Bufett est réellement une exception, un cas à part. Son approche du pognon est industrielle, il mise sur des boites qui produisent vraiement, celles qui ont alimenté consomation de l’american dream par la valeur du travail... et c’est pour ca que les américains l’aiment bien. Ce n’est pas qu’un boursicoteur surement pas un spéculateur. Autre chose, il est LE plus riche, il aurait cent fois moins de pognon que cela ne changerait rien pour son train de vie (sa légendaire bagnole pourrie)
Le problème c’est que les autres riches, des vrais branques en majorité, ceux pour qui un kopek est un kopek, l’utilisent en tant que symbole pour se cacher derrière, comme un autocollant sur la Rolls « Les riches sont sympa ! »
D’accord sur
votre analyse de fond. Mais sur l’Europe
Le toujours plus d’Europe n’est pas une réponse crédible à la crise
donc « Moins d’Europe est une réponse crédible à la crise »
Je me souviens de la France avant l’Europe, il y avait des crises, des politiciens,
des magouilleurs, des affaires, le la corruption, du corporatisme... Tout ce
que la souveraineté en dehors de l’Europe serait sensée nous débarrasser d’un
coup de baguette magique.
Autre argument, l’économie des pays d’Europe s’est profondément transformée et
s’est rendue fortement interdépendante. Le retour en arrière n’est pas une
simple adaptation, mais une complète déconstruction à effectuer, qui s’effectuerait
très certainement dans le chaos, l’économie « nationale » y perdrait
surement des plumes, et personne n’est en mesure de dire lesquelles exactement.
La cause, pourtant, vous l’identifiez très bien :
En un mot nous payons aux banques le remboursement de la dette grecque sans
que cela ne change strictement rien sur le fond ! Car la dette s’alourdit
chaque jour un peu plus…
Argent - Politique - Oligopoles
Faut s’organiser et virer Sarko, Merkel et assiéger les maisons mères des
banques. Elles se trouvent à la Défense, c’est facile. Une remise en cause de
l’Europe c’est une aubaine pour eux et vous verrez leur sièges sinon les
responsables fileront dans les paradis fiscaux dans le chaos général. Utiliser
l’Europe ou utiliser la France indépendante pour faire contrepoids face au big
business, qui a plus de chances d’après vous ?
Les référendums
d’initiative populaire peuvent avoir l’air d’un excellent moyen de reprendre le
contrôle sur les choses.
Mais il y a un « Mais »
Le RIP permet une plus grande précision dans ce que souhaite le peuple, on peut
dire que la démocratie se fait plus rapide, précise et plus flexible. La
décision à la majorité reste. Cependant, le peuple et ses décisions à la
majorité ne sont pas infaillibles (au hasard : l’élection de Sarkozy)
Si on prend l’exemple de la Suisse, il faut prendre aussi ses effets pervers,
l’exemple le plus criant sont les nombreuses votations qui ont empêché la
construction de nouveaux édifices, plus grands dans certains quartiers. Effectivement,
cela va faire du bruit, bloquer la rue et apporter un tas de nouveaux voisins. Document à l’appui, page 17
Aujourd’hui, l’offre de logements n’a pas suivi la demande et la spéculation règne.
Beaucoup de suisses du canton de Genève choisissent de vivre en France. Illustration
typique de l’effet pervers n’est ce pas ?
Le RIP seul n’est pas un gage de réussite, il est indispensable de
normaliser les débats, de faire intervenir des experts pour que les électeurs choisissent
en connaissance de cause. Le RIP du fait de la nature précise de la chose
votée rend cette normalisation possible à comparer à une élection portant sur
un programme général.
C’est uniquement sous cette condition que je supporterai le RIP
Je me suis dit en lisant le titre : « Et allez, encore des gus qui vont nous caler un discours pseudo-politique derrière un sapin » J’étais pret à glousser derrière mon clavier.
Et bien non ! Excellente initiative et merci de m’avoir fait connaitre les CPN
Cette crise
était évitable, des avertissements furent ignorés dans la finance et la
régulation publique
Toutes les personnes intègres et avertissant des dangers imminent ou à long
terme ont étés écartés de leur poste à responsabilité par leur hiérarchie.
Je pense à Brooksley Born (CFTC) Elizabeth Warren
Et à une autre virée en 2005 d’une petite agence obscure de régulation dont je
me souviens plus du nom.
Donc ces personnes qu’on pourrait qualifier d’héroïnes, n’ont pas étés
« ignorées », mais activement contenues et empêchées pour que le
buziness continue sans accrocs.
composée de 6 démocrates et 4 républicains qui rejetèrent les conclusions du rapport, a été créée en 2009, « pour une
enquête approfondie et complète sur les causes de la crise financière »
Bien j’ai lu le rapport, que je peux qualifier de « sévère » compte
tenu du milieu de la langue de bois pour lequel il a été conçu.
Je pense que le rejet du rapport n’est pas du à l’interprétation même de la
crise, ce n’est du qu’a la distribution des responsabilités de la crise.
Comme le panel est majoritairement démocrate, je pense qu’ils n’ont pas vu d’un
très bon oeuil que Freddie Mac Et Fannie Mae aient été placés au coeur des
causes de la crise.
Il est évident qu’une décision de politiciens qui protègent les leurs, ne
débouchera sur rien de bon !
Quant au rapport, il ne cite pas vraiment de noms... Rien à propos de Magnetar et des autres ? L’affaire a pourtant valu un second prix Pulitzer à ProPublica !
Si le capitalisme était ce qu’il devrait être, son créateur Alec Litowitz,
pendouillerait haut et court au bout d’une corde sur le panneau de Wall Street,
juste pour rappeler ce qui devrait se produire quand on foire avec l’argent des
autres (riches)
Récemment un sénateur démocrate du Kentucky, Perry Clark, le compare à Hitler pour la formation du
super congrès qui prive le congrès de contre-pouvoir.