"répudie les dettes indues qu’on lui met sur le dos (jamais nous n’avons
voté pour des transferts de souveraineté tels qu’on devrait payer pour
la dette des autres pays ; nous avons même voté non par référendum au
TCE ; toute dette consécutive à ce viol de la démocratie doit être
répudiée«
En fait je tiens à souligner que vous ne payez pas la dette d’autres pays, vous remboursez vos propres banques à travers plusieurs intermédiaires, nuance ! Sinon il n’aurait jamais été question d’aider qui que ce soit, non ?
L’ »esprit de solidarité européen" c’est un hoax qui fait diversion pour ne pas identifier les vais coupables (comme tellement d’autres choses qu’on a pu entrendre)
Non mais de toute
façon c’est trop tard, on va vers le défaut. Les banques le savent
Tous ces tortillements, ce contorsionisme financier, ces bidules européens
complexes, cette façon de couper la poire en 2000 morceaux, ces "défauts
mais pas complètement" auxquels on ne comprend finalement pas grand chose,
c’est justes les financiers qui essaient de changer les règles du jeu pendant
la partie.
Règles du jeu gravées dans le marbre, auxquelles tout le monde devait religieusement
se plier : tu payais pas tes échéances de ton crédit auto ? On te prenait la
bagnole sans discuter, t’as merdé ? C’est pour ta pomme
Cette fois, c’est pour une grande partie, la faute des banquiers et ils ne
veulent pas payer les conséquences... conséquences qu’ils on fait payer à leur
clients pendant des années.
Actuellement ils sauvent les meubles, comme cela même si tout brule par leur
faute, ils n’auront pas tout perdu. Et le pire c’est qu’on les laisse faire
L’endettement maximal légal est une relique de la première guerre mondiale, il n’est pas fixé scienfitiquement, il s’agit d’une décision politique discutée et votée par le législatif américain à chaque fois que le plafond est atteint
Les républicains n’ont cessé de faire des batailles législatives absurdes mais
à haute valeur symbolique contre Obama ces dernières années. Les dirigeants
du parti républicains qui menaient le bal, savaient pertinemment qu’il fallait
relever la limite de la dette, ils ont tout de même rejoué le jeu du bras
de fer pour obtenir des concessions de la part du pouvoir en place.
Cependant cette fois ci, à cause du poids du Tea Party pour lequel les dépenses
de l’état sont leur principal cheval de bataille, le bluff à fait mouche : une
majorité de républicains voteront contre le relèvement du plafond. Le Tea Party et beaucoup de
républicains sontsincèrement persuadés que ne pas relever la limite
de la dette du pays ne changera pas grand chose à leur économie (quoique
certains membres ont carrément dit qu’ils voteraient non même si cela
découle sur une crise)Le vote risque tout simplement de ne pas passer
faute de voix Les multiples tentatives de Boehner pour accorder son propre parti autour d’un
deal qui sauverait la face en votant pour ont toutes échouées lamentablement ; Les
maîtres du jeu républicains ne savent plus sur quel pied danser à quelques
jours de l’échéance, supplier de voter pour le relèvement sans perdre la face ?
C’est quand même coquasse, les fous de dieu du Tea Party qui sur une
incompréhension sur la stratégie du management républicain (et de la
signification même du plafond de la dette, manque total de culture économique,
peur d’un complot de l’état, on peut le dire), vont peut-être mettre un terme à la course à la course
folle du crédit américain (et qui sait, peut-être carrément au paradigme de
la gouvernance par la dette partout ailleurs) Et tout cela sur le détail
administratif routinier de la relève du plafond de la dette !
On l’a vu après toutes les pics de bonne volontés de l’histoire, comme Mai 68 au hasard : l’Homme, le système ou les deux ne fonctionnent pas de cette manière.
Si l’on définit l’idéalisme par une image abstraite de paix et de bonheur, il est désormais évident que lors de la construction de cet idéal, des oppositions d’idées vont naître, et l’idéal de l’un va progressivement devenir la contrainte de l’autre.
Merci en tout cas de rappeler qu’il y a beaucoup de choses qui nous rapprochent au delà des choses qui nous séparent en ces temps troublés, c’est très certainement l’angle d’attaque à suivre.