Accablant... Toute la « gauche » européiste se réjouit, la droite se frotte les mains, et le « tic-tac » de la bombe à retardement nous assourdit. Dans quatre ans, quand le petit foireux de l’Elysée aura fini de sévir, retour de Sarkozy presque garanti. Pas de candidats PS au second tour, et 60 députés aux législatives qui suivront. Ensuite, qui devra attendre vingt ans une alternance ?
Soyons précis, je me fous royalement du devenir des solfériniens. Mais quand ils auront détruit la gauche - comme Schröder en Allemagne - qui reprendra le flambeau ? Le FDG ? J’en doute, ne serait-ce qu’à cause de la tendance naturelle à déconner du PCF, une de ses composantes principales. Aujourd’hui, la messe est dite, puisque M. Foireux vient de lâcher sa secrète vérité sur la droite, la gauche et la menace que « l’intérêt national » fait peser sur l’Europe. J’ai d’ailleurs eu le sentiment que Mélenchon lui-même n’en croyait pas ses oreilles. Mais bon, ici, nous sommes beaucoup à être d’accord sur tout ça, et parfois, on a le sentiment que pisser dans un violon serait plus efficace.
Merci pour cet article. A l’évidence, quel que soit le chiffre - 100 000 ne devrait pas être loin de la réalité - il y a eu beaucoup plus de monde que prévu par les médias, le PS, l’UMP et consorts. Il suffit pour cela de voir leurs réactions désordonnées, hier, lundi. Un feu d’artifice de débats « mironton-mirontaine » destinés à servir de cache-misère.
Sur le même sujet, mais dans un autre ordre d’idées, je signale un article incontournable de J. Juillard, dans Marianne. Monsieur se lamente sur le « Hollande Bashing » et l’incorrection des gens qui osent s’insurger parce qu’un petit foireux d’ancien Premier secrétaire du PS s’est fait élire sur un des plus gros mensonges politiques de ces cinquante dernière années. Et le plus beau, c’est que ces ahuris s’en vantent. Citation de mémoire du sieur Valini, solférinien d’élite très content de lui, lundi soir sur A2, dans une des décharges à ordures que Calvi ose appeller des émissions : « Qui aurait cru que les socialistes s’attaqueraient au coût du travail ? » J’en suis resté sur le cul.
Justement, mon gars, personne ne l’aurait cru - enfin, en tout cas, pas les gens qui ont voté pour vous !
On commence par croire qu’on est le seul à comprendre la démocratie, et on finit par traiter les autres de chiens. Et ce n’est certainement pas l’humour à deux sous qui sauve l’exercice. Au fait, puisque vous aimez ça, en voilà : un article affligeant qui démontre qu’on peut être bardé de diplôme et con comme... un balai.