Mon commentaire était volontiers niais. On peut spéculer pendant des heures sur comment l’artiste peut dissimuler le laid dans le beau et le beau dans le laid, comment il esquive l’évidence ou comment il nous la jette au visage.
C’est pas l’art que je dénigre, c’est le système de valeur de l’art. Si vous êtes vraiment doué : - Le premier arbitrage à faire c’est amateur/professionnel (car si vous avez à vous engager dans un gros travail, vous ne pourrez plus conserver un travail alimentaire à coté) - Le second c’est le galeriste, qui n’hésitera pas à moduler votre travail en fonction de sa clientèle. - Le troisième c’est la clientèle. Une fois votre message, votre matière et vos couleurs ont trouvés preneurs, vous êtes prisonnier.
C’est seulement si vous avez passé ces étapes avec succès et atteint la notoriété que vous serez de nouveau libre.
Bansky c’est celui qui a réussi l’exploit de révéler le système, de ne pas succomber à la starification tout en passant un message subversif sous forme poétique.
Les débiles lobotomisés par le système achètent les immeubles pour récupérer ce qu’il a peint sur les murs, ils affirment le message encore plus ! ça c’est du grand art.
Je la réinvente petit à petit, et c’est ça qui m’interpelle. Tout à fait exact.
@Simon
Chouard propose justement un système sans leader. Le tirage au sort, la haute fréquence de démocratie qui désorganise la corruption et les lobbies... Il ne veut pas être leader
Si vous écrivez une 4eme internationale, vous devrez le faire pour tous : la masse d’américains viviant sous le seuil de pauvreté, les anciens pays de l’est, les grecs... Donc le texte risque d’être soit trop compliqué, soit trop vague pour que ceux qui doivent s’y identifier le fassent. Ne compter pas sur le fait qu’ils vont se mettre à la philosophie du jour au lendemain.
Il y a plus simple : faites une nécrologie du capitalisme. Montrez l’évidence.
D’accord j’en conviens : vous allez pensez que cette démarche n’est pas digne de la pureté de l’idée communiste. A quoi je vous répondrai que cette pureté je n’en possède pas un gramme et que pourtant je vous comprend, je suis d’accord et que je suis là.
Je crois que cette idée me dépasse moi, nous dépasse tous.
Regardez bien jusqu’à la fin, l’intervenant en chemise orange évoque déjà la fin naturelle du modèle de démocratie directe (Et totalement dans le registre technologie/logiciel libre)
Chouard j’aime bien, mais un peu trop franco-franchouillard à mon goût.
Faut regarder en plus grand. Votre objectif de communisme par le livre, c’est pour moi juste une conséquence naturelle de ce que j’observe. Une tendance irrésistible à la fois dépendante de la nature humaine et de son environnement.
Ma 4eme internationale c’est : Tous pour Etienne Chouard
Peu importe si la révolution arrive dans 10 ou 100 ans. Peu importe si en fin de compte cela s’appellera le communisme ou autre chose. Pas besoin de clash violent, on peut faire de la facilitation (quoique Etienne Chouard va en rencontrer des oppositions !) Pas besoin d’essayer d’écrire une Internationale, elle ne sera pas parfaite, elle s’opposera aux alliés naturels (comme moi) elle créera de nouveaux opposant, ralentissant le cours des évènements.
Vous ne vous imaginez pas le nombre de personnes qui oeuvrent pour le communisme (lointain) sans le savoir. Moi j’ai juste péniblement admis que j’en étais, modeste spectateur de l’histoire.
Si vous écoutez la fin de ce superbissime débat dans lequel Etienne Chouard tente de trouver un système monétaire dans le même esprit que sa constituante (un système qui rend impossible les abus qu’on a connu de certains individus, tout en décuplant la liberté de tous les individus)
Cette fin de débat ne porte-t-elle pas déjà sur la fin de la dictature du prolétariat ? La 4eme internationale est-elle nécessaire ? Ou peut-on faire plus simple