Vous oubliez le Traité Constitutionnel que les Français ont rejeté.
Oui :)
Mais ce fut avant la crise, dans l’hésitation de citoyens devenant plus perplexes, sans forte participation... Ce n’était pas un « non » fort mais un « non » dans le doute.
La situation a changé, avec le dénouement de la crise, c’est devenu limpide : - Aucune réflexion de fond sur la crise financière, les banques ont bénéficié d’aides hors du commun. - Aucune réelle coopération, de sortie de crise, à part comptable. - Aucune mesure protectrice et aucun suivi sur le thème de la bombe financière qui peut exploser à tout moment et faire perdre tout ce que chaque citoyen européen possède.
Bref : absolument rien, on a compris que l’Europe c’était l’Europe des Banques et des grosses sociétés. On a aussi compris que l’ordre capitaliste modéré d’avant crise (qu’on pouvait penser modéré par toutes ces normes et régulations dont on entendait parler) c’était du vent : Le capitalisme n’existe pas en Europe : c’est de l’oligarchie purement et simplement, car dans la théorie capitaliste, quand des banques font de telles bourdes, elles doivent tomber, l’Europe a choisi de les sauver elles seules.
L’Europe telle qu’elle est c’est le pire du socialisme et le pire du capitalisme, mais ce n’est qu’un vecteur d’intérets particuliers, supprimer l’Europe ne supprimera pas ces intérêts. Je trouve cela logique.
La Pologne, l’Allemagne et les pays de l’Est en général, sont encore peu touchés par la crise, mais les choses changent rapidement... L’Allemagne a dû accepter le salaire minimum, elle subit la baisse de croissance mondiale et importe beaucoup trop de travailleurs étrangers... Les polonais commencent à se poser des question car on va leur interdire de fabriquer leur saucisses traditionnelles et privatiser les forêts su pays.
Patientons, Votons communiste pour concentrer les forces européennes, car pour lutter contre les oligarques de tous bords et de toutes nationalités, faut l’union qui fait la force pour lutter contre cette incroyable corruption.
Je pense que votre raisonnement ne tiens vraiment ps le coup. Vous
pensez vraiment que la France n’a pas déja choisit ? 5 ieme puissance
mondiale et vous arrivez à conclure que la France n’a pas choisit le
capitalisme ? dans l’Europe depuis 57 ans mais elle n’aurait pas choisit
la mondialisation ? ....
Le problème c’est qu’en l’an 2000, on promettait presque d’en finir avec la faim dans le monde dans les 10 ans, c’était pas le bouquet, mais il y avait un certain optimisme et une certaine croissance. On a eu une petite crisette avec le percement de la bulle internet, mais rien de bien catastrophique. Quelques années plus tard, la crise des subprimes secoue le monde, et nous esquivons in-extremis l’effondrement de l’économie au niveau planétaire Aujourd’hui à cause de la contagion de la frilosité du crédit, l’économie se grippe, production et consommation chutent au niveau mondial, les sans-emploi s’accumulent, les entreprises ne font que de l’optimisation pour feindre une croissance et rien n’est reglé dans le système financier qui peut basculer à tout moment...
Donc oui la France s’était engagée dans la mondialisation avec presque tous les autres pays, mais avouez, le monde a changé et avec la pression de la crise actuelle beaucoup trop de monde commence a tâter de la vache maigre pendant que d’autres commandent des avions privés de plus en plus gros. Et ce n’est même plus du capitalisme, c’est marche ou crève et cela empire de jour en jour.
On n’avait pas signé pour un capitalisme du type « Germinal » que je sache.
Le choix : il doit être démocratique, il doit être efficace (les communistes européens auront tendance à coopérer contrairement aux nationalistes européens) donc voter une idéologie forte et claire au lieu de voter pour allonger sa propre liste de privilèges.
Quant à la tendance de la baisse du taux de profit, cette baisse est en permanence réévaluée par beaucoup de facteurs et donc très ralentie dans le temps. C’est juste mais c’est pas un argument choc.
La baisse bien réelle des ressources, c’est différent : on n’a plus de cuivre, on en a plus point barre, on n’a plus d’uranium il y a les éoliennes... cela va faire un sacré choc, les mieux lotis s’en foutent, ceux d’en bas devraient penser à s’organiser sérieusement.
Je suis pas un pur communiste, j’essaie d’être pragmatique
Remarque très juste. Mais l’auteur est adroit et utilise (presque) toujours un mot complémentaire avec le mot égalité (des droits...), et c’est très juste aussi.
- L’égalite pure et partaite est un concept bête et méchant d’un coté, car on est tenté par la façilité de niveler par le bas. - L’équité est toute aussi bête et méchante de l’autre, un oligarque sera toujours convaincu qu’il mérite ce qu’il possède
C’est quelque chose dont on a tous conscience, mais chaque mot que l’on donne pour qualifier ce quelque chose est si facilement perverti, peut-être qu’il faudrait un nouveau mot ? une nouvelle définition ?