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Robin Guilloux

Robin Guilloux

Je suis professeur de Lettres.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/10/2011
  • Modérateur depuis le 17/09/2012
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Derniers commentaires



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 23 février 2020 11:39

    @Bernard Mitjavile

    Je ne suis pas plus d’accord que vous avec cette espèce d’indulgence dont bénéficient les écrivains dans ce pays (ce fait a été souligné en temps utile par Denise Bombardier).
    Le fait est que GM a échappé à des poursuites qu’auraient déclenché le même comportement venant, mettons, d’un plombier, d’un garagiste ou d’un professeur. 
    C’est en discutant ici avec les uns et les autres que j’ai approfondi ma réflexion au sujet du lien entre ce que GM a écrit (ce qu’on appelle le style) et ce qu’il a fait.
    Je trouverais, comme vous, son comportement « dégueulasse », quoi qu’il ait écrit, mais il y a un lien chez lui entre ce qu’il a écrit et ce qu’il a fait et il s’agit de comprendre ce lien autrement qu’en répétant qu’il est « répétitif » (après tout, Shakespeare, Flaubert, Dostoïevsky... disent toujours la même chose)



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 23 février 2020 06:56

    @soi même

    Je suis d’accord.



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 23 février 2020 06:55

    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

    Oui, le problème se pose différemment en philosophie et en littérature. Quand on enseigne la philo, on n’a pas trop à s’occuper de la forme, parce qu’en règle général, à part des gens comme Bergson que l’on a rapproché de Proust, les philosophe écrivent assez mal car ils ne visent que le concept (les idées).
    Mais il n’en va pas de même en littérature où le fond et la forme sont inséparables. Il faut éclairer ce qui est dit et « en même temps » la manière dont c’est dit, autrement dit l’enveloppe et le contenu sont inséparables et pour ainsi dire consubstantiels. Peut-être parce que la littérature tend vers la poésie et que la poésie tend vers la musique, c’est-à-dire l’indicible.
    Jankélévitch qui avait été l’élève de Bergson et qui, bien que philosophe, écrivait plutôt bien, parle du « je ne sais quoi » et du « presque rien ».
    Maintenant, pour en revenir à Matzneff, il y aurait des choses à dire sur la relation entre le fond et la forme chez cet écrivain que Roland Barthes aurait plutôt nommé un « écrivant ».
    Il m’est arrivé quand j’enseignais en L.P. de travailler avec des élèves de CAP (essentiellement des filles) sur des bouquins de la collection Harlequin.
    Je crois que je n’ai jamais autant ri de ma vie qu’avec elles et au sujet de ces livres. Parce qu’on peut montrer aussi que la littérature peut délivrer des clichés et s’en délivrer par le rire (refuser la marchandise).
    Si le fond et la forme sont inséparables en littérature, le côté fabriqué, superficiel, poussif et faisandé devrait se vérifier dans la forme et je pense que c’est le cas chez Matzneff.
    Donc le rôle d’un prof de Lettres qui voudrait étudier Matzneff (j’en parle en ce moment à propos du mythe de don Juan), serait de s’attacher à montrer que la prose de Matzneff ressemble à ces dragées empoisonnées que le marquis de Sade donnait aux prostituées qu’il rencontrait dans la rue. Le rôle d’un prof de Lettres serait d’en faire l’analyse chimique.



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 22 février 2020 18:31

    @Yann Esteveny

    Merci pour le lien. J’ai regardé la vidéo et je trouve que cette femme a trouvé les mots justes.
    Elle avait parfaitement compris, pas hier, mais il y a 20 ans !... le « système Matzneff » et elle était une des rares personnes dont il avait peur.
    Mais c’est le livre de Vanessa Springora qui a mis le feu aux poudres. Sans lui Matzneff aurait coulé des jours heureux jusqu’à sa mort, ponctués de gueuletons avec les représentants de « l’élite » et de séjours sur la Riviera italienne. 
    Jusqu’à présent, nous n’avions que son point de vue à lui et pas celui d’une de ses victimes.



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 22 février 2020 14:26
    • Errata : « l’un des pères des gosses »
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