Superbe article doté de la précision dévastatrice d’un missile chirurgical. Hélas, rien n’y fera. Après avoir rejeté la loi d’amnistie pour les syndicalistes, Hollande et ses bras cassés viennent de faire risette aux pigeons et au patronnat. Et Ayrault « recadre » le PS au sujet de Mme Merkel, dirigeante d’un des pires partis conservateurs d’Europe. Je croyais avoir vu beaucoup de choses, mais là... Seule bonne nouvelle de la journée (et encore...) : si on refaisait l’élection, il paraît qu’Hollande serait éliminé au premier tour.
Infatigable, le sieur Moreigne ! Une simple question, camarade solférinien : en quoi serait-il illogique que le PS, s’il était un parti de gauche - et ça implique, au cas ou vous l’auriez oublié, une certaine vision de l’économie, de la société et de la politique - s’oppose radicalement à la philosophie et au programme de la CDU actuellement dirigée par la sinistre dame Merkel ? Et au nom de quoi osez-vous parler « d’antigermanisme de bistrot » à propos de M. Bartolone ? (Dont je ne suis pas précisément un fan, je me hâte de le mentionner pour couper court à tout accès d’indignation moreigniste.) A toutes fins utiles, souvenez-vous que le dernier homme politique qui en a traité un autre de « clown » n’a pas l’air très malin aujourd’hui.
Du pur Moreigne, cet article. Mélenchon commence par gueuler seul dans le désert, et presque tout le monde applaudit quand ce fumier de Cahuzac (navré pour les oreilles chastes, il n’y a pas d’autres mots) le traite de clown. Quelques mois plus tard, le doute atteint jusqu’au PS, et il est exprimé dans un texte qui reprend un grand nombre des critiques de Mélenchon. Selon la logique de notre Solférinien agoravoxé, c’est un échec cuisant pour Mélenchon. Cherchez l’erreur.
Petite précision : je ne suis pas Mélenchôlatre (même si je respecte cet homme) et je trouve le programme du FDG, en l’état, absolument calamiteux, parce qu’il transforme le matraquage fiscal en vitrification fiscale et ne se préoccupe pas de la source de tous les problèmes : la propriété privée des moyens de production, de gestion et de distribution des richesses. Mais la profonde bêtise des défenseurs de Hollande - un médiocre sous-préfet dépassé par sa fonction de président - ne manque jamais de me navrer.