• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 318 4475 17287
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 1037 1037 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 11 janvier 2017 22:04

    A Izarn.
    Bonsoir et merci pour votre contribution.
    L’analyse est juste.
    L’excellente analyse de J.Sapir, montre en effet que Trump rejoint Poutine sur l’économie. C’est à dire qu’en fait les sanctions ont forcé la Russie à ne plus dépendre des importations, pour créer sa propre richesse sur place. La vie est plus chère, mais le potentiel de développement semble beaucoup plus élevè et durable sur le long terme.
    Effectivement.
     cf. ci-après : http://russeurope.hypotheses.org/5583
    Un chien dans un jeu de quilles ? Pas du tout,dites-vous, il joue plutôt au bowling.
    J’ajouterais qu’il semble particulièrement affectionner les...strikes !

    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 11 janvier 2017 21:50

    @Renaud Bouchard
    Corrections : "Bonsoir et merci pour cette analyse et ces rappels intéressants de faits et de manquements auxquels il convient de donner la plus large diffusion possible."



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 11 janvier 2017 21:48

    @eau-du-robinet
    Merci pour vos contributions relatives à l’étude des classes moyennes en France.

    Le jour où ceux qui les composent comprendront qu’ils vont « dérouiller » d’une manière telle qu’ils risquent d’être littéralement financièrement et sociologiquement mis à genoux, alors peut-être comprendront-ils l’importance de choisir tout autre chose que les productions programmatiques qui promettent un avenir radieux et le rasage gratis.

    Ci-après, pour les Lecteurs qui seraient intéressés par les études de France Stratégie sur la question (à lire) :

    http://www.strategie.gouv.fr/search/site/classes%20moyennes
    Bien à vous,
    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 11 janvier 2017 21:38

    @eau-du-robinet
    Bonsoir et merci pour cette analyse et ces rappels intéressants de faits et d manquements auquels il convient de donner la plus large diffusion possible.

    Ce contrôle -cette censure- n’auront qu’un temps dont il faut saluer l’avènement avec la sortie de route conjointe de tous ces media qui n’ont rien vu venir, qu’il s’agisse du Brexit, de l’élection de Trump, ou qui n’ont pas voulu voir la réalité des faits. Cette actualité leur saute au visage comme la défaite de l’EI en Syrie sous les coups de l’aviation Russe, comme les attentats terroristes, comme l’effondrement de la zone Euro, comme les changements dits « populistes » (ce vocable usité pour désigner ce nouveau paradigme politique qui existe bel et bien, qu’on le veuille ou non). Tout ce petit personnel sans consistance qui compose la camarilla des Nouveaux Chiens de Garde (clin d’œil à Paul Nizan) a vocation à crever lorsque la gamelle qui récompense leur servilité leur sera retirée.
    Ces gens ne connaissent rien, ne savent rien, n’ont rien vu et ne verront même pas venir leu disparition de ce paysage d’informations dont ils croient être les œuvres vives.
    http://www.dailymotion.com/video/xpj5bo_les-nouveaux-chiens-de-garde-les-10-premieres-minutes_shortfilms
    Bien à vous,
    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 11 janvier 2017 19:47

    @zygzornifle
    Le « bouclier de Bruxelles » n’est qu’une simple appellation derrière laquelle il y a des gens comme vous et moi (enfin, pas tout à fait, car certains sont d’un cynisme appuyé). Il n’empêche que pour avoir déjà croisé le fer avec certains d’entre-eux à l’occasion d’échanges de vues assez musclés, ils sentent bien que la situation n’est plus aussi solide qu’ils aimeraient le croire et commencent à réaliser que le navire européen a les cales remplies d’eau.Tel est le cas d’Otmar Issing, ancien chef économiste qui a de sérieuses raisons de s’inquiéter http://reinformation.tv/otmar-issing-fondateurs-euro-erreur-historique-noel-60946-2/.

    La BCE, dit-il, achète désormais des emprunts d’entreprises qui sont presque du papier à hauts risques, et ces réductions de dettes peuvent quasiment s’assimiler à une baisse de la note de crédit. La Banque centrale européenne « est sur une pente glissante » et, du point de vue de M.  Issing, a compromis l’avenir de la monnaie unique en refinançant les Etats en faillite, en violation flagrante des traités européens : « Le Pacte de croissance et de stabilité a plus ou moins échoué. La discipline de marché a disparu avec les interventions de la BCE. Il n’existe pas de mécanisme de contrôle fiscal pour les marchés et les gouvernements. Autant d’éléments qui préparent l’effondrement de l’union monétaire. » « La clause de non-sauvetage est violée chaque jour », ajoute-t-il, qualifiant le feu vert donné par la Cour européenne de justice aux mesures de refinancement de « borné » et d’« idéologique ».

    « La BCE a franchi le Rubicon » et se retrouve dans une position intenable, tentant en vain de concilier ses rôles contradictoires de régulateur bancaire, de soutien de la Troïka dans ses missions de sauvetage et d’agent de la politique monétaire. Son intégrité financière est de plus en plus menacée. La BCE détient d’ores et déjà plus de mille milliards d’euros en obligations achetées contre des taux d’intérêt « artificiellement bas » voire négatifs, entraînant d’énormes moins-values quand les taux d’intérêts repartiront à la hausse. « Une sortie de la politique d’assouplissement quantitatif devient de plus en plus difficile, ses conséquences devenant potentiellement de plus en plus désastreuses », prévient-il.

