Très pertinent.
Mais pour avoir fait l’experience de coupage de RMI, et bien je vais vous dire
c’est comme cela que vous comprenez pouquoi le Rmi existe. Quand on a faim on
ne peux pas penser. La violence et la haine montent extremement rapidement. Un
drame est très vite arrivé quand on se retrouve à un niveau tel de précarité. Mère
de tous les vices, notre Nation riche, la France doit nous protéger d’une telle
condition indigne. Sinon ça ferait longtemps que tout le système aurait pété. On
est en prison sociale. Mais c’est toujours mieux que l’indigence.
Dans l’absolu, votre raisonnement est tout à fait valable.
Néanmoins je tiens compte du contexte actuel dans lequel, tous les jours de
plus en plus de monde bascule dans la précarité. A partir d’un certain seuil
lorsque les inégalités ont atteint une telle amplitude et l’espoir de rebondir
se fait de plus en plus illusoire. Ce seuil est franchi, il est temps de réaliser qu’il faut changer
quelque chose et non plus compter sur quelqu’un confortablement blotti au
pouvoir pour qui un changement radical ne représente aucun intérêt.
Je ne crois plus à une solution élaborée dans le calme, et ma preuve c’est moi
même : tant que j’étais pas dos au mur, je m’en foutais un peu, j’étais concilient.
Plus les précaires restent sous perfusion, plus les puissants ont le temps de
piller avec la complicité des politiciens. Les choses peuvent changer quand les
politiciens respecteront (craindront, se sentiront redevables envers) ceux
qu’ils sont sensés représenter.
et tu es respirianiste
Mais non foufouille, je suis d’origine polonaise ! C’est comme être
McGyver, en moins glamour
Ne voyant aucun chiffre dans votre article parlant de la dette, je présume que vous avez oublié d’y adjoindre le lien vers un PDF qui appuie vos argument à renforts de pourcentages
Alors voilà, j’ai 32 ans, je suis au RSA depuis mes 26 et allez savoir
pourquoi, malgré les appels à culpabiliser de son assistanat, je n’ai pas
honte.
Vous y avez droit au RSA, vous avez rempli les critères tout ce temps ; si
quelqu’un vous en voudrait, il s’en prendrait à la loi et non pas à vous, je
vois pas la raison de culpabiliser et donc de vous justifier.
Finalement dois-je culpabiliser parce que l’état me donne 400 € par mois Un petit PC qui tourne bien me suffit là où la plupart veulent la
télévision, le lecteur DVD, la chaine Hifi, l’Ipad et tout le reste ! Ainsi nous pouvoir profiter d’une maison avec jardin plutot que de
s’entasser dans un logement social délabré.
Non vous n’êtes pas pauvre, à coté de moi vous êtes un nanti (0 Euros
par mois depuis un an et demi, dans un quartier mal famé d’Athènes)
[...] que je réinjecte direct dans le système là où les autres tiennent
absolument à faire des économies au sein d’organismes privés qui n’ont
visiblement pas d’intérêts pour la cause nationale sauf quand il s’agit de se
faire renflouer ?
Non, non, non. Malheureux ! N’y incluez pas les idéaux politiques. En
recevant quelques piécettes vous êtes un pur produit du système. Votre petit
confort, c’est ca qui contribue à la continuation de ce que vous dénoncez.
Sachez que si vous aviez un peu la dalle, si vous n’aviez pas la sécurité du
petit virement automatique tous les mois, avec un peu de temps votre esprit
s’éveillerait à la nature du monde, il deviendrait plus acéré grâce au système
D pour payer le loyer et l’internet à la fin du mois. Il deviendrait brutal
face au joli miroir que vous offre la société : sous ces conditions, vous deviendriez alors, peut être,
un facteur de changement.
Avec votre style de raisonnement, qui sait, tentez votre chance à la COTOREP
La générosité de Mitterand des années 80 s’est heurtée à la dure réalité mécanique, au système de vases communiquants de l’argent, à la force de gravité. Regan, Tatcher n’ont pas vraiement fait ce qu’ils voulaient, leurs idées étaient juste plus proche des effets de la nature humaine.
Vous posez la question : Comment en sommes-nous arrivés là.
La situation
actuelle est à mon avis la collision entre 3 effets d’origine complètement
différente
1 - La saturation commerciale, le très haut taux d’équipement des ménages.
Les biens ne sont plus construit pour durer, les ménages se sont équipés en
voitures, électroménager... Avec pour objectif le profit, la concurrence
faisant rage, la recherche forcenée d’économie d’échelle qui consiste à
produire plus pour un coût unitaire plus faible, a transformé l’organisation de
l’économie. Supermarchés, élevage industriel, multinationales... La sacro-sainte idée de croissance a perduré face à un marché en majorité de
renouvellement. La parade c’était de rentrer dans une société de services,
qui elle aussi, pour le principal est en saturation.
La dernière idée c’est devenu la multiplication des intermédiaires pour
des produits et les services existant déjà. Rendre le produit un tout petit peu
plus couteux en y ajoutant un service bidon, juste pour grappiller quelques
centimes. Il faut désormais que deux parents travaillent dans un foyer pour
avoir le même niveau de vie qu’une famille ou seul le père travaillait en 1970.
2 - L’arrivée sur le marché financer des capitaux des baby-boomers.
A la fin des années 90, les futurs retraités misent en masse sur les retraites
complémentaires, arrivent donc sur le marché des nouveaux capitaux qu’il faut
rentabiliser à tout prix au meilleur taux. Hormis l’exception des nouvelles
technologies (qui ont d’ailleurs été inondées par ces capitaux, ca c’est pas
très bien fini) il n’existait pas de débouché suffisamment rentable : les
banquiers sont rentrés dans une course folle de prise de risques
3 - La dilution de la responsabilité personnelle.
A une époque, quand on faisait une bourde, on démissionnait dans la honte. Désormais,
les centres de pouvoirs sont tellement centralisés et complexes, qu’il est
enfantin pour un employé, un groupe d’individus, uns succursale de se réfugier
dans le brouillard sans être inquiété. Désormais, c’est le concept du pillage qui prédomine face à l’envie de construire en dur. Le gain personnel au détriment de tout le reste.
De l’autre coté : le commun des mortels, préoccupé par son confort matériel
et son image au quotidien, ne prend plus le temps de comprendre, il paie
plus cher pour des biens de moindre qualité qu’avant, il tombe dans tous les
pièges de la société de consommation, et ne cherche les coupables que si ils
lui sont servis sur un plateau.
Voila pour mes causes le reste (concentrations des fortunes, médias ineptes...)
ce n’est qu’une suite logique de conséquences, l’etat du monde dans lequel nous vivons n’a pas été décidé, c’est le résultat de la somme de décisions individuelles, c’est en regardant de plus près au niveau de l’individu (l’éthique, la philosophie, la science) qu’on pourrait à mon avis trouver une solution. C’est de notre faute à tous,
et je crains que la grande prise de conscience n’aura lieu que quand nos
enfants fouilleront dans les poubelles pour y récupérer les richesses qu’on a
pu y jeter.
C’est juste, mais je tiens à souligner que « nul » et « incompétant » sont les défenses de choix pour ceux qui disposent d’un pouvoir et se retrouvent dos au mur, et cela pour une raisons simple : ce n’est pas puni par la loi, contairement à la corruption et au traffic d’influence.