Effectivement le KKE a dès les première heures, donné une explication parfaite des origines de la crise. Je veux dire vraiment tous les bon mots, expliqué les bons rouages. Idéologiquement parfaitement à la symétrie de l’oligarchie, on aurait pu penser qu’il deviendraient la Némésis naturelle et remporteraient tous les suffrages. Mais le problème c’est que c’est un parti qui est divisé par ses luttes intestines, est trop marqué communisme jusqu’au boutiste et emploie un langage un tantinet anachronique (de type Arlette Laguyer)
Ce serait d’un réalisme terrifiant, si ce n’était pas écrit avec humour.
Depuis dimanche je ne cesse de lire, la gauche, la droite, les européens qui parlent tous de séisme... pourtant ils tiennent tous encore debout à répéter encore les mêmes choses, à incanter les bons sentiments à conjurer les mauvais. Rien n’a changé.
C’est sur cet état d’esprit que toute la politique a reposé ces 40 dernières années.
Le bon peuple raisonne toujours en fonction du monopole du coeur. Il se fait avoir à tous les coups, d’un extrême à l’autre.
Pas mal de gens ne comprennent pas pourquoi la nouvelle extrême droite grecque etait autant « pro-eurpoéenne » en apparence. Quand j’étais en Grèce, cela était pourtant évident, il n’y avait rien dans les caisses : - L’effet domino créa un chômage de masse en 18 mois - Les retraites ont été divisées par deux - Les salaires du privé et du public étaient payés sporadiquement - L’électricité coupée souvent - Les médicaments essentiels n’étaient plus disponibles ...
Dans ces conditions, il n’a pas joué au révolutionnaire : c’était un choix humain avant d’être politique. Tsipras s’est tout de même placé en bon négociateur. Il doit se douter que personne ne veut un effondrement de la Grèce, même aujourd’hui : il peut parler avec les oligarques intérieurs et extérieurs.
Tout d’abord, que vaut une élection ou plus de 57% des inscrits préfèrent ne pas y être mêlés ?
Elle vaut exactement la même chose qu’une élection où 1% ou 100% des inscrits ont voté. Il n’y a pas dans les loi de la république de place particulière pour l’interprétation des abstentionnistes, comme il n’y a pas de place de l’abstention ni dans la morale ni même dans l’idée de démocratie. Vous savez pourquoi ? Car en république si l’on est pas content de l’offre : on crée son parti.
Le problème : c’est vous qui raisonnez en consumériste politique, pas en citoyen à part entière.