surprenants : il n’y avait presque pas de différences (la part de malhonnêtes par nature était entre 15 et 20%, je me rappelle pas exactement)
J’ai lu aussi une autre étude sur l’effet de contagion/mimétisme sur la corruption, en effet : dans un système permissif, des gens honnêtes vont imiter les gens malhonnêtes car ces derniers restent impunis.
Je vais essayer de retrouver les liens, en attendant vous devez prendre ce que je dis comme argent comptant.
Oui Isga, je suis d’accord, entre libéralisme et libéralisme économique il y a un monde d’écart.
Cet équart étrangement explique mon parcours d’idées :
- Apolitique de base. - Séduit intellectuellement par les libéraux économiques au début des années 2000 aux Etat-Unis (Ron Paul d’avant le Tea Party) - Perplexe face à une mise en pratique du libéralisme économique jusqu’au boutiste dans la société - Cherchant à comprendre les problématique au niveau le plus fondamental possible (C’est quoi la liberté ? C’est quoi le bonheur ? Neurologiquement, Comportementalement, bref scientifiquement !) - A compris que la liberté était relative, et que le bonheur n’était absolument pas lié à l’économie. - A compris qu’avant de fonder un système il faut commencer à comprendre l’homme. - Commence (avec une certaine horreur) à reconsidérer que le communisme sous un jour nouveau (autre que les gars qui manifestent dans la rue)
Toutes les idéologies ont sincèrement voulu le bonheur de l’homme quelque part. Mais il y a presque personne qui s’est posé la question : Comment ça marche un être humain ? Il n’y a pas plus libéral comme question.