    Les fondateurs de l’euro ne voulaient-ils pas du fédéralisme ?

    Issing met solennellement en garde : « La réduction volontaire de la qualité des collatéraux éligibles au rachat est un problème crucial. La BCE achète à ce jour des obligations d’entreprises qui sont proches du niveau de crédibilité des obligations pourries, et ce prétendu assainissement peut difficilement supporter une baisse d’un cran de la note de crédit. Le risque que font peser de telles actions d’une banque centrale sur sa réputation aurait été impensable par le passé. »

    Les dirigeants des Etats lourdement endettés ont menti à leurs électeurs en leur administrant des tranquillisants, affirmant qu’une sorte d’union fiscale ou de mutualisation de la dette allait enfin bientôt intervenir. Or il est exclu que survienne une union politique ou que soit créé un ministère européen des Finances, ce qui exigerait de toutes façons un changement fondamental de la constitution allemande – une éventualité impensable dans l’environnement politique actuel. Le projet européen doit donc soit se poursuivre sous la forme d’une union d’Etats souverains, ou disparaître.

    Il fallait certes fournir aux Grecs une aide généreuse, mais seulement après qu’ils seraient revenus à un taux de change crédible, c’est-à-dire après avoir restauré leur drachme. Le professeur Issing a chiffré le premier plan de sauvetage de la Grèce en 2010 comme l’équivalent d’un renflouement des banques allemandes et françaises, insistant sur le fait qu’il eût été bien plus judicieux d’exclure la Grèce de la zone euro, ce qui aurait constitué une leçon salutaire pour tous les autres.

    La fuite en avant du fédéralisme de Delors : erreur historique… ou plutôt idéologique

    Ces critiques vont ulcérer tous ceux qui, à la BCE ou au FMI, ont hérité de cette situation inttenable et vont devoir gérer un avenir instable et inquiétant. La crainte principale est celle d’une réaction en chaîne impliquant l’Espagne et l’Italie, détonateur d’un effondrement financier. Ce cas de figure s’est présenté deux fois et est demeuré un risque évident jusqu’à ce que Berlin change de pied et accepte de laisser la BCE consolider les marchés obligataires italien et espagnol en 2012. Nombreux furent ceux qui prétendirent que cette crise devenait menaçante parce que précisément la BCE refusait de se poser en ultime recours. Le professeur Issing et d’autres représentants de la Bundesbank étaient les principaux avocats de ce refus.

    Jacques Delors, père fondateur politique de l’euro, dans sa candide déclaration post-mortem publiée le mois dernier, reconnaissait l’échec de l’union monétaire européenne, mais contestait véhémentement les positions d’Issing sur l’origine du problème. La fondation Delors plaide pour un gouvernement économique supranational avec une mutualisation de la dette et un trésor commun. Elle prône une politique publique expansionniste pour casser un « cercle vicieux » et éviter une deuxième « décennie perdue ». « C’est essentiel et urgent : bientôt, l’Europe sera touchée par une nouvelle crise économique. Nous ne savons pas si elle surviendra dans six semaines, six mois ou six ans. Mais sous sa forme actuelle, il est probable que l’euro n’y survivra pas », assure Delors dans ce texte.

    Otmar Issing n’est pas un nationaliste allemand. Il reste ouvert à l’idée de véritable Etats-Unis d’Europe construits sur un modèle original. Mais il a mis en garde à maintes reprises contre la tentation de forcer le rythme de l’intégration ou de réaliser un fédéralisme à l’insu des peuples. Un tel système entamerait la souveraineté budgétaire des Etats membres et violerait le principe liant l’impôt au vote d’une représentation populaire. Il dénonce le récent projet européen « d’entité fiscale », redoutant qu’il engendre un pouvoir totalitaire dévoyé, aux compétences sans limites touchant à des sujets sensibles de la vie nationale, sans contrôle démocratique.

    L’euro sans l’uniformité politique vouée à l’échec

    Or « la convergence n’a pas accéléré après 1999, bien au contraire. A partir de ce moment-là, plusieurs pays ont même commencé à suivre des politiques allant dans la mauvaise direction », explique Issing. Une série d’Etats ont laissé filer les salaires, négligeant les mises en garde selon lesquelles ce type de laisser-aller aurait des conséquences fatales dans le cadre d’une union monétaire. « Au long des huit premières années, les coûts unitaires du travail au Portugal ont bondi de 30 % par rapport à l’Allemagne. Jadis, l’escudo aurait été dévalué de 30 % et les choses seraient plus ou moins revenues à leur état antérieur », explique-t-il. « Un assez grand nombre de pays, parmi lesquels l’Irlande, l’Italie et la Grèce, se sont comportés comme s’ils pouvaient encore dévaluer leur monnaie », poursuit-il. Le point capital est qu’une fois qu’un Etat fortement endetté a perdu 30 % de sa compétitivité dans un système de changes fixes, il est à peu près impossible de récupérer le terrain perdu dans le monde quasiment déflationniste qui est le nôtre aujourd’hui.

    C’est devenu un piège. L’ensemble de la zone euro est caractérisée aujourd’hui par une tendance à la contraction économique. La déflation s’autoalimente. Les théories germaniques et puristes d’Otmar Issing, seules, n’apportent pas de réponse convaincante à ce défi.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv